Monsieur Hollande, quel gouvernement ! (poème)

Vous vous êtes décrété président des bisous
Sous vos airs débonnaires de chamallow fondant.
Doit-on vous comparer au bon gros bonbon mou
Ou bien plutôt au roudoudou qui nique les dents
Et coupe les lèvres, à l’image de vos agents
Chargés de réprimer une manif bon enfant… ?
Vous vous êtes proclamé en président normal
Censé calmer et apaiser une France à mal
Mais dix mois ont suffi de votre gouvernance
Pour jeter dans la rue des familles de France.
Vous vous êtes instauré chef de démocratie
Mais tous les jours, nous plions sous la tyrannie.
Monsieur Hollande, vous n’êtes pas mon président
Vous êtes au plus, au mieux, chef d’un gouvernement.
Et quel gouvernement ! Des repris de justice,
Des mis en examen, des fraudeurs patentés,
Des menteurs avérés pour des comptes factices,
Et des ministres aux multiples nationalités.
Parce qu’en plus de tricher, de voler, de mentir
La loyauté n’est pas le fort de tous vos sbires.
Je ne vous ferai pas l’affront de les nommer
Celles et ceux qui pourraient, par ailleurs, subsister…
Tout comme je tairai ceux qui font de l’entrisme
Sous la pression du mouvement gay lesbianisme.
Je cacherai l’attrait que certains socialistes
Portent à une religion quelque peu intégriste.
Quant à une rumeur qui place les francs-maçons
Au cœur du changement de civilisation
J’en ferai donc silence, de peur de vous fâcher
Puisque vous préférez mensonges aux vérités.
Je resterai mutique quant à vos décisions,
Votre entêtement qui confine à l’obstination,
Votre mépris à l’égard d’une population,
Sans parler des bévues de tous vos histrions.
A votre image, ils sont, mous et incompétents,
Haineux, hargneux, mais ridicules, le plus souvent.
Et ces ministricules sont vos représentants…
Je ris, me gausse, vous n’êtes pas mon président.
Zéro, premier sinistre, pris pour favoritisme
République exemplaire, il y a comme un schisme.
Flamenco qui se prend pour le chef des valseuses
Et nous joue, à tout va, la java des gazeuses.
Une indépendantiste qui veut faire sa loi
Mais minore l’esclavage des peuples de là-bas.
Une pastèque qui situe dans le sud hémisphère
Le Japon ! C’est à cause du tremblement de terre ?
Et celle qui, obligée de passer ses vacances
A deux heures de Paris, se dore en Ile de France…
Certes mais dans l’île Maurice de l’océan indien !
Et ce n’est qu’un échantillon de ces crétins.
Cerise sur le gâteau que je ne peux pas taire :
Du sang contaminé aux affaires étrangères
Responsable pas coupable selon les critères
D’une justice qu’on pourrait qualifier d’exemplaire,
Si ce n’est qu’il y a dans la magistrature
Un certain syndicat, à deux poids deux mesures,
Qui affiche, nonobstant son devoir, sur un mur
Des « cons », qui à leurs yeux ne sont que des ordures.
Et ça se veut icône de l’impartialité ?
On aurait pu en rire de cette « espièglerie »
Si deux pères de victimes violées, assassinées
N’avaient figuré sur ce mur d’ignominie,
Si une chasse aux sorcières n’avait été menée
Contre le courageux qui a osé filmer
Ce mur, au mépris de toute déontologie,
Journalistique s’entend. Car dès lors qu’il s’agit
D’écoutes privées relayées par un majordome,
On ne s’indigne pas des sources et de la forme.
Mais que ce syndicat se trouve pour soutiens
Le front de gauche, la CGT, la SNJ,
Même Mélenchon, sans qu’on s’offusque de ces liens,
Ça en dit long sur cet état de gabegie.
Car depuis près d’un an, à ce jour au pouvoir,
Vous avez fédéré autour de vous l’espoir,
Cooptation et copinage et entre soi,
Discrimination positive qui fait donc loi,
Mais il est vrai qu’en ces temps de disette d’emploi,
La car(s)te « socialiste » vous donne tous les droits.
Quant à la dame à vos côtés, sur la photo,
Peut-on savoir et son statut et sa fonction ?
Parce qu’il se trouve qu’on se pose pas mal de questions
Concubine ? Et votre déclaration d’impôt
Serait-ce qu’on appelle « abus de biens sociaux »,
« Détournement de fonds », « faux et usage de faux » ?
Ou bien colocataire pour laquelle nous payons
Un bureau, des adjoints, tout cela en quel nom ?
Je ne suis pas juriste, hors de mes compétences
Mais je m’étonne que cette dame puisse en substance
Profiter des ors du palais et indûment
Alors que le budget de l’armée, notamment
Subit des coupes franches et pour le moins sévères.
Auriez-vous une explication à ce « mystère » ?
Ce n’est plus une casserole, c’est toute la batterie
Que vous traînez aux fesses, depuis votre élection,
Toute la magnificence de cette socialie,
Où vous êtes, dans cette immonde farce, le dindon !
Monsieur Hollande, vous n’êtes pas mon président
Mais je vous reconnais un mérite, cependant :
Avoir levé des foules contre vos décisions,
Avoir su rassembler une population
Peu prompte, pourtant, à réagir, à résister
Et contre vos projets, vous avez fédéré.
Je vous tire mon chapeau, tiens à vous remercier
Pour avoir contre vous, la vraie France, rassemblée.

Oréliane

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