Si on les laisse faire,on aura plus que le droit de respirer avant que les verts nous taxent

Extrait d'un article du blog de Gérard Brazon.

La liberté est la propriété privée de chacun d’entre nous...

On s’en raconte des histoires ! Qu’on aurait inventé les droits de l’homme ! Qu’on serait la patrie de la liberté ! Que plus contestataires que nous, y a pas ! En fait, il faut regarder la vérité droit dans les yeux : c’est pas vrai ! La liberté en France, on en a peur.

Par Christian Vanneste

On lui préfère l’égalité : tous les mêmes droits en plus des quelques privilèges qu’on appelle « droits acquis » pour ne pas déplaire. Alors, pour assurer cette égalité où certains sont plus égaux que les autres, il faut éviter de tout déballer : les fromages, les combines, le pantouflage pénard. C’est une question de vocabulaire. Vous dites « service public » et vous pouvez caser des tas d’intérêts privés. Vous dites« intérêt général » et vous créez votre association pour avoir les subventions de vos amis qui sont élus à la ville ou au département. Vous dites« républicain » et au nom du « bien commun », vous pouvez exclure vos adversaires du débat démocratique. Vous dites « citoyen » pour soutenir ceux qui ne sont pas plus citoyens que les autres, et ne le sont parfois pas du tout, mais sont du bon côté, le vôtre. L’égalité est un bon slogan pour tuer la liberté en maintenant les privilèges. Le tout est d’avoir le bon mot au bon moment.

La liberté du travail ? Celle du renard dans le poulailler, du patron odieux imposant n’importe quelle condition au chômeur ? Non, la liberté de celui qui veut travailler plus pour gagner plus, qui veut travailler la nuit ou le dimanche parce qu’il en a la force, et qui est prêt à le faire, soit parce qu’il n’a pas de famille, soit parce qu’il veut faire plaisir à celle qu’il a ou payer ses études sans que ça coûte à ses parents.

Alors, bien sûr qu’il faut des limites ! Il faut protéger la vie familiale que, par ailleurs, on fait tout pour détruire, et ne pas faire n’importe quoi pour faire plaisir au député du coin ! Mais il faut laisser aux gens qui ont envie de travailler la liberté de le faire. La Révolution a supprimé les corporations, mais on a les syndicats, plus décidés, pour certains, à accrocher le scalp d’une entreprise à leur ceinture qu’à défendre les droits des travailleurs. Il y a même eu des cas où les droits ont tellement gagné la bataille que tous les travailleurs ont disparu. Allez savoir pourquoi nos ports, si bien situés, se portent tous moins bien que ceux de l’autre côté de la frontière…

La France est un curieux pays où des gens ont assez de pouvoir pour imposer leur conception de la liberté aux autres. À force d’être des« malgré-eux » de la liberté, il est normal que les Français aient peur d’une chose qu’ils pratiquent peu, et qui a souvent l’air d’une contrainte. Il y eut, sous feu Mitterrand, un ministère du Temps libre, confié avec humour à un enseignant. La véritable liberté n’a pas besoin de ministère. Elle est la propriété privée de chacun d’entre nous !

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