On nous enlève le droit de parole?

La France interdit les questions sur l’islam

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Michel Garroté, réd en chef –- En France, le régime socialiste interdit à quiconque de se demander si l’islam est soluble dans la République. En effet, mercredi 17 juillet, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a publié un communiqué suite à la diffusion de l’émission télévisée « Hondelatte Dimanche » sur le thème « L’islam est-il soluble dans la République ? » (cf. source en bas de page).

Dans son communiqué, le Conseil supérieur de l’audiovisuel allègue : « la chaîne a manqué aux obligations déontologiques mentionnées dans sa convention, d’une part à l’article 3-1-1 qui prévoit que le service contribue à la cohésion sociale, d’autre part à l’article 2-3-2 relatif à la promotion des valeurs d’intégration et de lutte contre les discriminations ».

Le problème, c’est que les articles 3-1-1 et 2-3-2 de la convention du Conseil supérieur de l’audiovisuel sont utilisés ici pour interdire le droit de poser simplement une question relative à l’islam dans la Cinquième République au troisième millénaire.

Si l’on veut vraiment appliquer de façon aussi stricte les articles 3-1-1 et 2-3-2, alors, il faudrait également interdire les propos christianophobes et israélophobes dans toutes les émissions de l’ensemble de l’audiovisuel français.

Or, force est de constater que les articles 3-1-1 et 2-3-2 ne sont absolument pas utilisés contre la christianophobie et contre l’israélophobie, pourtant très répandues dans l’audiovisuel. Il y a donc deux poids et deux mesures : l’on peut alléguer tout et n’importe quoi contre le christianisme et contre Israël ; mais il est interdit de poser, ne serait-ce qu’une simple question, sur l’islam.

Par conséquent, l’application à géométrie variable des articles 3-1-1 et 2-3-2 de la convention du Conseil supérieur de l’audiovisuel constitue une atteinte grave à la liberté d’opinion et d’expression. Les associations françaises, juives et chrétiennes, devraient dénoncer publiquement le Conseil supérieur de l’audiovisuel (au moins pour le principe) et devraient faire recours auprès des instances ad hoc de la Communauté européenne, notamment la CEDH (même si ce recours a peu de chance d’aboutir).

Le feront-elles ?

J’en doute.

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© Michel Garroté www.dreuz.info

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