Esteban, Samuel, Nicolas incarcérés : quand Satan règne sur la « justice »

A Creil, durant la Fête de la Musique (le Veau d’Or de Jack Lang propice, et c’est étudié pour, au déchaînement des violences) un policier a été passé à tabac, frappé jusqu’au traumatisme crânien comme il se doit dans la France Orange Mécanique. Deux individus ont été interpelés, laissés en liberté, et leur procès aura lieu en juillet ; gageons que les peines seront dérisoires… Vous avez bien lu : laissés en liberté. Et des nouvelles de ce genre, il nous en tombe pratiquement une par jour, sur la liste de diffusion de Riposte Laïque.

Pendant que ces barbares jouissent de la surprotection accordée par un État libéral-libertaire liberticide, pendant que la grande orgie d’inversion des valeurs bat son plein, d’autres policiers interpellent des innocents, éventuellement les tabassent, et cela, aussi, dans la plus grande impunité. Le problème n’est pas d’être gendarme ou voleur, d’être flic ou voyou, le question est de contribuer au mal ou de contribuer au bien. Construire ou détruire. Incarner le verbe ou s’abstraire de toute valeur. Si tu fais le pire, tu ne risques rien : la grande dictature socialo-satanique te protège. Si tu fais le meilleur : tu connaîtra l’enfer terrestre (à Fleury-Mérogis éventuellement, comme le jeune Nicolas).

Esteban croupit en prison. Son crime ? S’être défendu lors d’une agression perpétrée par « saint Méric », comme l’appellent ironiquement les camarades catholiques ; « saint Méric », cette figure angélique de Satan, qui sait si bien jouer des apparences. Samuel croupit en prison. Son crime ? Être le camarade d’Esteban, et avoir été présent sur les lieux de l’agression. Nicolas croupit en prison. Son crime ? Avoir manifesté contre le « mariage pour tous », et contre la grande prêtresse de la secte judiciaire, et contre sa « loi ». Esteban et Samuel : la justice envoie un message de soutien chaleureux à leurs agresseurs, à toutes les meutes de barbares. Nicolas : elle interdit jusqu’à l’idée même d’une remise en question de l’ordre luciférien des choses. La justice proscrit le Vrai, le Bien, et même le Beau. Qu’y a-t-il de beau dans le spectacle répugnant de tous ces barbares surprotégés, de tous ces justes qu’on enferme ou qu’on brise ?

« Saint » Méric, angélique martyr du camp du « bien »

Il est des époques où le Mal se révèle avec une évidence à peine croyable, encore que cette apocalypse ne soit perçue malgré tout que par des « minorités excellentes », le contraire de l’homme-masse, si l’on suit Ortega y Gasset.

Dans Apocalypse 12 10, Satan est présenté comme l’accusateur, celui qui poursuit de sa haine (judiciaire si l’on veut) ceux qui sont les frères du Christ (les justes).

Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

Ce beau verset décrit parfaitement bien l’inversion des valeurs. Ce sont les justes qui apparaissent encore aujourd’hui comme le diable : les accusateurs, et tout particulièrement ceux de l’institution judiciaire, si terrestre, si profane et si démoniaque, eux sont dans le camp du « bien ». Juges contre justes. Bref : Satan, l’accusateur, règne sur la justice.

Le nouveau costume de la magistrature dans le camp du « bien »…

Jacques Philarcheïn

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