Drame de Brétigny : la caste politico-médiatique tente de minimiser les exactions des racailles pillant des cadavres

Suite au dramatique déraillement d’un train en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), très rapidement la presse mainstream se faisait l’écho d’informations alarmantes sur les réactions de « jeunes » : téléphones portables volés aux gens du Samu, caillassage des secouristes, tentative de forcer le périmètre de sécurité établi par les forces de l’ordre.

Mais il y a plus grave encore. Dans la soirée, Europe 1 nous livrait un témoignage direct et non anonyme, celui de Nathalie Michel, du syndicat de police Alliance pour l’Essonne : « A 17 heures 30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres », s’insurge la syndicaliste. Les policiers décident alors de les chasser, mais les jeunes n’entendent pas se laisser faire. Ils ripostent aux forces de l’ordre en leur jetant des pierres, ainsi qu’aux pompiers en cours d’intervention. Pour s’en débarrasser, les secours sont contraints de demander des renforts.« C’est inqualifiable, monstrueux », ajoute encore Nathalie Michel, écœurée.

http://www.youtube.com/watch?v=sT3PUl3zjO4

Information confirmée par Le Monde : « Tout de suite après l’accident, selon des témoins, une trentaine de jeunes venus des environs ont tenté de voler des effets des victimes, sacs, portables ou autres »

Dès lors, la machine politico-médiatique se met en branle pour étouffer l’affaire. Dans ses infos du samedi matin, plus de trace sur Europe 1 sur le témoignage de la syndicaliste policière. Et dès hier soir, un journaliste de BFMTV minimise les fait dans un incroyable pathos : « incidents mineurs », « quelques jeunes auraient récupéré des objets [sic !] à l’intérieur du train ». Il reconnaît tout de même qu’il y a eu vol d’objets et de bagages…

http://rutube.ru/video/1a65a14ae51a64fb6e6c073fdb84d0ba/

Naturellement, silence radio du ministre de l’Intérieur sur cette monstrueuse affaire. Quant au ministre des Transports Frédéric Cuvellier, il indique ce matin qu’il n’a pas eu connaissance « de victimes dépouillées ». Curieux bottage en touche : il ne nie pas les pillages, il dit seulement qu’il n’en a pas entendu parler.

Frédéric Cuvellier contredit ainsi le témoignage de la policière syndicaliste, mais aussi celui du député PS Jérôme Guedj qui a « twitté » : « enfin, de sombres crétins inhumains ont manifestement profité de la cohue pour voler téléphone(s) portable(s) et des bagages ».

L’affaire est donc entendue : même s’il y a pillage des cadavres et des blessés, il ne faut surtout pas le dire sous le régime de la Hollandie. Mais nous sommes habités à ses mensonges d’Etat depuis le montage de l’affaire « Carpentras-bis » concernant le décès de Clément Méric…

Il ne faut surtout pas dénoncer l’ensauvagement de hyènes innommables, puisqu’elles constituent un réservoir électoral pour le Parti socialiste et que dénoncer ces charognards pourrait porter préjudice au pouvoir exécutif impuissant devant la canaille.

La police continuera-t-elle à se faire complice de ce rôle d’outil de répression de la liberté d’expression et de la manifestation de la vérité ? Il est à espérer que non, puisque même des commissaires de polices’insurgent aujourd’hui contre le rôle de « police politique » (sic !) et de« police d’opinion » (re-sic !) que tente de leur faire jouer le ministre de l’Intérieur.

Roger Heurtebise

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