Marine Le Pen et la justice française vues de Suisse

Marine Le Pen fait de l’ombre, elle progresse dans les sondages et dans les votes, alors la réaction unanime de l’UMPS, c’est : ôte-toi de mon soleil. Pour cela, on a trouvé un truc imparable, une attaque en justice, qu’il fallait naturellement faire précéder de la levée de son immunité parlementaire à Strasbourg. Vite fait sur le gaz ! Sauf que le chef d’accusation est bien mince, en fait inexistant : « incitation à la haine raciale » ! C’est ce qu’on a trouvé, avec l’aide d’une de ces officines grassement subventionnées qui traquent le faux-pas du quidam qui ne fait pourtant que donner son opinion. L’opinion de Marine Le Pen, c’est que les prières musulmanes (toutes races confondues, hé ho!) sont comparables à l’occupation allemande. Et alors ? Les Français de l’époque n’ont pas su ou pu se débarrasser des soldats de la Wehrmacht. Maintenant, la mairie de Paris (et d’autres villes sans doute) ne veulent pas se débarrasser des occupants des rues qui prient le vendredi. Donc, la comparaison se tient. Ce n’est pas Marine qui incite à la haine ‘raciale’ , ce sont bien plutôt les génuflecteurs eux-mêmes qui ont le front dans la poussière de l’asphalte parisien.

Outre que la notion de haine ‘raciale’ est extrêmement floue (et un bon avocat en ferait du petit bois). Sauf s’il a affaire à un juge aux ordres, ce qui risque d’être le cas. Nous avons là à faire à une poursuite qui n’est pas judiciaire mais politique.

J’ajoute que je ne suis pas Marine Le Pen dans toutes ses options, en tant que Suisse, je n’ai pas à me mêler de la politique française, la nôtre me suffit.

Mais dans un cas de déni de justice manifeste, les frontières n’existent plus.

André Thomman

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