La culture européenne victime de l’islam, et en danger de mort

Il existe une victime de l’islam dont on ne parle, hélas, pas assez. Pourtant, cette victime compte aussi ses martyrs de la tyrannie verte : c’est la culture européenne.

Parmi les nations européennes en danger de mort culturelle (c’est-à-dire de mort tout court), la France figure en bonne place. Evidemment, il y a le plus visible : déprédation de monuments, incendie d’espaces culturels, de bibliothèques ; mais l’entreprise de sape a (depuis plusieurs décennies que nous supportons la « diversité », qui n’est en fait qu’un groupe homogène répondant à des règles anti-culturelles) gagné des territoires en passe d’être perdus si nous n’agissons pas, telle notre langue.

Voyez l’état de la langue française. Certains complaisants argueront d’une évolution naturelle de celle-ci. A ceux-là je répondrai qu’une langue évolue, c’est vrai, mais ne régresse pas. Cette dégradation est une dévastation préalable à toutes celles à venir. On parlait jadis de franglais : on peut désormais parler de « franrabe ». Et ce nouveau sabir informe se répand comme une traînée de poudre, par une mode relayée trop souvent dans les médias.

Comprenons-nous : je n’entends pas nier, comme certains régionalistes hystériques, l’authentique diversité constitutive de la culture française, qui n’est pas un monolithe immuable. La France s’est effectivement toujours nourrie de l’ailleurs pour l’adapter à ses goûts.

Par exemple, lors des guerres d’Italie, entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, les rois Charles VIII, Louis XII et François Ier ont découvert la Renaissance et l’ont exportée dans leur royaume. Mais cette révolution culturelle s’est agrégée à un ensemble préexistant. Il n’a pas été question de faire table-rase d’une culture au profit d’une nouvelle. Bien entendu, c’en était fini du monde médiéval ; pour autant, les cathédrales sont restées debout.

Autre exemple de la curiosité de la France pour la diversité culturelle : on se souvient moins des motivations politiques de la campagne d’Egypte menée par Napoléon Bonaparte que de l’égyptologie qu’elle a fait naître et qui a essaimé dans le monde.

Pourvu qu’on ne porte pas atteinte à son unité culturelle, la France est accueillante lorsqu’il s’agit de culture. A Paris, les musées Guimet (dédié aux arts asiatiques), du Judaïsme, des arts premiers, etc. prouvent que notre attachement à la pluralité culturelle est manifeste (avec une surreprésentation de l’islam, comme un signe supplémentaire de soumission : département des Arts de l’islam au Louvre, l’Institut du monde arabe).

Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à une civilisation qui veut en finir avec l’ennemi occidental d’abord ; les autres suivront, une fois la digue culturelle européenne brisée. Pas un pays qui n’ait à faire face à ses minorités musulmanes (la Chine vient encore de l’éprouver avec une énième révolte des Ouigours).

La France est peut-être le symbole le plus éclatant de la culture européenne : rien n’y manque, depuis les peinture rupestres jusqu’à nos jours. Est-ce un hasard si nous sommes la destination préférée des touristes étrangers ? On ne vient pas ici pour les plages de sable fin et les cocotiers : on vient ici pour notre culture. Est-ce un hasard aussi si elle est la cible privilégiée de l’invasion islamique ?

La France est multiculturelle, encore faut-il redéfinir ce terme et ne pas lui donner une définition aussi stupide que démagogique ! Elle assimile ce qui est assimilable.

L’islam, par contre, n’assimile pas : il anéantit pour reconstruire, sur des terres rendues vierges, sa vision étriquée du monde, quelles que soient les affirmations divagantes de ses défenseurs qui ont recours parfois à des mensonges grossiers : l’islam n’a JAMAIS fait découvrir les philosophes grecs à la Chrétienté ! Quant à la mode de l’orientalisme au XIXe siècle, il serait judicieux (comme je l’ai déjà suggéré dans un article à Riposte laïque) de le contextualiser avant de brailler que Victor Hugo était un bon musulman !

La culture est définie ainsi dans le Petit Robert : « Ensemble de connaissances acquises qui permettent de développer le sens critique, le goût, le jugement. » ; toutes choses bannies par l’islam où il est exigé d’obéir aveuglément au dogme. Les rares expressions culturelles de l’islam (au regard des nôtres) sont d’ailleurs vouées à la disparition : voir les mausolées de Tombouctou détruits par des islamistes. Quand on sait que le Taj Mahal est lui aussi un mausolée moghol, ça n’augure rien de bon !

Il y a une antinomie entre la culture (telle que nous la définissons en Occident) et l’islam qui a, je le rappelle, refusé en son temps l’imprimerie, outil majeur de diffusion des cultures. L’islam ne veut pas évoluer, et la culture ne saurait, comme le rêvait le capitaine Nemo volontairement enfermé dans son Nautilus, s’arrêter à un moment donné et ne plus avancer. La culture est l’expression la plus libre de l’imaginaire humain ; l’islam a peur de l’imaginaire car il le déborde.

Charles Demassieux

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