Faut que les réseaux arrivent à faire plier le PS.

Je fais partie de « la haine en réseau » et j’emmerde Libération(par Charles Demassieux)

Cher Libération, vous avez raison, « la haine en réseau » s’est encore exprimée de la manière la plus ostentatoire, comme un signe religieux, de cette religion mécréante du ras-le-bol, qu’on aime ou pas la soupe !

Oui, les réseaux sociaux sont devenus le nouveau défouloir de cette France frelatée, où des corbeaux croassent sur nos têtes, tels des succédanés de Clouzot ! Honte à toi, pays infâme, qui ne sais pas apprécier à sa juste valeur une violence romanesque, entre le jeu vidéo et un certain film de Brian de Palma adulé par ces délinquants magnifiques, qui sont tous des Tony Montana en puissance !

« La propriété, c’est le vol », écrivait Proudhon ; souviens t’en, peuple assassin, sauf bien sûr s’il s’agit de nos maisons de campagne et de celles de nos amis de gauche.

« 1,6 million d’internautes “aiment” le meurtrier présumé du braqueur tué d’une balle dans le dos. » Il fallait au moins ça comme accroche, le genre péremptoire qui ne laisse pas de place au doute. Et parmi ces « likeurs » (à la framboise, de préférence !), il y a moi. Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa !

Je vous félicite pour vos comparaisons, toujours frappées du bon sens (preuve que la maltraitance des événements paye !) : Stéphane Turk, le ci-devant bijoutier, est mis sur un pied d’égalité avec les gangs qui règlent leurs comptes à Marseille. En effet, la gémellité est flagrante, et je vous sais gré de l’avoir soulignée, comme ces commentaires abjects, dont le mien, je réitère mes excuses !

Ce n’est même plus le Moyen Âge c’est carrément les temps primitifs de la guerre du feu ! Quoi, défendre un « tueur de sang froid » par un soutien public, lui écrire des mots doux ? Mais quel cynisme !

Alors que meurent chaque jour dans le monde des martyrs du djihad, combattants de la liberté de tuer les infidèles ; que périssent d’honnêtes trafiquants de drogue, auxquels on refuse de donner un label rouge à leurs produits de qualité, etc., vous voudriez qu’on admette l’hérésie d’un geste immonde de petit-bourgeois exploiteur, « simplement » menacé d’une arme et frappé, et qui s’est livré à une vendetta anti-gauchiste ? Non, nous n’admettrons pas, comme les appelle votre excellent spécialiste, ces « discours de libération pulsionnelle » !

Cette populace doit être rééduquée, et j’espère que votre salutaire analyse des faits, cher Libération, aidera les forces progressistes à imposer une bonne fois pour toutes que le mal d’extrême-droite qui gangrène notre société multi-tout – y compris récidiviste – doit périr par le feu !

Plaisanterie mise à part, je vous emmerde Libération !

Charles Demassieux

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