Enterrement de la "FRANCE"

Moi Président, j’avoue mon incompétence

Pour les Français qui attendent les décisions indispensables pour résorber le chômage et stopper l’effondrement du pouvoir d’achat, Moi Président répond « nous n’avons pas anticipé que cette crise allait durer plus longtemps que prévu » !

Sur l’affaire Cahuzac, Moi Président répond « je ne savais pas qu’il me mentait » !

Dans les deux cas, Moi Président avoue tout simplement qu’il est incompétent.

Dès début 2012, les signaux économiques étaient au rouge dans toute l’Europe du Sud et la France n’était pas épargnée. Depuis longtemps, Fillon et Bayrou disaient que la France était en faillite. Les Allemands et l’Europe demandaient un changement brutal de politique économique. Le diagnostic était connu de tous, partagé par les économistes de droite comme de gauche : nos prélèvements obligatoires abyssaux et quasiment uniques au monde ne servent qu’à nourrir l’ogre de la fonction publique, devenu obèse et immobile (deux fois plus gros qu’en Allemagne) mais défendu farouchement par ses syndicats. La seule réponse structurelle raisonnable est de baisser le poids d’une fonction publique qui étouffe le pays.

Hollande savait tout cela mais il a choisi pour se faire élire d’entuber les Français avec des promesses totalement incongrues et déconnectées de la situation du pays. La pire de toutes : embaucher 60 000 fonctionnaires dans l’éducation nationale. Une hérésie. Et Hollande, naïvement, s’étonne que les syndicats de l’éducation nationale défilent dans la rue contre lui. Il n’a donc pas compris que pour les trotskistes qui noyautent l’éducation nationale, toute concession est un signe de faiblesse qu’il faut exploiter pour in fine faire sauter le système. Les syndicats de gauche agissent tous de la sorte dans le privé : il faut détruire les entreprises pour détruire les patrons.

Et Hollande nous raconte que le chômage va s’inverser fin 2013. Il prend vraiment les français pour des imbéciles. Son plan consiste à faire embaucher une partie des chômeurs en emplois jeunes/aidés/fictifs, mais ce ne sont que des emplois de dupes qui ne créent aucune valeur pour le pays et qui au contraire alourdissent encore le poids de la fonction publique.

Et puis il y a l’enfumage de la taxe à 75% que certains analystes politiques présentent comme une des clefs de son élection. Le cafouillage a été total : la taxe s’est fait une première fois retoquée par le Conseil Constitutionnel, puis elle a été présentée comme confiscatoire par le Conseil d’Etat. La nouvelle idée est de faire payer les entreprises. Mais qui peut empêcher une entreprise de faire payer des cadres et dirigeants, en toute légalité, par une filiale étrangère ? La faille est telle que nos apprentis stratèges sont toujours en train de réfléchir. Cette taxe est l’exemple parfait de la méthode Hollande : c’est une mesure absurde (moins de mille personnes sont concernées), inefficace et probablement inapplicable, mais il s’entête car c’est un « marqueur de gauche » et il veut tenir (au moins une de) ses promesses.

Le mariage gay est du même acabit : absurde, sans réelle portée puisqu’il y a en France de moins en moins de mariages d’une manière générale et que par ailleurs les homosexuels ne se pacsent pas. C’est donc un petit sujet totalement décalé par rapport aux enjeux du pays, mais Hollande s’entête car là aussi c’est un marqueur de gauche et une promesse. Hollande a complètement sous-estimé la réaction du pays et il pourrait regretter son entêtement.

Les déclarations télévisées de Moi Président depuis son élection ne sont qu’une vaste suite de rigolades et de promesses faites un jour et balayées par les faits le lendemain :

  • Je serai le président d’une République exemplaire, mais mon ministre du Budget a des comptes en Suisse et à Singapour et le trésorier de ma campagne a des comptes aux îles Caïman,
  • Je ne serai pas le chef de la majorité, mais je nomme les ministres et le chef du parti socialiste,
  • Je ne traiterai pas le premier ministre de collaborateur, mais je le traite comme un cireur de pompes et mon seul souci est de savoir comment m’en débarrasser,
  • Je ne nommerai pas les présidents des sociétés publiques, mais je fais virer ceux qui ne me plaisent pas,
  • Je nommerai un gouvernement paritaire, mais je n’ai fait que boucher les trous de la parité avec des cruches sans aucunes compétences et qui ne sont que des moulins à paroles,
  • J’ai promis le non-cumul des mandats, mais je n’ai pas le courage d’affronter les députés et sénateurs de ma propre famille,
  • J’engagerai un grand débat sur l’énergie, mais je suis englué dans un accord électoral avec les Verts qui veulent la fin du nucléaire, l’interdiction de toute exploitation des gaz de schiste et le développement d’éoliennes dont la France n’a nul besoin,
  • Je serai moralement exemplaire, mais j’ai trompé ma première concubine Ségolène avec Hidalgo, j’ai nommé comme Premier Ministre l’ex-amant de Ségolène, j’ai recassé celle-ci à la BFI pour qu’elle ne fasse pas trop de vagues, et enfin je fais entretenir aux frais de la princesse ma nouvelle concubine qui n’a aucun droit légal à vivre aux frais du contribuable.

Hollande était censé incarner la « Gauche Morale » qui avait définitivement tourné le dos aux pratiques des années Mitterrand. On se rend compte aujourd’hui que Mitterrand n’était qu’un amateur à côté de la bande de « copains et de coquins » qui nous gouverne.

Entre des corrompus compétents et d’honnêtes incompétents, à tout faire le pays a plus besoin des premiers pour redresser la barre. Avec Hollande, nous avons maintenant les corrompus incompétents.

Mélenchon avait bien raison. Hollande n’est qu’un capitaine de pédalo : il est parti sans gouvernail et dans un pédalo qui prend l’eau. Il y a peu de chance qu’il ne coule pas avant 2017. Espérons qu’il n’entraînera pas le pays avec lui.

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