image001111.jpg

                                          MAI 1984
>   Vous nous avez bien eus en Mai quatre vingt un
> Avec vos sortilèges, vos rires et vos promesses.
> Vous vendiez du bonheur comme on vend du parfum
> Et oui, deux ans plus tard…vous nous bottiez les fesses.
> Le bon peuple de gauche caressait l’or des songes,
> Il le sait maintenant, ce n’était que mensonges !
> Le chômage s’installe, le franc est chancelant,
> Le Dollar au Zénith, le Super à cinq francs.
> Le pays incrédule gît au sol, pantelant.
> Ah ! Ne claironnez plus vos avances sociales,
> Nous sommes tous meurtris par vos ponctions fiscales.
> Votre grand argentier nous prend bien pour des cons
> En réclamant toujours et encore du pognon !
> Tout le monde est saisi par un affreux vertige,
> En cauchemar atroce devant nos caisses vides ;
> Expliquez-nous comment, vous avez en deux ans !
> Endetté ce pays pour plus de cinquante ans !
> Vous rabâchez sans cesse cet éternel refrain :
> C’est la faute à la droite, et aussi aux Ricains !
> Et tant que vous y êtes, pourquoi pas aux putains ?
> Il faut savoir, messieurs, quelquefois dans la vie
> Reconnaître ses torts, ses erreurs, ses oublis,
> Et non se réfugier dans un défi hargneux.
> Les vrais hommes publics sont francs et courageux.
> Nous allons sans détour et sans ambiguïté
> Vous servir tout de go, vos quatre vérités :
> Vous êtes des charlots, des guignols, des manants,
> Et votre chef débile, le triste « mythe errant » !
> Homme au visage pâle et au regard fuyant, 
> Ce bouffon d’opérette qui trône à l’Elysée
> Est de toute l’Europe, devenu la risée !
> Arrêtez vos salades et vos propres mensonges,
> La coupe amère est pleine, elle va déborder.
> Halte là ! Ça suffit ! Foutez le camp, partez !
> Nous n’aimons pas, Messieurs, passer pour des cocus,
> Et nous vous chasserons à coups de pied au cul !
>  
                     Pierre Jean Vaillard

Retour à l'accueil