Publié par Manuel Gomez le 25 octobre 2016
 

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L’armée n’est pas au service d’un gouvernement, de parlementaires et de sénateurs, elle est exclusivement au service de la Nation, du pays.

L’armée doit suivre, puis accompagner, la révolte du peuple et non pas la provoquer, mais elle a le droit, et même le devoir, de le mettre en garde contre les dangers qui le menace.

Aucun politicien n’a le droit, ni le pouvoir, de la réduire au silence, de la faire taire.

N’est-ce pas, Alain Juppé :

« Un militaire, c’est comme un ministre : ça ferme sa gueule ou ça s’en va ! »

Réponse du général Henri Pinard-Lagny, président de l’ASAF :

« Non. Un militaire a le devoir de s’exprimer, de dire la vérité et, surtout, contrairement à un ministre, éviter de mentir ». 

L’armée n’est pas tenue d’obéir aveuglément au pouvoir en place, quand celui-ci trahit la Nation et le peuple.

« Un peuple qui ne réagit pas n’est pas victime, il est complice ».

Le peuple ne peut pas gagner sans le soutien de l’armée et l’armée ne peut pas gagner sans le soutien du peuple, mais il n’est pas facile, quelquefois, de soutenir un peuple de lâches !

Le pouvoir peut se prendre en quelques heures, en quelques jours, avec très peu de volontaires, mais la difficulté est de l’y installer durablement, sans la participation du peuple.

Souvenons-nous du coup d’État organisé par de Gaulle, soutenu par l’armée et par le peuple, le 13 mai 1958 : il a réussi pleinement.

Souvenons-nous du putsch des généraux, en Algérie, le 21 avril 1961, contre la trahison et les mensonges de ce même de Gaulle, soutenu par une partie de l’armée, mais lâché par le peuple de métropole : il a échoué.

⇒Article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

 

2014 — Les quatre chefs d’état-major des armées menacent de démissionner si le président de la République ne revient pas sur sa décision de réduire de 6 milliards le budget de la Défense.

  • Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées.
  • Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre.
  • Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air.
  • Amiral Bernard Rogel, marine nationale.
  • Plus une vingtaine d’officiers généraux.

Le pouvoir a reculé.

L’arrestation musclée du général Piquemal, lors d’une manifestation à Calais, la mise au placard du général Bertrand Soubelet, de la gendarmerie nationale, après son témoignage devant la commission parlementaire de lutte contre l’insécurité, la déclaration du général Antoine Martinez contre l’idéologie multiculturelle et la faiblesse du gouvernement, la présence annoncée du général Didier Tauzin, lors de la présidentielle 2017, contre l’indignité de François Hollande, son incapacité à diriger le pays, un régime à l’agonie et une guerre religieuse qui menace (à laquelle, paraît-il, l’armée se prépare) et les quelques livres qui ont permis à certains généraux de la Grande Muette de s’exprimer librement, sont autant de signes avant-coureurs d’un malaise persistant et grandissant.

Combien, parmi les plus de 5 000 officiers généraux maintenus en activité par leur appartenance à la 2e section, sont également prêts à se rebeller ?

Quand l’armée gronde, y compris la gendarmerie, et que les policiers excédés manifestent, souvenez-vous, messieurs les politiciens, de cette menace, prononcée en d’autres circonstances, il y a 2 000 ans, par le centurion Marcus Flavinius :

« Que l’on prenne garde à la colère des Légions ».

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