Dans nombre de pays, un ministre se comportant comme Cazeneuve serait pendu

Publié le 12 octobre 2016 - par -
 

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Le 28 septembre dernier, Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque melkite d’Alep, a fait parvenir une lettre de Syrie, par la journaliste Charlotte d’Ornellas. Ce document a été publié sur « Riposte catholique », et il est relayé sur le site » l’Observatoire de la christianophobie ».

L’archevêque y évoque évidemment la situation tragique que la ville d’Alep et les Alépins traversent. Nos médias le font aussi. Mais il est rare de les entendre évoquer la situation de ces chrétiens, qui ne franchissent pas les frontières par milliers, mais au contraire font des demandes de visas, – accordés au compte-gouttes par nos fonctionnaires zélés- ou émigrent vers les pays frontaliers.

Depuis cinq années, les habitants d’Alep n’ont pas connu de répit, harcelés par des groupes armés venue des quatre coins du monde pour mener « une soi-disant guerre sainte, dans un pays gouverné par des impies et des infidèles ». Ces terroristes font la loi partout où les autorités civiles ne parviennent plus à être présentes.
Ce que décrit l’Archevêque, nous le savons tous : « Ils ont semé la terreur, tué des dizaines de milliers d’innocents, détruits par milliers les usines, les commerces et les institutions de services public, saccagé les habitations et pillé les biens du pays et des citoyens. Ils ont enlevé et sauvagement assassiné d’innombrables personnes pacifiques, y compris des religieuses, des prêtres et même des évêques ».
Et cela continue. Ils ont commencé en France.

Aujourd’hui, les rebelles du Front Al-Nosra essaient de reprendre position dans des zones considérées comme stratégiques, occupées jusqu’en juin dernier dans la périphérie de la ville et aujourd’hui quasi totalement dépeuplées et presque entièrement détruites.
L’archevêque appelle à ce que les frappes cessent…
Mais il appelle bien plus.

Bien sûr que les Chrétiens ont peur des bombes, de la mort qui les entoure, et qui entoure leurs enfants, mais ce qu’ils redoutent par-dessus tout, c’est qu’un jour, un Etat fondamentaliste leur soit imposé.
Alors, les Chrétiens de l’Orient, en la personne de leur Archevêque, « se tournent vers leurs frères de France et d’Occident et les supplient de les aider à faire en sorte que ce cauchemar ne voit pas le jour ».
Ils ne demandent pas à ce qu’on fasse la guerre pour eux.

C’est pourtant ce que nous devrions faire si nous avions un petit peu d’honneur et aussi un petit peu de mémoire : les grandes puissances, Allemagne en tête ont laissé assassiner les Arméniens il n’y a pas si longtemps. Mme Merkel peut bien se prévaloir de son immense charité protestante, elle qui ne semble guère se soucier du sort des Chrétiens que l’on veut mettre sous le joug de l’islam, alors que sous le régime de Bachar el Hassad, ils pouvaient vivre, enseigner, prier le Dieu qu’ils adorent et vénèrent, et qui est pour encore quelques-uns d’entre nous, le même.

Alors, non, l’Archevêque d’Alep ne demande pas à ce qu’on fasse la guerre pour eux, il demande simplement de mettre un terme aux prétentions injustes de nos alliés. Oui, de nos alliés. Car ce sont précisément ces alliés, qui veulent « leur imposer des lois vétustes, insupportables pour un homme du XXIe siècle qui veut être libre de choisir sa culture, son mode de vie et sa foi ».

Nos hommes politiques se sont faits les alliés d’une bande de loups enragés qui représentent un régime d’une violence sans nom, un régime d’obscurantisme et de domination. Nos hommes politiques se sont associés à des criminels sans honneur, des voleurs, des crapules, des violeurs et des assassins.

L’archevêque d’Alep en appelle aux « frères de France », pour prier avec eux, pour que nous nous portions à leur secours pour sortir ce pays tant aimé de l’horreur du régime fondamentaliste dans lequel on cherche à les plonger. Il en appelle aux « frères de France pour les aider à continuer de vivre dignement sur le terre qui les a vue naître et grandir », et qui a vu naître et grandir la foi chrétienne, bien avant l’Hégire de funeste mémoire, et pour laquelle nos frères d’Orient ont déjà donné tant de martyrs.

Il est temps que les « frères de France » entendent cet appel. Peut-être que le martyre des chrétiens de l’Orient leur importe assez peu, mais il se pourrait bien que ce régime fondamentaliste que nos frères aimés de là-bas redoutent tant, un jour peut-être pas si lointain, ce soit aussi le nôtre.

Tout est fait pour les y inviter. On peut aujourd’hui mettre le feu à une voiture, y enfermer quatre hommes pour qu’ils brûlent vif, sans que ce soit considéré comme une infamie, un acte de barbarie perpétré par des criminels, mais par des « sauvageons ».

Dans nombre de pays, en temps de guerre, un ministre se comportant comme Cazeneuve serait destitué immédiatement. Il serait pendu haut et court pour haute trahison, comme tous ceux qui sont en train de livrer leur pays à une puissance ennemie, les Etats-Unis ; comme tous ceux qui sont en train de le vendre aux plus offrant (Qatar en tête) ; comme tous ceux qui sont en train d’islamiser les écoles primaires, et sous peu les collèges et lycée, sous la bannière d’une ministre de l’Education qui est d’abord marocaine, musulmane et ensuite française.

Les guerres actuelles sont perpétrées délibérément par les Etats-Unis, à des fins de domination mondiale. Les djihadistes sont instrumentalisés à ces fins de domination.

Avec la complicité de nos gouvernants et dans le silence coupable de la plupart des Evêques de France ; dans celui, tout aussi coupable, de la majorité catholique principalement affairée à montrer – en particulier devant les caméras de télévisions – les excellentes relations qu’elle entretient avec les musulmans de France.

Eux, ils se frottent les mains. Le Califat, ils le savent, c’est pour bientôt. Beaucoup ne savent pas très bien ce qui les attend, ils ne connaissent pas grand-chose à l’islam, hormis le ramadan et quelques vagues sourates. Il est urgent de les en informer.

Marion Duvauchel
Professeur de lettres et de philosophie-historienne des religions
(quatre ans d’enseignement en terre arabe, au Qatar et au Maroc)

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