Deux parmi d'autres???
Deux parmi d'autres???

Bonsoir,

Depuis quelques temps des passages des septennats de la Mitte me revenaient en mémoire. Allez savoir pourquoi ? Une impression de malaise, d'avoir vécu ce cauchemar sans vraiment savoir ce qui me dérangeait dans cette vieille histoire. Alors hier soir je me suis plongé dans Internet pour repasser ce film en accéléré et avec le recul qui me semblait maintenant suffisant pour me détacher du dégoût que cette sinistre bobine m'avait toujours inspiré...

Je ne vous parlerai pas de son ami, Patrice Pelat, mort à 70 ans, ni du faux attentat resté dans les mémoires de ses adversaires mais pudiquement oubliés par son parti, ni des écoutes téléphoniques qui ont longtemps été niées, ni même du harcèlement de Jean Edern Hallier, cet illuminé qui avait l'intention et la prétention de dévoiler l'existence de Mazarine, de la double vie du félon et de bien d'autres choses encore. Cet homme a fini bien tristement en 97 suite à "un accident de vélo" tout à fait fort à propos, le bougre ayant encore des tas de choses gênantes à dévoiler, la preuve la "visite" de quelques barbouzes à son hôtel juste après sa chute et avant que ses proches soient avertis, la disparition de ses documents, l'embaumement réalisé moins de 2 heures après sa mort sans l'accord de ses proches et sans autopsie (voir Internet)...

J'avais un souvenir assez précis des doutes qui me prenaient à chaque décès mal expliqué de l'entourage de ce Machiavel. Avec des décennies de recul je voulais vérifier quelques dates et je n'ai pas été déçu :

Daniel Ballavoine, décédé le 14 Janvier 1986 dans un accident d'hélicoptère à 33 ans.

Coluche, 19 Juin 1986, accident de moto (42 ans)

Thierry le Luron, décédé le 13 Novembre 1986 on ne sait toujours pas de quoi, cancer ou Sida (34 ans)

Bigre, belle année et grand ménage pendant ce cru 1986 ! 3 décès prématurés en 11 mois, joli score... L'opposition bruyante de ces 3 jeunes étant définitivement neutralisée on peut souffler un peu du côté des champs (chants ?) d'alizés. Quand même, je serais curieux de savoir ce que donnerait l'autopsie de Thierry...

Second mandat. Arrive le 1er Mai 1993. Pierre Bérégovoy se suicide avec l'arme de son garde du corps. Quel mauvais goût, il avait lui même un calibre 357 dans son bureau parisien que lui avait offert son ami président en personne. 2 détonations entendues par les témoins et un seul orifice, l'accès au canal barré par des personnes qui ont aussitôt disparues. Mieux que ça, l'arme du garde du corps n'était pas du même calibre que la balle retrouvée dans le crâne du défunt mais c'est pas grave, on vous dit qu'il s'agit d'un suicide...

Moins d'un an après, le 7 Avril 1994, c'est François de Grossouvre qui se suicide, cette fois dans son bureau à côté de celui du président. Personne n'a rien entendu, ce qui est étonnant vu que les portes de son bureau ne sont pas insonorisées et l'enquête est bâclée. On nous assure que le défunt s'est luxé l'épaule gauche en se tirant une balle sous le menton avec sa main droite. Puisqu'on vous dit qu'il s'est suicidé ! Ce décès n'a pas fini d'avoir des retentissement puisqu'une journaliste du Monde vient de sortir un livre de 180 pages contesté par la famille du "suicidé".

Le gendarme Pierre Yves Guezou se pend le 12 décembre 1994 à 51 ans. Il faisait partie de l'équipe des écoutes téléphoniques et en savait sans doute beaucoup trop. Voulait-il dévoiler de nouvelles informations ? N'allez pas en déduire que c'est J.E. Hallier qui, par vengeance, l'aurait accroché au plafond, là aussi on vous dit que c'est un suicide, circulez, y'a rien à voir !

Voilà une vague de suicides qui tombent bien n'est ce pas ? 3 suicides contestés et largement contestables en à peine plus de 18 mois...

A l'issue de ces quelques recherches assez superficielles mes vagues sentiments qu'il s'était passé de drôles de choses à cette époque et sous ces mandats est devenu une intime conviction.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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