Un "Etat de droit"avec ceux de gauche
Un "Etat de droit"avec ceux de gauche

A propos de notre Etat de droit.

Notre République est atteinte par la barbarie au plus haut niveau de ses symboles. C'est bien l'objectif de ce terrorisme innommable de semer la terreur partout en France jusque dans nos églises donc jusque dans nos villages.
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> Face à cette barbarie, le Président de la République, pitoyable et ne représentant plus que lui-même, balbutie que nous vaincrons le terrorisme en respectant l'État de droit. Le Premier Ministre éructe comme à son habitude les mêmes faux arguments pour masquer son impotence. Évidemment que nous sommes en démocratie et que nous voulons y rester, mais de quel droit parle-t-on ? Du droit de qui ? Du droit pour qui ? Du droit pour quoi ?
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> Avec l'Internet, le monde a changé, sans doute jamais aussi brutalement et aussi profondément, car c'est bien notre mode de penser, gavé de toutes sortes d'informations de la plus vraie à la plus fausse, qui a changé.
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> Ainsi donc, tout a changé sans que nous ayons eu ou pris le temps de nous adapter, de changer notre logiciel personnel mais aussi notre logiciel collectif. Et dans la situation actuelle, il est évidemment nécessaire et vital de savoir de quel droit parle-t-on dans l'état de droit, de même de quelle urgence parle-t-on dans l'état d'urgence décrété la première fois en 1955 ?
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> D'abord, du droit de qui ? Nous parlons bien de tous les citoyens français, quels que soient leur âge, leur origine, leur couleur de peau, leur religion, leur situation professionnelle (activité ou chômage), leur dépendance.
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> Ensuite, du droit pour qui ? Nous parlons bien de tous les citoyens qui sont fiers d'être français, qui aiment la France, mère des droits de l'homme, et qui s'y sentent libres, égaux et fraternels car protégés par un État régalien fort.
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> Enfin, du droit pour quoi ? Nous parlons bien du droit émanant des lois votées au nom du peuple de France par les élus de la Nation pour que la justice soit rendue au nom du peuple.
> N'en déplaise aux gouvernants actuels, l'État de droit n'est pas figé et il est urgent que le parlement puisse l'adapter à cette guerre qui est mondiale, à la fois partout et nulle part, pour laquelle aucun armistice ne pourrait être signé, aucun signataire potentiel n'étant identifiable.
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> En tant que législateur profondément démocrate, j'affirme que nous sommes en capacité de renforcer notre État de droit pour renforcer la sécurité de nos concitoyens en faisant en sorte qu'il soit de moins en moins dangereux puis de plus en plus sécurisé de vivre en France librement et sereinement. J'affirme que, concomitamment, nous sommes en capacité de mettre juridiquement tous les moyens structurels et toutes les technologies de pointe au service de nos armées, de nos forces de l'ordre et de nos services du renseignement pour neutraliser nos ennemis avant qu'ils passent à l'acte. Pour qu'il ne soit plus possible, avec un bracelet électronique, d'aller et venir sans contrôle pendant des heures de sorties autorisées, jusqu'à se retrouver dans une église pour y égorger un prêtre. C'est aussi pourquoi nous devons doter notre justice d'une juridiction antiterroriste.
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> J'ai le sentiment aujourd'hui de revivre le même débat que pour l'installation d'une vidéo protection ou d'une vidéo surveillance.
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> Je suis prêt moi-même à être contrôlé plus souvent si ça permet de déjouer des projets d'attentats. Qui ne le serait pas, à part ceux que l'on recherche ?
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> Et d'ailleurs tout ceci ne tient qu'au courage politique et à tous ceux qui douteraient de l'intérêt des moyens technologiques modernes pour nous protéger, l'État les a mis en place depuis longtemps, sans tambours ni trompettes, pour protéger le Trésor Public en traquant (Tracfin) tous nos mouvements financiers.
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> Éradiquer le terrorisme prendra des années, nos concitoyens le savent. Ils sont prêt à vivre cette longue période à venir de vigilance mais ils ne supporteront plus qu'après chaque attentat, on leur dise qu'on en connaissait l'auteur, qu'on était sur le point de mais que, hélas...
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> Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, à combien de dogmes allez vous encore vous accrocher ? Qu'attendez-vous pour faire évoluer l'État de droit afin que la France reste le pays des droits de l'homme et ne devienne pas un territoire de non droit ?
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Jean-Charles Taugourdeau
> Député-Maire de Maine-et-Loir

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