cet article est  dédié à Jean-Marie LE PEN pour ses 88 printemps…

Le « détail », la tourmente et la disgrâce

« La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis »(Martin Luther King)

De son vivant, Jean-Marie Le Pen aura été l’homme politique qui aura le plus suscité de controverses. Que n’a-t-on dit et écrit durant ces 60 années sur ce personnage charismatique hors du commun ? Patriote pour les uns, raciste et antisémite pour les autres, JMLP aura connu autant d’honneurs que de déboires, d’admiration que de rejets…

Né le 20 juin 1928, il est âgé de 11 ans, en 1939, quand la guerre éclate. En novembre 1944, à 16 ans, il demande au colonel Henri de La Vaissière (alias Valin) à s’engager dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI), mais celui-ci refuse en ces termes : « Désormais, ordre est donné de s'assurer que nos volontaires ont bien 18 ans révolus. Tu es pupille de la nation : songe à ta mère ! ».

En 1954 il s’engage pour l’Indochine au sein d’une prestigieuse unité de légion : Le 1er Bataillon Etranger de Parachutistes où il sert comme sous-lieutenant.

Le 2 janvier 1956 il est élu, à l’âge de 27 ans, député dans la 1ère circonscription de la Seine.

En septembre 1956, fidèle à ses convictions « Algérie française », il rejoint ce pays et son ancienne unité –reconstituée sous l’appellation de 1er Régiment Etranger de Parachutistes- fleuron de l’armée française où il évoluera comme officier de renseignements avec le grade de lieutenant. Il sera décoré par le général Massu de la Croix de la valeur militaire.

Profondément marqué par ces conflits, il épousera la cause israélienne alors que de Gaulle, son adversaire politique, se lancera, lui, dans une politique pro arabe (ses déclarations de 1967 sur le « peuple sûr de lui et dominateur » le rappellent).

De cet engagement, JMLP gardera toujours des amitiés juives et éditera (bien avant la création du FN) un disque de propagande sioniste dont Golda Meir dira qu’il avait contribué à « resserrer les liens entre la France et Israël ».

Parmi ses plus proches collaborateurs figuraient un ami d’Ariel Sharon et un ancien membre de l’Irgoun.

En 1986, alors que les médias français et la « bienpensance » entreprenaient leur œuvre de « diabolisation » à son endroit, l’hebdomadaire Tribune juive lui décernait un certificat de non-antisémitisme. En 1987, il fut reçu à New York par les représentants des organisations sionistes américaines qui se levèrent pour l’applaudir, y compris Netanyahou. A cette époque, il préparait une rencontre en Israël avec Ariel Sharon.

Et pendant que JMLP marquait sa solidarité avec le peuple juif, les mauvais génies s’activaient dans l’ombre en n’ayant de cesse -à coups de sentences démagogiques et d’accusations fallacieuses d'antisémitisme- d’annihiler son action.

Pour s’en dédouaner, JMLP –désormais président du Front National- créa le1er octobre 1986 un Comité National des Français Juifs (CNFJ), association regroupant médecins, intellectuels et personnalités diverses, dirigée par un océanographe retraité habitant Monaco, Jean-Charles Bloch, avec l'aide du docteur Wolf et de Robert Hemmerdinger. Ce dernier, ancien résistant puis affecté à la recherche des criminels de guerre nazis, participa également à la guerre d’Indochine puis d’Algérie et combattit dans les rangs de l’OAS pour la sauvegarde de l’Algérie française.

Français juif et patriote, ayant perdu en déportation plusieurs membres de sa famille, JC Bloch déclarera :

« C’est une imposture de vouloir confondre toute personne concernée par le problème de l’immigration maghrébine avec un raciste, donc un antisémite. Je n’arrive pas à établir une relation entre le massacre délibéré et systématique par les nazis des populations juives de l’Europe occupée, et le refus de JM Le Pen de voir s’installer aujourd’hui en France une marée maghrébine prolifique et difficilement assimilable, qui va à court terme bouleverser tous les équilibres de la nation. » Et M. Bloch de remercier Jean Marie Le Pen d’être « le seul chef de parti politique français à demander la fermeture du bureau de l’OLP ».

C’était l’opposé même des « censeurs de gauche » en totale contradiction avec eux-mêmes, quand ils dénonçaient d’un côté le moindre soupçon d’antisémitisme et cédaient de l’autre sans complexe à « leur goût immodéré et sans cesse affirmé pour la cause palestinienne ». Trente ans après, rien n’a changé sur ce point et cette déclaration de JC Bloch demeure toujours d’actualité...

Puis vint le 13 septembre 1987 et le coup de tonnerre… Le tsunami politique de JMLP !

Au « Grand Jury RTL-Le Monde », il déclara à brûle-pourpoint à propos des chambres à gaz utilisées par les nazis : « Je n'ai pas étudié spécialement la question, mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la deuxième Guerre mondiale ». A cet instant, les « censeurs » tapis dans l’ombre qui appelaient de leurs vœux la « phrase ou le mot assassin » laissèrent exploser leur joie. La bombe venait d’exploser sous les pieds de JMLP !

Lorrain de Saint Affrique, conseiller en communication de JMLP dira que celui-ci regrettera ses propos en privé immédiatement après l’entretien. Seulement le mal était fait et entraînera sur le champ, dans une violence inouïe, la réprobation de la quasi-totalité de la classe politico-médiatique, rendant actuelle cette célèbre saillie deFouquier-Tinville : « Donnez-moi une phrase de n’importe qui, et je me charge de le faire pendre ! ».

C’est à partir de ce jour funeste et de ce mot honni que JMLP sera médiatiquement lynché et isolé à perpétuité dans le « couloir de la mort » du « politiquement correct » que Beaumarchais stigmatisait en ces termes : « Les réputations sont faites par des gredins et exploitées par des sots ».

Près de vingt ans plus tard, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, JMLP exprimera ses regrets pour avoir blessé le peuple juif lors de sa précédente déclaration, puis, le 31 janvier 1995, il fit un instant de silence à la mémoire des victimes juives de ce camp…

Abasourdi dans un premier temps par l’ampleur des cris d’orfraie qui inondaient ondes et quotidiens, le « Menhir » décida de répliquer et engagea dès lors un combat sans merci, âpre, farouche, sans la moindre concession contre « l’establishment ». Puisqu’on lui déclare la guerre, il relèvera le gant ! Fini les bonnes intentions ! Il deviendra, pour la circonstance, « sauvage », « polémiste », « provocateur » contre ceux qui cherchent à le trucider et contre ces mêmes associations juives qui l’ont trop hâtivement condamné, lui, qui se réclamait de leurs amis...

Se taire, se terrer, faire amende honorable ? Jamais ! Tendre l’autre joue en signe de contrition ? Pour toute autre personne que lui, cela aurait été possible : Pas pour JMLP ! Son orgueil aidant, il ne supporte pas d'être bafoué, humilié, méprisé, blessé. Accepter l'offense sans se défendre au nom d'un amour passé, cela dépasse ce dont il est capable. Le Breton est pugnace, coriace, bagarreur… teigneux qu’on on l’accule dans ses derniers retranchements. C’est un ancien légionnaire parachutiste, guerrier dans l’âme ; alors, il rendra coup pour coup !

C’est ainsi que, pour le plus grand bonheur du journaliste Jean-Jacques Bourdin,bavant et piaffant d’impatience dans l’attente de la petite phrase scandaleuse bien juteuse qui le propulserait aux nues de la gloire médiatique (« Le pauvre homme ! », comme disait Orgon dans Tartuffe), JMLP réitéra, le 2 avril 2015, son mot assassin qui provoqua une nouvelle levée de boucliers et une citation par le parquet à comparaître…

« L’ânerie humaine » professait Montaigne « est la source des pires catastrophes… mais aussi une mine d’or inépuisable pour qui sait l’exploiter ».

On s’est toujours posé la question de savoir si cette phrase –prononcée « trop facilement »- exprimait une véritable hostilité, ou si elle était dite surtout pour attirer l’attention. La réponse se trouve probablement dans cette confidence de JMLP au journaliste juif, Serge Moati : « Un Front national gentil n’intéresserait personne »…

Et pourtant, comme précédemment, il reconnaîtra la réalité du génocide des juifs et des horreurs des camps d’extermination, mais dans toute cette abomination, parmi toutes celles qui ont ébranlé la planète lors du dernier conflit, la question de l’emploi de chambres à gaz, pour atroces qu’elles soient, demeure à ses yeux un détail de la seconde guerre mondiale… Mais c’est justement dans les détails que le diable se cache et ce jour là, comme 28 ans auparavant, c’est Lucifer en personne qui se plut à apporter sa note démoniaque dans les réactions malveillantes…

José CASTANO

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

« Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte, que je ne puis espérer de lui échapper. Je succombe sans regret ; je vous laisse ma mémoire, elle vous sera chère et vous la défendrez » (Maximilien Robespierre)

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« Déclaration de Jean-Marie Le Pen du 18 septembre 1987 retranscrite dans leQuotidien de Paris ».

« Je voudrais dire aux juifs français, mes compatriotes qu'on a tenté d'effrayer par cette campagne mensongère, que je ne les confonds pas avec ceux qui prétendent parler en leur nom. La France a le même amour pour tous ses fils, quelles que soient leur race ou leurs religions ».

Cliquez sur ce lien : « Déclaration de Jean-Marie Le Pen du 18 septembre …

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