« Nous n’avons pas affaire à une migration, il s’agit d’une invasion »

« Nous n’avons pas affaire à une migration, il s’agit d’une invasion »

Publié par Dreuz Info le 3 mars 2016

Mardi 1er mars, l’expert en sécurité László Földi a donné une interview sur M1 Ma reggel (1ère chaîne de télé hongroise) au sujet des évènements qui se sont produits à la frontière gréco-macédonienne.

Rappel des faits : Une partie de la clôture a été abattue par des « migrants », lundi matin. La police macédonienne, avec des gaz lacrymogènes, a essayé de stopper ces masses (env. 25’000 personnes), mais beaucoup ont pu forcer le barrage et se déverser sur le territoire macédonien. Les autorités ont envoyé des renforts sur place, des unités spéciales avec des hélicoptères ont surveillé la frontière, et ils ont déployé des canons à eau pour défendre la clôture.

Le journaliste demande à Földi : Sommes-nous assis à l’envers sur notre cheval ?

Nous les aidons alors qu’ils exigent … et si leurs attentes ne sont pas satisfaites ils cassent les barrières. En même temps, ils revendiquent être pacifiques.

Est-ce qu’on ne devrait pas extraire de ces masses les meneurs qui incitent les foules à l’émeute ? Ça va mal finir !

(Selon László Földi, un phénomène similaire à ce qui s’est passé à Röszke (Hongrie), l’an dernier se déroule à la frontière macédonienne.)

Les migrants ont tenté de forcer le cordon policier, ce que les autorités hongroises ont essayé d’empêcher, alors que la police serbe a regardé passivement tout cela. Pourtant, on peut considérer cela comme un crime dans les deux pays…

La convention de Genève s’applique aux soldats, pas aux prisonniers de guerre qui sont des saboteurs ou des espions. Pour agir efficacement, il faudrait tout d’abord reconnaître que nous sommes en guerre.

Nous n’avons pas à faire à une migration, ou des migrations, il s’agit d’une invasion

Les Serbes et les Grecs devraient également protéger leurs frontières.

Encore une fois, il est important de définir la situation. Ici, nous n’avons pas à faire à une migration, ou des migrations, il s’agit d’une invasion.

La caractéristique d’une invasion, c’est que vous pouvez la prévenir mais pas la stopper. Si, avec l’invasion, la Grèce tombe, les autres pays vont subir le même sort.

László Földi :

On ne peut pas envoyer sur les lignes de combat les soldats sans ordre de tirer (…), on ne peut pas les engager dans un combat juste en montrant qu’ils ont des armes, sans ordre de tirer. Ceci ne fera qu’exciter encore plus les foules d’envahisseurs en face. Dans leurs pays, montrer des armes ne fait pas peur à ceux qu’on appelle bien sûr « des réfugiés », … chez eux l’arme n’est pas utilisée pour donner un signe d’intimidation mais pour être utilisée. Sans pouvoir se servir des armes, il n’y a aucun effet dissuasif. Actuellement nous n’avons aucun ordre de tirer …

Je ne dis pas que les soldats doivent être déployés pour tirer, le but n’est pas d’avoir des morts, mais je vous dis que si nous déployons l’armée avec des armes sur la ligne de front, ça doit être accompagné d’un ordre de tirer.

Et à l’heure actuelle, il n’y a pas d’ordre pour tirer, en Europe.

László Földi précise qu’il sera encore plus important de ne plus utiliser des symboles qui excitent la foule des envahisseurs … et surtout ceux qui contrôlent cette foule.

De toute façon, dit Földi, la foule va payer les frais de l’invasion, … qu’ils restent ici ou qu’ils rentrent chez eux. Dans ce contexte, il aurait été plus important de prévenir l’invasion que d’essayer de la stopper [une fois commencée]

Selon László Földi, les mots antérieurs d’Angela Merkel, selon lesquels les Allemands ne doivent pas changer de politique migratoire, politique « qui est parfaitement adaptée à la situation », ne sont pas une invitation, mais doivent être plutôt considérer comme une incitation à une invasion généralisée.

Földi ajoute qu’il n’y a pas un contexte ressemblant à une situation de guerre en Macédoine … mais il y a bien une guerre en cours :

Alors que l’une des parties, les envahisseurs, a pris note de ce fait, l’autre partie ne l’a pas fait. Mais lorsqu’Angela Merkel, sera capable d’admettre qu’une politique bien intentionnée sur l’asile a pris fin, on pourra alors changer de langage, on ne parlera plus de trafiquants d’êtres humains, mais de saboteurs de guerre, parce qu’on appelle ainsi ceux qui attaquent la protection des frontières.

Selon la Convention de Genève, le statut de prisonniers de guerre ne concerne pas les espions et les saboteurs, afin qu’ils puissent être retirés immédiatement du système.

Cependant, aujourd’hui, les trafiquants d’êtres humains, les passeurs sont protégés par des foules d’avocats qui assurent leurs avenirs. (ND : Grâce aux Droits de l’Homme et à l’assistance judiciaire gratuite, octroyée, selon les conventions européennes…)

Le revenu annuel des passeurs en 2015 a été au minimum de 15 milliards d’euros

György Nogràdi, également spécialiste de la sécurité, a dit que le revenu annuel des passeurs en 2015 a été au minimum de 15 milliards d’euros. Selon György Nogràdi, les passeurs sont environ 30’000. Si nous connaissons leur nombre, nous devrions alors également savoir qui ils sont, comment ils opèrent. Ne pourrait-on pas alors les arrêter et les extraire du système ?

D’autre part, c’est de la responsabilité des Grecs que l’on n’arrive pas sur ses côtes sans avoir les deux documents requis : un passeport et un visa. Celui qui ne disposerait pas de ces documents ne devrait pas pouvoir fouler une terre de l’Europe.

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László Földi n’arrive pas non plus à comprendre le comportement de la Turquie, membre de l’OTAN.

Son rôle n’est pas de faire du chantage mais, selon les conventions, la Turquie serait obligée d’empêcher l’invasion de son propre chef, indépendamment du fait qu’il y ait un « dédommagement » ou non. Un éventuel « dédommagement » est une toute autre question que les États membres de l’OTAN devraient, selon leurs intérêts bien compris, fournir, ou non, à la Turquie.

Cependant, comme les Turcs ne font rien, l’appartenance de la Turquie à l’OTAN devrait être suspendue … comme un exemple à montrer aux autres membres.

Ce n’est pas sorcier de comprendre ce qui doit être fait le long des frontières.

Si nous sortions dans les rues pour protester, sans autorisation, les policiers feraient tout pour nous disperser immédiatement, et nous pourrions être arrêtés. […] si nous forcions radicalement les frontières, nous pourrions être abattus par l’autre côté.

Aujourd’hui, cependant, tout le monde est terrifié par la colère de Bruxelles, et emporté par le courant politique d’Angela Merkel, ce qui est très difficile à briser, parce que si quelqu’un voulait prendre un autre chemin (par exemple suivre l’exemple des pays du V4) il serait considéré comme un collabo avec l’ennemi, alors que les réels ennemis sont ceux qui collaborent à l’invasion.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © P. Kandel pour Dreuz.info.

http://www.hirado.hu/2016/03/01/foldi-loparancs-kellene-a-hataron/

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