la soumission à l’islam ?

Glissement progressif vers la soumission à l’islam

PUBLIÉ PAR GUY MILLIÈRE LE 2 FÉVRIER 2016

Le processus est déjà enclenché depuis des années. Il s’accentue. Parler d’islam autrement que pour dire « religion de paix et d’amour » ne se fait quasiment plus.

Les humoristes les plus irrespectueux ont renoncé à toucher au sujet depuis le massacre commis à Charlie Hebdo, et le magazine Charlie Hebdo lui-même préfère désormais s’en prendre à Dieu en général, ou au pape.

Des spectacles injurieux envers le christianisme sont au programme de salles de spectacle, mais aucun programme ne portera jamais le titre d’un spectacle qui toucherait un tant soit peu la religion musulmane, si ce n’est de manière prosélyte et révérencieuse.

Les magazines qui osent encore énoncer quelques vérités minimales reçoivent des menaces.

Tout propos jugé inconvenant sur Mohamed ou ses disciples peut valoir à son auteur d’être traîné en justice et d’avoir à s’acquitter d’une lourde amende.

Quand un acte terroriste est commis, son auteur est décrit comme quelqu’un qui s’est « radicalisé » : il n’est jamais dit radicalisé par rapport à quelle religion. Tous les gens qui lisent ou entendent le mot « radicalisé » savent de quelle religion il s’agit. Mais le nom de la religion, lui, est omis.

L’expression redondante « islamisme radical » subsiste et se trouve encore utilisée parfois, mais c’est aussitôt pour dire que l’« islamisme radical » est une étrange secte sans le moindre rapport avec l’islam.

Ce sont là autant de signes d’une soumission qui ne s’avoue pas, mais n’en existe pas moins.

D’autres signes de soumission abondent.

On parle de remontée de l’antisémitisme en Europe, mais l’antisémitisme en question n’est jamais défini ou presque : parler de l’antisémitisme d’extrême droite (en net recul) est plus aisé que parler de l’antisémitisme musulman, quand bien même quasiment tous les actes antisémites violents commis depuis des années sont des actes antisémites mu­sulmans.

On parle du port de la kippa après l’agression d’un enseignant juif à Marseille, et on en vient aussitôt à parler de « signes religieux » : le voile islamique se trouve alors présenté comme un « signe », alors qu’il est bien davantage et renvoie au statut des femmes dans le monde musulman, et trace une distinction entre femmes pudiques (voilées) et femmes impudiques, dignes d’un traitement tel celui subi par des centaines de femmes en Allemagne ces derniers jours.

On parle des massacres de chrétiens en terre d’islam, mais pour dire qu’il s’agit d’exactions de fous furieux et de radicaux, pas d’un comportement qui prévaut depuis des siècles vis-à-vis des chrétiens en terre d’islam.

On parle d’Israël désormais en Europe comme on en parle en terre d’islam et, quand un terroriste islamique égorge au couteau une mère sous les yeux de ses enfants, on n’en parle pas, ou on dit qu’un « Palestinien » a commis une action qui s’est révélée mortelle : des journalistes n’oublient pas de rappeler que la mère égorgée résidait dans un « colonie ».

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On s’accoutume à voir dans les rues des militaires devant des églises, des synagogues, des écoles. Cela devient la nouvelle normalité.

Lorsqu’on prend l’avion, on s’habitue aux mesures de sécurité qui impliquent désormais d’enlever sa ceinture et ses chaussures, de vider ses poches, de passer les bras levés au travers d’un appareil qui permet de voir si on ne porte pas sur soi d’explosif introduit dans le corps sous forme de suppositoire. On s’habitue à devoir être trois heures à l’avance à l’aéroport.

Personne ne se pose de questions.

Si des questions venaient, la réponse serait qu’il y a des risques « terroristes ». Tous ceux qui entendent le mot « risques » savent de quels «risques » il s’agit. Mais personne ne murmure le moindre adjectif capable de renvoyer à quoi que ce soit qui aurait un rapport avec La Mecque.

Se trouve rarement évoqué le coût immense de tout cela. Portiques de sécurité. Renforce­ment des frontières. Armes. Soldats. Policiers. Personnes assassinées ou devant survivre mutilées. Édifices détruits.

Se trouve rarement évoquée l’histoire de l’islam. Ou les préceptes de l’islam. Ou encore le nombre de musulmans sur terre voulant l’application stricte des préceptes de l’islam.

Évoquer certaines choses est devenu une marque d’insoumission…

Guy Millière

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