Que la lecture de cet article fasse changer d'idée,ceux qui sont encore indécis.

Discours de Robert Ménard à Toulon au meeting de Marion Maréchal-Le Pen

« Mesdames, Messieurs, Chers amis, Cher Marc-Etienne, Chère Marion,

Douze jours…

Dans douze jours nous saurons. Nous saurons si cette région veut vivre ou si elle veut mourir. Dans douze jours, nous saurons si ce pays a compris la terrible leçon du 13 novembre ou si, une fois encore, une majorité de nos compatriotes vont continuer à croire que le mensonge est la vérité et que la vérité est le mensonge.

Oui, douze petits jours nous séparent de la réponse à cette question essentielle : quand sonnera le premier coup d’arrêt au renoncement et à la décadence ? Venu parmi vous à l’occasion d’une élection régionale, j’aurais aimé vous parler des enjeux régionaux. J’aurais aimé que nous soyons encore aux temps heureux où l’on pouvait faire campagne en proclamant, par exemple, qu’il faut baisser la fiscalité. Est-il normal que la région PACA détienne le record de la carte grise la plus chère de France ? J’aurais aimé vous parler de la dette. Est-il sain que la région PACA soit l’une des régions les plus endettées de France ?

Mais, moi qui ne suis candidat à rien, qui ne brigue dans cette campagne aucun poste, aucun mandat, aucun titre, si ce n’est celui d’être, à vos côtés, un militant, seulement un militant, je suis libre de ne pas aborder ces questions, libre de dire que l’urgence n’est pas là, que l’impérieuse, que l’absolue urgence n’est pas là.

Nos régions ont-elles besoin d’un super-prof pour inaugurer des super-lycées ? De super-ingénieurs pour organiser une super-filière-régionale-des-déchets ? De super-geeks pour développer de super-régions-numériques ? Non… Ou pas seulement. Ces indispensables compétences, le Front national les a. Mais l’essentiel n’est plus là. Car ces Régionales ne sont pas une élection comme les autres. Depuis le 13 novembre, elles ne peuvent plus l’être. Ce rendez-vous électoral est devenu un rendez-vous avec l’histoire.

Dans douze jours, il ne s’agira pas d’élire des technocrates, des experts, des administrateurs ou des politiciens. Il s’agira de nous choisir des chefs. Nous avons besoin de chefs ! D’hommes et de femmes portés – je pèse mes mots – par une conception héroïque du monde, inspirés par un idéal spirituel. Des êtres solides au physique comme au moral.

Les premiers chrétiens utilisaient l’expression «athlète de la foi» pour désigner les meilleurs d’entre eux. C’est exactement ce dont nous avons besoin dans notre pays aujourd’hui : des athlètes politiques ayant foi en la France, en notre patrie millénaire. Nous avons besoin, selon le mot de Charles Péguy, d’hommes qui bâtissent leur politique sur une mystique. Pas sur un compte d’exploitation ou un budget prévisionnel.

Quand on voit ce que fut notre patrie, quand on voit comment certains l’ont dénaturée, l’ont trahie, l’ont vendue… on voudrait que nous parlions du «développement numérique», de la «démocratie participative», de «l’attractivité des territoires», alors que nous sommes rongés de l’intérieur! On voudrait que nous n’ayons pas envie de vomir. On voudrait que nous nous contentions d’aller «résister» en buvant un café à la terrasse d’un bistrot, en faisant des concours de bougies ou en partageant des pancartes sur internet…

«Je suis Charlie», «Je suis Paris», «Je suis terrasse», «Je suis chien»… Qu’on les juge émouvantes ou l’accablant témoignage d’une société immature, aucune de ces réactions collectives n’a été et n’est à la hauteur de ce que nous vivons. Imagine-t-on les Français de 1916 se promenant dans les rues de Paris avec un panneau «Je suis Verdun» ? Ou ceux de 1944 accueillant De Gaulle à Notre-Dame avec un panneau «Je suis Charles» ?

Dans les circonstances qui s’annoncent, il n’est qu’un mot d’ordre possible : «Je suis Français!» Je suis Français et je veux le rester! Je suis Français et je veux retrouver la France, notre France. La France de Louis XIV, la France de Napoléon, la France – je n’ose prononcer son nom sans l’accord du ministère de l’Intérieur… – la France de Charles Martel… Une France où l’on ne mourait pas pour une cigarette refusée, pour un regard échangé. Une France qui n’était pas celle du multiculturel laïque et obligatoire. Une France où un élu du RPR n’aurait jamais été viré de son parti pour avoir cité le général de Gaulle. Une France où Nicolas Sarkozy n’était que le maire de Neuilly et pas encore le porte-valise de l’émir du Qatar.

Oui, l’enjeu est identitaire. Oui, c’est une question de survie pour la France et pour l’Europe. Et nous n’avons pas le choix: ce sont les socialistes, les communistes, l’ex-RPR, l’ex-UMP, qui ont ouvert les frontières, qui ont prôné le droit du sol, qui ont naturalisé à tour de bras, qui ont voulu le regroupement familial.

Qui a dit, qui a osé dire en 2010: « Je suis fier d’être le président d’une grande région musulmane» ? Qui ? Michel Vauzelle, le président de cette région. Michel Vauzelle qui est un renégat de l’identité française ! Qui a dit, qui a osé dire: «Dialoguer avec l’islam, c’est rester fidèle à notre identité républicaine» ?

Oui, il y a un lien entre immigration de masse, islamisation et terrorisme. Oui, il y a un lien entre nos banlieues et les djihadistes. Oui, il y a un lien entre les prétendus «réfugiés» et les morts que nous enterrons !

Je vous le dis, oui, je veux continuer à vivre dans un pays où l’on parle français et non pas une espèce de sabir de banlieue. Je veux continuer à me promener dans des villages bâtis à l’ombre des églises. Je veux une crèche dans mon hôtel de ville. Je veux une messe le premier jour de la feria. Je veux être français en France. Je ne veux plus que nos régions financent des associations qui, au fond, haïssent mon pays. Je veux qu’on fiche dehors tous ceux qui nous combattent, qui nous crachent à la figure, qui se réjouissent en douce de la guerre qu’on nous fait, des morts que nous pleurons. Je veux qu’on éradique le cancer islamiste. Qu’on surveille, qu’on assigne à résidence, qu’on expulse, qu’on déchoie de leur nationalité, qu’on ferme les mosquées salafistes, les associations pyromanes, qu’on fasse taire les imams incendiaires, qu’on rétablisse les frontières, en un mot qu’on remette de l’ordre.

Je le sais: gagner une région, gagner votre région ne permettra pas d’arrêter la lente agonie de ce pays, de notre pays. Mais ce sera un signal fort, un signal d’espoir. On saura, toute la France saura que rien n’est perdu, qu’il y a une voie, un chemin. Que nous pouvons nous en sortir, que nous pouvons relever la tête.

Ce signal résonne chez certains comme une sirène d’alarme. Depuis hier, nous sommes face à une déferlante d’attaques.Nos adversaires sont terrifiés par cette victoire qui s’annonce et parce qu’ils sont terrifiés, ils ont des réactions terrifiantes. Terrifiantes de bêtise…

Ainsi, ce collectif de 382 artistes qui, dans Libération, dénient au FN un intérêt sincère pour la création culturelle. Permettez-moi d’en citer quelques-uns. Vous les connaissez tous, évidemment : la célèbre Véronique Boudier, le formidable Julien Bouillon, le dynamique Erik Bullot,le fier Enrique Ramirez… Il y en 382 comme cela, 382 presque tous totalement inconnus qui nous soupçonnent de vouloir les empêcher de travailler. Mais, mesdames et messieurs les signataires, nous ne savions même pas que vous existiez ! Et 99% des Français sont comme nous ! Et vous prétendez incarner la culture en 2015 ?

Quand ce ne sont pas les artistes, c’est le grand patronat ! Pierre Gattaz prétend défendre l’entreprise, mais il ne défend qu’une seule entreprise, l’entreprise Hollande-Sarko, l’entreprise Sarkoland! L’entreprise mondialiste pour ouvrir les frontières et faire pression sur les salaires des travailleurs. Et quand ce n’est ni le patronat, ni les artistes, c’est la presse locale, c’est la Voix du Nord qui nous attaque, c’est La Provence ou Midi Libre qui nous harcèlent. Ils en auraient le droit s’ils vivaient de leurs lecteurs et de leur publicité. Mais c’est l’argent du contribuable qui leur permet de survivre. Alors, à défaut d’un devoir de réserve, au moins un peu de décence, un peu de respect pour les contribuables qui sont aussi des citoyens. La meilleure réponse à ce tombereau de bêtise et de bassesse, c’est notre vote, ce sera dimanche !

Marion et sa jeunesse aux commandes de cette région, c’est un gant que nous allons jeter aux visages de tous ceux qui défigurent la France, qui la veulent surtout, avant tout, multiculturelle et mélangée. Qui veulent que la France ne ressemble plus à la France Marion victorieuse, ce serait une victoire pour tout le pays. Pas seulement pour vous. Mais aussi pour nous, nous de l’autre côté du Rhône.

C’est pour cela que je suis ici. On a besoin que vous portiez Marion à la tête de la région. Il se joue ici bien plus qu’une élection régionale. Il se joue ici – je pèse mes mots – une partie de l’avenir de ce pays.

Gagner le 13 décembre en Provence, c’est ouvrir les portes de l’Élysée à Marine. Marion à Marseille c’est, demain, Marine à Paris! On compte sur vous! La France compte sur vous.

Soyez fiers de ce que vous êtes. Soyez fiers de ce que vous allez faire.

Vous êtes la France, la vraie France. Merci à vous!

Merci Marion!

Rendez-vous, le 13 au soir, à Marseille, à l’hôtel de région!

Et vive la France ! »

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