COP 21? Dela poudre aux yeux!!!

LE GIEC FACE À SES CONTRADICTIONS
Chute du «cours» de la sensibilité climatique sur le marché de la modélisation :
mauvais présage la COP 21 ?


Par François Gervais, professeur émérite de l’université François Rabelais de Tours.
Conférence du 12 octobre 2015
Que cache ce titre un peu provocateur ?
La sensibilité climatique est définie comme l’élévation de la température de la Terre en cas de doublement dans l’air du taux de CO² émis par l’activité humaine.Depuis 2000, il n’y a pas d’accord des scientifiques sur le sujet et on assiste à une baisse de la production de la littérature scientifique le concernant. La sensibilité climatique pourrait remonter à l’époque de Margaret Thatcher : la température montait et la Grande-Bretagne, confrontée à une gigantesque grève des mineurs et qui n’avait pas encore découvert de pétrole, recherchait des ressourcesénergétiques…

Les modèles du GIEC face aux réalités du climat
Le professeur François Gervais, qui a été choisi par le Groupe international d’experts sur le climat (GIEC) comme relecteur critique (« expert reviewer ») de son dernier rapport AR 5, a étudié les trois brouillons successifs et le rapport final. Ses remarques n’ont pas été prises en compte par le GIEC. Actuellement, le GIEC envisage quatre scénarios différents de réchauffement, des modèles de climat qui ne sont pas d’accord entre eux, se réfutent les uns les autres et, surtout, pour un même scénario d’émissions de CO², divergent des mesures de températures. On approche des vingt ans sans augmentation des températures…
Il y a des incertitudes sur lesrétroactions (feedbacks). Le GIEC envisage des rétroactions positivesalors que les scientifiques considèrent qu’elles sont négatives.
En privilégiant les valeurs basses, leGIEC lui-même ne semble-t-il pascroire aux prévisions exagérées deses modèles ? La formule de Myrhe(1998) prévoyait une variation positive ou négative de 1,1° C pour un doublement du CO².
Depuis 2002, une chute du réchauffement, non prévue par le GIEC, est observée. Il s’agirait du
début de la phase descendante d’un cycle de soixante ans. Les températures les plus précises, mesurées par les satellites, indiquent une courbe qui induirait une chute de la température par siècle de 0,3° C (pour l’université d’Huntsville, Alabama, UAH) à 0,5° C (selon le Remote Sensing System, RSS).

Évolution de la température et des émissions de CO²
Le « réchauffement climatique » a commencé à la fin du dernier petit âge glaciaire (1695) soit, un réchauffement de 1° C depuis Louis XIV. Le relevé (en rouge) des températures
effectué à Londres par le Central England Temperatur (CET) depuis 1659, rapproché de la courbe noire des émissions de CO² (en tonnes) indique une élévation moyenne de température de 0,26° C par siècle. La ligne de tirets rouges représente le niveau des températures prévues dans unsiècle, supposées liées aux émissions de CO² par le dernier modèle climatique.
Les cycles de température
Les courbes de la simulation de la température moyenne des grandes villes d’Europe indiquent des cycles de 248 ans (De Wriess, Suess) et de 60 ans (AMO). Les deux cycles viennent de passer par un maximum et amorcent leur décroissance. La moindre activité du cycle des taches solaires se confirme.
Le CO² est-il coupable ?
Le CO² représente 0,04 % (400 ppm) de l’air ; part qui a augmenté de 0,01 % depuis 1969.
Selon le GIEC lui-même, le potentiel de réchauffement produit par le méthane (CH4) est de 24 fois supérieur à celui du CO², celui du protoxyde d’azote (N²O) 300 fois.
Ces gaz, très peu concentrés dans l’air, respectivement 1,8 ppm et 0,3 ppm, sont donc loin de la quasisaturation de vapeur d’eau (H²O) et de CO². Depuis vingt ans, 40 % de tout le CO² émis par les combustibles fossiles n’a pas eu d’impact sur la température. Le CO² est un boucémissaire mais reste aussi indispensable à la croissance des plantes : au printemps,

il y a moins de CO² car les plantes en manquent, en automne, il y en a plus. Il favorise la végétation dans les zones arides. Dans la durée, Il apparait que les variations de volume du CO² sont en retard sur celles de la température. La « conséquence » précéderait la « cause » clamée ? Les émetteurs de CO²

L’Europe produit 11 % des émissions, derrière la Chine, les États-Unis et un groupe de trois pays du G8 (Japon, Russie, Canada) associé à l’Australie. Un Chinois émet 27 % de plus de CO² qu’un Français mais 2,6 fois moins qu’un Américain. Les plus gros émetteurs ne sont pas contraints par le protocole de Tokyo ou en sont sortis… Les gouvernements ont censuré le paragraphe sur Kyoto dans le rapport AR 5 du GIEC.
Plus de 90 % de l’énergie est issue des combustibles fossiles. Le charbon abondant, avec des réserves pour trois siècles, et donc bon marché, incite à la multiplication des centrales thermiques. Il est cependant polluant par les suies, les fumées et les particules. Il est aussi dangereux à extraire et cause la mort de 5 000 à 10 000 mineurs chaque année, sans compter les victimes de graves affections des poumons.
La facture « salée » des énergies nouvelles
L’électricité de source éolienne ou solaire a un défaut, son intermittence impose l’adjonction de centrales thermiques à gaz qui, fonctionnant exclusivement en secours, ne sont pas rentables. Leur coût réel est difficile à chiffrer : coût du réseau de récupération de l’électricité produite de manière disséminée (50 % du coût de l’électricité en Australie) ; coût énergétique élevé de la fabrication des panneaux solaires d’une durée de vie limitée (vingt ans) ; coût de la maintenance des éoliennes marines en milieu salin et corrosif.
L’intérêt des politiques de réduction du CO² est discutable. Au niveau européen, le plan envisagé couterait 20 % du budget européen pour une réductionde température de 0,005° C à 0,014° C pour la planète. Pour la France, le gain seraitde 0,0003 à 0,0007° C. Que penserait notre Cour des Comptes d’une politique si peu efficace que l’on ne pourrait pas en mesurer l’impact ?

Le prix de l’électricité des énergies alternatives est élevé. En 2011, le kWh revenait en moyenne à 18,3 centimes d’euro dans l’Union européenne : 25,3 en Allemagne, 20,8 en Italie, 19,7 en Autriche, 15,8 au Royaume-Uni, 14,2 en France, 12,4 en Grèce, 10,9 en Roumanie, 8,7 en Bulgarie.
Pourquoi une telle obstination ?
L’impact sur le climat des politiques de réduction des émissions de CO², selon l’hypothèse d’un doublement du CO² anthropique dans l’air, serait de 1° à 2,5° C.
Mais depuis vingt ans, l’augmentation annuelle du CO² semble se limiter d’elle-même ce que le GIEC explique par le fait que la chaleur se « cacherait » dans les océans…
Les émissions de CO², ne pouvant plus être désignées comme coupables d’un réchauffement qui a pris fin, sont rendues responsable des catastrophes naturelles, inondations, tempêtes, canicules, cyclones, etc.
Le Groupe international d’experts sur le climat comporte beaucoup de gens sérieux, réunis en divers groupes de travail : progression de la température,

ARRI – Lettre bimestrielle novembre 2015
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probabilités en cas d’augmentation de la température de 1, 2 ou 3° C. Le travail de recherche est lié aux contrats privés en raison de la réduction des crédits d’État.
La « sensibilité climatique » est devenue un gigantesque « business ». Les besoins en cas de réchauffement du climat sont évalués par la Banque mondiale à 89 000 milliards de dollars et il faut trouver 100 milliards par an pour le « fond vert »
destiné aux pays en développement pour limiter leurs émissions. D’aucuns imaginent
que ce dialogue international pourrait permettre à l’ONU d’initier une certaine gouvernance mondiale : tous contre le réchauffement ! 
François GERVAIS, professeur émérite de l’université
François Rabelais de Tours, est un physicien qui exercé diverses fonctions au CNRS à Orléans et à Tours de 1982 à 2012.
Conseiller scientifique du pôle de compétitivité « Sciences &
systèmes de l’énergie électrique » (S2E2) de 2005 à 2011,
« expert reviewer » du rapport AR 5 du GIEC de 2011 à 2012.
Auteur de 282 publications, dont cinq ouvrages, il a publié en
2013 : L’innocence du carbone aux Éditions Albin Michel.

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