Vous méprisez les morts français, vous êtes l’ennemi de la France.

J’accuse Hollande de Haute trahison

Publié le 2 juillet 2015

par Pierre Le Jeune

Pour une raison seulement connue de lui, le Président de la France fit un aller-retour Alger dans l’après-midi du 15 juin 2015. En seulement cinq heures de présence locale il eut le temps de dire et de faire ce qu’aucun chef d’Etat et chef des Armées ne se permettrait de faire sous peine de Haute Trahison : « Passer à l’ennemi ».

Monsieur Hollande, dès son arrivée, a tenu à rendre hommage aux valeureux fellaghas morts en combattant l’armée française de 1954 à 1962. Il déposa pour eux une gerbe de fleurs au pied du « Monument des Martyrs » qui, avec d’autres, tuèrent, égorgèrent, émasculèrent, éventrèrent plus de 28 000 soldats français, pour la plupart des jeunes appelés, sans oublier les actes de violence de toutes sortes infligés à la population, les pied-noirs, qui ne répondaient pas à leurs exigences.

Ci-dessous la lettre de P. Lejeune

Là, monsieur Hollande, vous qui n’avez pas arrêté de commémorer toutes les guerres françaises avec faste et discours insipides, là donc, vous avez versé de l’acide dans la plaie la plus sensible et la plus profonde de parents et d’amis de tous ces jeunes enfants de France et d’Afrique du Nord (pied-noir de Tunisie mon frère a fait trente mois en Algérie).

Vous méprisez les morts français, vous êtes l’ennemi de la France.

Avec vous au moins on sait d’entrée à quoi s’en tenir : vous baissez culotte et léchez les babouches.

Cet acte ignominieux, commis de sang froid, est digne du charlatan que vous êtes et n’a pour nom que Trahison au plus haut niveau de l’Etat.

Ce fut ensuite votre misérable cynisme qui vous permis de donner un bulletin de santé aberrant du Président Bouteflika. Vous dites qu’au cours de vos entretiens ce dernier fit preuve « d’une grande maîtrise intellectuelle » et d’ajouter qu’il était « rare de rencontrer un chef d’état qui a une telle alacrité (Larousse : enjouement, vivacité), cette capacité de jugement » et de poursuivre « je ne suis pas médecin (ça on le sait depuis trois ans !)… mais ce que je peux vous dire c’est que la qualité de la discussion que nous avons eue pendant près de deux heures (il fallait bien cela !) était particulièrement intense et particulièrement élevé » et « sur le plan physique il ne peut se déplacer facilement » mais vous ajoutez aussitôt « il a toutes ses capacités et il l’a montré, pour apporter sa sagesse et son jugement pour régler les crises du monde »

Ben voyons : c’est le Bon Dieu ! Quelle hypocrisie ! Quel mépris du peuple algérien !

Hollande, vous n’êtes qu’un crapoussin intrigant et sycophante.

Même la presse algérienne ne fut pas tendre avec vous « le Président fut occupé à nous vendre un président algérien brillant à le rendre jaloux. De mémoire d’algérien jamais un président français n’a osé une telle extravagance et en public qui plus est » (Yacine K. – Le Matin).

Et un autre d’ajouter « nous savions le jeu politique pervers mais là il est quasi burlesque. Dieu que tout cela est pathétique ».

Le quotidien « le Matin » a même titré à la une « Merci pour ce moment » et vous a accusé de tromperie en annonçant des pourparlers avancés pour l’implantation d’une usine Peugeot/Citroën qui, en réalité, se dirigerait vers le Maroc. C’est même déjà fait ! La presse algérienne, tout en restant polie, voit donc en vous un « comique » hors des réalités et capable de commettre des actes immoraux.

Si en France vous amusez le peuple avec vos « hétaires », à l’étranger vous passez pour un pied-plat. Enfin, votre conception de la vérité a surpris la plupart des élus algériens. Vous avez fait preuve d’une indigence intellectuelle et historique alors que vous vous targuez de huit mois de stage à l’ambassade d’Alger en 1978.

Ce que vous dites de la « colonisation » est d’une malhonnêteté criminelle au point que vos auditeurs se sont interrogés sur vos intentions.

Je vous cite « Pendant 132 ans l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal, ce système a un nom, c’est la colonisation, et je reconnais ici les souffrances que la colonisation a infligé au peuple algérien. Parmi ces souffrances il y a eu les massacres de Sétif, de Guelma, de Kherrata, qui, je sais, demeurent ancrés dans la conscience des Algériens mais aussi des Français. Parce qu’à Sétif, le 8 mai 1945, le jour même où le monde triomphait de la barbarie, la France manquait à ses valeurs universelles. (…) La paix des mémoires, à laquelle j’aspire, repose sur la connaissance et la divulgation de l’Histoire ».

Tous les Pied-noirs ont éprouvé le désir de vous faire taire définitivement car vous nous avez insultés, déshonorés, assassinés pour la énième fois. Comme la plupart des pied-noir j’ai des amis tunisiens, marocains, ceux-là vous méprisent, quant à moi je souhaite supprimer la bête immonde qui vous habite, le lâche qui se raccroche à de Gaulle sans parvenir à ses chevilles. Nous vous accusons de forfaiture en falsifiant l’histoire.

Vous n’êtes qu’un « m’as-tu-vu » arrivé à la tête de la France par défaut, en méprisant les « sans dent ».

Pour réduire votre ignorance voici quelques réflexions d’Algériens connus :

Abderrahmane Fares (1911-1991) « S’il est en Algérie un domaine où l’effort de la France ne se discute pas, c’est bien celui de l’enseignement. On doit dire que l’école a été un succès certain. Les vieux maîtres ont apporté toute leur foi pédagogique, sans arrière pensée et leur influence a été extrêmement heureuse. »

Belkacem Ibazizen (1897-1980) « la scolarisation française en Algérie a fait faire aux arabes un bon de mille ans » Boualem Sansal (1949- Ecrivain) « En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi. Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants »

Bachir Ben Yamed (1928 à Djerba – Tunisie- Journaliste franco-tunisien) « A son indépendance, nul pays extérieur au monde occidental, Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d’une infrastructure aussi développée que celle de l’Algérie »

Malika Boussouf (1954 – Psy puis journaliste) « Si les Pied-noirs n’étaient pas partis en masse, l’Algérie ne serait peut-être pas dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve ».

Boualem Sansal « Trente ans après l’indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d’habitants et plus de « rapetout » qu’il n’abritait de colons. Beaucoup d’Algériens regrettent le départ des Pied-noir, nous aurions peut-être évité cette tragédie »

Hocine Aït Ahmed (1926- l’un des principaux chef du F.L.N.) a déclaré dans le numéro de juin 2005 de la revue ‘Ensemble’ « Chasser les Pied-noir a été plus qu’un crime, une faute, car notre chère patrie a perdu son identité sociale » Il ajoute « n’oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes [….] Il y a eu envers les pied-noir des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les arméniens » et de poursuivre : « La propagande française présentait les Pied-noir comme des négriers faisant suer le burnous. Ils refusaient soi-disant l’accès à l’école aux enfants arabes. Pour ma part, je me souviens d’avoir eu autant de camarades de classe de toutes communautés : chrétienne, musulmane, juive ou protestante, et ce, tant à Alger que dans le bled…voire plus dans ce dernier. Rumeur et calomnie ont fait leur œuvre, et il faut aujourd’hui que ce soit l’ex ennemi FLN qui rétablisse la vérité ».

Monsieur Hollande avez-vous entendu parler de M. Aït Ahmed ?

« Sa Vérité » est bien différente de votre vérité qui n’est que calomnie.

Comment pourrais-je vous saluer maintenant ?

Ah oui, je vous offre quelques gentiannes en attendant que vous disparissiez de notre monde le plus vite possible

Pierre Le Jeune

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