L'état des plages de nos jours
L'état des plages de nos jours

L'Algérie d'aujourd'hui....


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Après la diffusion des documentaires sur l’Algérie : « L’Algérie vue du ciel » par Yann Arthus Bertrand, sur France 2, et sur France 3 avec le magazine « Thalassa » sous le titre : «L’Algérie, une mer retrouvée» ....
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> > > > > > > On ne pourra pas dire que ce sont encore des articles "pieds-noirisés", ils ont été écrits par des journalistes Algériens ....
> > > Bonne lecture à tous en pensant que ce qui est là-bas commence aujourd'hui aussi chez nous......
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L'ALGERIE APRÈS UN DEMI-SIÈCLE D'INDÉPENDANCE.

25 Juin 2015

> En accompagnement du voyage éclair de François Hollande à Alger, la télévision française nous a proposé deux documentaires sur l’Algérie : « L’Algérie vue du ciel » par Yann Arthus Bertrand, sur France 2. Un documentaire magnifique qui nous a enchanté, mais, hélas ! Commenté par Yazid Tizi dans un texte très engagé et rempli de contre-vérités historiques et c’était tout à fait regrettable et inutile car la beauté des paysages se suffisait à elle-même.
> > > > > > > Le second, en revanche, offert par France 3 et son magazine « Thalassa » sous le titre : «L’Algérie, une mer retrouvée», est fortement sujet à polémique, notamment de la part des Algériens eux-mêmes.
> > > > > > > En effet, révélée par « Médiapart » le 13 juin, des reporters de l’émission se sont livrés à des commentaires peu flatteurs sur ce document filmé en Algérie et distribué dans plusieurs cinémathèques.
> > > > > > > Selon le quotidien algérien « Liberté » du 15 juin 2015, ce documentaire « L’Algérie, une mer retrouvée », nous a présenté une Algérie de carte postale, avec des allures d’un eldorado touristique, une sorte de Nouvelle-Calédonie sans Kanak. Des plages immaculées car nettoyées avant chaque prise de vue et filmées en vertu d’autorisations délivrées par 8 ministres, sans que cela soit mentionné à l’antenne par les producteurs et réalisateurs.
> > > > > > > Il a consterné les Algériens qui l’ont visionné. Il présentait des sites paradisiaques, des sports d’été, une harmonie de vie sans faille, etc. Les Algériens avaient la réelle impression de découvrir les côtes d’un pays étranger et non pas les plages jonchées d’ordures de toutes sortes que le commun des citoyens algérien fréquente.
> > > > > > > *Pourquoi vouloir à tout prix, même au prix de mensonges, vouloir donner de l’Algérie actuelle l’image de l’Algérie d’il y a soixante ans, l’image de l’Algérie « vivante », propre, gaie, où il faisait bon être venu au monde, grandir, vivre ?
> > > > > > > Écoutons certains intellectuels algériens qui ne sont pas aveuglés par une propagande destructrice et une indignation de mauvais aloi.
> > > > > > > L’Algérie qui fait s’écrier à la journaliste Raïna Raïkoum dans le « Quotidien d’Oran » :
> > > > > > > « Des milliers de bouteilles vides d’eau minérale emportées par le vent, roulant sur l’asphalte. Une terrible saleté sur les plages algériennes, des sachets, des détritus. Pas la saleté habituelle mais une saleté plus ample, plus grave, qui dure. Fallait-il libérer ce pays avec du sang pour, au final, le noyer dans la saleté ? »
> > > > > > > Et toujours dans « Le quotidien d’Oran »,Ahmed Farrah :
> > > > > > > « Le malheur d’une certaine frange d’Algériens (les vieux) c’est d’avoir des repères que les jeunes n’ont pas. L’indépendance a fait la fierté de notre peuple, mais peut-on, aujourd’hui, parler de fierté en Algérie alors que la régression est partout visible à rendre myope ? Le temps des bibliothèques scolaires et municipales, des librairies et des grandes éditions, des bouquinistes et des kiosques dans les villes et les villages. Le temps de la lecture et de la culture. Letemps où le maître d’école en blouse grise était le notable et le modèle. Le temps de l’obligation de sortir les poubelles à la tombée du jour et de les rentrer avant le passage de l’arroseuse communale qui nettoyait les rues. Le temps des denrées bien achalandées dans des lieux nets, propres et astiqués. Le temps de la pudeur, du respect, où l’on n’importunait pas les femmes dans les bus. Le temps des vertus et de l’honnêteté. Le temps des solidarités entre voisins qui partageaient ce qu’ils avaient. Il n’est nullement question de sentiments nostalgiques « pieds-noirisés », ni de l’idéalisation d’un passé décomposé (qu’est-ce que ce serait alors ?) mais simplement de rappeler que l’Algérien était alors travailleur, laborieux, appliqué, consciencieux, bien élevé, respectueux, sociable, pacifique et civilisé. Une fois le « colon » chassé où en sommes-nous un demi-siècle plus tard ? On récolte ce que l’on a semé ! »
> > > > > > > L’Algérie que Kamel Daoud décrit comme une « poubelle ». « Il y a quelque chose de lourd, de douteux et de trop insistant dans l’indignation. On y trouve une volonté de faire dans le zèle pour masquer quelques honteuses évidences. »
> > > > > > > Le Lac de Réghaïa, ce joyau de la nature à seulement 30 kms d’Alger, décrit comme un paradis puant, dans El Watan du 11 avril : « Un marécage aux odeurs pestilentielles, des marais aux eaux verdâtres où il est nécessaire de se boucher le nez pour l’approcher. »
> > > > > > > Ne serait-il pas plus honnête de présenter aux Algériens et aux Français le visage de l’Algérie telle qu’elle est devenue après un demi-siècle d’indépendance et non pas de tenter de l’enjoliver pour le plaisir de quelques uns et un déni de la réalité ?

Les journalistes algériens sont plus clairvoyants et mieux informés - plus honnêtes aussi - que les médias français

Très intéressant.


Le jugement intéressant de journalistes algériens vis-à-vis de "Moi président"venu promouvoir sa prochaine campagne présidentielle en Algériece dont ils n'ont pas été dupes...


Avec des trémolos dans la voix pour regretter cette colonisation dont ils n'exigent plus la moindre repentance.

Vengeance de l'Histoire torturée par la pensée unique et nouveau camouflet pour la France.


Monsieur HOLLANDE a qualifié la "colonisation" de système injuste....


Monsieur Slimane Bentoucha Journaliste algérien lui répond...la presse algérienne et les partis politiques à l’exception du FLN de M. Bouteflika de sa famille et de ses « copains »ne sont pas tendres sur la visite éclair de François Hollande qui en fait s’est fait le porte parole de l’aphasique Président algérien qui n’a même pas pu se montrer à ses côtés lors de la conférence.Le quotidien « Le Matin » titre même à la Une « Merci pour ce moment »se référant au livre de Valérie Trierweiler.

Il va même jusqu’à accuser Hollande de tromperie lorsqu’il annonce que les pourparlers sont avancés pour l’implantation d’une usine Peugeot/Citroën alors qu’en réalité ce grand projet se dirige plutôt vers les voisins marocains en 2019 pour un million de dollars. Et l’Algérie devra se satisfaire d’un lot de consolation comme la modeste usine Renault construite dans la hâte près d’Oran. (Et il ne se trompe pas : l’usine Peugeot/Citroen sera bien construite au Maroc avec une prévision de 90.000 véhicules/an).

« Merci pour ce moment »Monsieur le Président les Algériens se souviendront de vous de vos assurances sans retenues et de votre séquence d’anthologie politique comme ils se souviennent d’un autre président socialiste François Mitterrand.

« François Hollande ne nous aime pas. C’était du grand « foutage de gueule »Dans ce même quotidien sous la signature d’Ahcène Béttahar on peut lire : « François Hollande ne nous aime pas. C’était du grand « foutage de gueule » et une offense singulière à l’endroit des chefs d’état lucides qu’il côtoie ».

Kacem Madani : «Nous savions le jeu politique pervers mais là il est quasi burlesque. Dieu que tout cela est pathétique».

Yacine K. : «Le président a été très occupé à nous vendre un président algérien brillant à le rendre jaloux. De mémoire d’algérien jamais un président français n’a osé une telle extravagance et en public qui plus est.»

La colonisation nous a laissé un patrimoine inestimable que nous n’avons malheureusement pas su conserver soit par ignorance soit par bêtise

Toujours dans Le Matin Slimane Bentoucha remet les pendules à l’heure sur la repentance réclamée à corps et à cris par certains algériens et quelques pieds-rouges et métropolitains qui haïssent la France au point de la mépriser :

« Il est certain que celui qui a vu deux choses peut choisir plus facilement que celui qui n’a pas de choix.

C’est pourquoi une bonne partie des algériens qui ont connu les années fastes de l’Algérie est unanime à dire qu’avant les jours étaient meilleurs que ceux qu’ils vivent actuellement et ceux à venir.

En partant la colonisation nous a laissé un patrimoine inestimable que nous n’avons malheureusement pas su conserver soit par ignorance soit par bêtise.

Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur les villas et les immeubles encore visibles pour constater les dégâts.

Ces belles constructions entourées de grillages et de roses bien peintes avec des entrées magnifiques. Les rues paisibles et ombragées bordées de grands arbres avec de l’eau fraîche les salles de cinéma les stades de foot de volley les courts de tennis les piscines etc.

Après le départ des colons nous n’avons pas su garder ce patrimoine dans l’état où ils nous l’ont laissé

Finalement c’est nous les perdants en voyant nos villes et villages en 2015 avec la saleté partout

Tout le monde se dit musulman tout le monde s’accorde à dire que la propreté fait partie de la foi et nos mosquées sont pleines mais une fois dehors on devient des êtres inqualifiables.

Est-ce que nos villes et nos villages ressemblent à ceux des années 1960 ? Est-ce que les gens sont heureux d’y vivre ?

La plupart de nos enfants n’ont pour seule distraction que les rues.Les « maisons de jeunes » ne reçoivent que les garçons.

Comme si le mot « jeune » leur était uniquement réservé et qu’il est préférable de ne pas parler des femmes elles n’ont pas le droit aux loisirs.Avant on ne s’ennuyait jamais dans nos villes et nos villages. Aujourd’hui il ne reste rien de tout cela sauf des souvenirs qui nous font tant souffrir et cette nostalgie qui nous détruit…Dommage ! »

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