Un ami m'a écrit :

De mon côté et avec mes petits moyens je propose une solution qui, tant que la Tunisie tient, pourrait soulager l'Europe de cette filière qui est la plus importante et qui ne va que s'accroissant. Bien évidemment, comme à chaque fois, les passeurs trouveront une parade, c'est l'histoire toujours recommencée de la flèche et de la cuirasse, mais en attendant, si ça pouvait nous donner un peu de répit... Voici donc ma modeste proposition :

Lampedusa compte environ 6000 habitants. Les reloger en Italie définitivement et à l'identique ne poserait guère plus de problèmes que d'accueillir 50000 sauvages par an, l'Italie est le pays Européen qui compte le plus de côtes, la Sicile, la Sardaigne et les Pouilles me semblant toutes trouvées pour reloger ces îliens. Avant que Lampedusa soit devenue vide elle serait déclarée zone militaire et occupée par la Marine Italienne éventuellement aidée par les marines européennes mises d'autorité à contribution si non volontaires. Cette île serait donc toujours italienne, européenne, mais devenue inabordable pour les hordes de migrants que nos pays vont chercher de plus en plus loin. Bientôt ils s'inscriront chez eux et on ira les chercher à domicile... Et ce serait une base avancée en plein milieu de la Méditerranée pour modérer ou réguler ce flux de migrants qui ne va que s’accroître au fil des ans. L'entonnoir serait en quelque sorte retourné.

Qu'en dites vous ?

Réponse d'un autre ami:
"Les moyens seraient rapides à mettre en oeuvre, efficaces et immédiatement dissuasifs. Mais ils déclencheraient l'hystérie émotionnelle médiatique. Or, nos hommes politiques sont tétanisés par une telle perspective. Voilà le vrai problème."

A méditer.

Article de Mr B.LUGAN sur ce sujet:

Migrants africains : comment casser l'entonnoir libyen ?


L'entonnoir libyen par lequel l'Afrique déverse son trop-plein de population en Europe est la conséquence de la guerre insensée menée hier contre le colonel Kadhafi. La déferlante est aujourd'hui encouragée par les technocrates bruxellois qui ordonnent aux peuples européens d'accueillir des intrus dont ces derniers ne veulent pas. Cependant, le phénomène n'est possible que parce que nos forces navales sauvent les forceurs de frontière de la noyade pour les transporter jusqu'en Italie...d'où ils seront répartis dans l'espace Schengen.

Au moment où, contre la volonté du Peuple, les dirigeants français ont décidé d'accueillir plusieurs dizaines de milliers de nouveaux clandestins-migrants qui seront discrètement "dilués" dans nos campagnes, l'urgence de salut public est de casser l'entonnoir mortifère.

En effet, sans d'immédiates et très fermes mesures, cette migration-peuplement va augmenter d'autant plus automatiquement, d'autant plus inexorablement, qu'elle est la conséquence d'une démographie devenue folle, qui tue l'Afrique à petit feu, exacerbe ses conflits et pousse ses enfants à risquer leur vie pour tenter d'atteindre le "paradis européen".

Tous les projets de développement du continent postulés être des régulateurs démographiques ont échoué. Les futurs, à la condition qu'ils aient une meilleure réussite que les précédents, ne donneront, au mieux, des résultats que dans plusieurs décennies[1]. En attendant, la population africaine va donc continuer de croître. De 100 millions d'habitants en 1900, elle était passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à un milliard en 2014. Dans les années 2050 les Africains seront entre 2 et 3 milliards (dont 90% au sud du Sahara), puis 4,2 milliards en 2100 et ils représenteront alors 1/3 de la population mondiale. En 2050, 40% des naissances mondiales seront africaines[2].

Dans l'immédiat, comme il nous est impossible d'agir sur cette démographie, notre seule marge d'action est défensive. Or, en ce domaine, nous ne sommes pas démunis: nous savons en effet d'où partent les "migrants" ; nous connaissons les filières mafieuses et islamistes qui les acheminent depuis le coeur de l'Afrique jusque sur le littoral libyen; les lieux de transit sont identifiés; nous connaissons à l'unité près les moyens de transport qu'utilisent les passeurs; nous avons les noms de leurs chefs, nous savons où ils vivent, quelles sont leurs habitudes, qui sont leurs correspondants-complices en Europe.

Les moyens d'action seraient donc rapides à mettre en oeuvre, efficaces et immédiatement dissuasifs. Mais ils déclencheraient l'hystérie émotionnelle médiatique. Or, nos hommes politiques sont tétanisés par une telle perspective. Voilà le vrai problème.

Bernard Lugan

11/07/2015

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