L’Université Islamique al-Azhar vient de résoudre une question qui taraude tous les pieux musulmans de par le monde.

Un fait divers de haute portée : un diplôme de l’Université al-Azhar, sur la question épineuse des « gaz salutaires »

L’Université Islamique al-Azhar vient de résoudre une question qui taraude tous les pieux musulmans de par le monde. Le Front des salafistes en Égypte lui emboîte le pas mais considère qu’il ne s’agit que d’une recherche de principe et qu’il faudrait la faire évoluer …

Sources http://newslanda.com/2015/............. A7/

La prestigieuse Université islamique Al-Azhar, vient de décerner un doctorat en charia, le droit islamique, avec mention honorable, au cheikh F.S. pour sa thèse dont le sujet est consacré à ce qui est communément appelé « les gaz salutaires » (al-ghâzât al-hamîdat الغازات الحميدة), ce que nous appelons plus simplement : pets. Ce travail a été entrepris d’un point de vue juridique, confirmant que les textes anciens transmis ont fixé avec une grande précision quelle odeur invalide les ablutions, quelle est la durée (en secondes) au-delà de laquelle ces gaz rendent les ablutions non conformes juridiquement. On sait déjà par exemple que les textes invalident la prière d’un musulman au passage d’un chien ou d’une femme.Dans sa thèse, le cheikh F.S. a indiqué qu’ « expliquer les versets [coraniques] en faisant abstraction des circonstances historiques et des circonstances de la révélation » a entraîné une confusion dans les esprits et la diffusion d’une compréhension erronée sur « les pets », un terme esquivé dans le passé par de nombreux savants de l’islam. Le cheikh F.S. encourage vivement à revenir à l’emploi de ce mot car c’est lui qui reflète le mieux ce phénomène naturel que sont les pets (drât ضراط).

L’honorable cheikh F.S. considère que certains exégètes ont refusé de faire agir la raison et ont copié les textes religieux hors de leurs contextes et que chacun les a expliqués loin de leur sens réel, à sa guise ou par manque de « possibilités analytiques, conséquences d’un trouble psychologique » dus à la fermeture de la porte de l’interprétation (ijtihâd إجتهاد) de la loi divine (9e-10e siècles).

Ainsi donc, le cheikh a déterminé les catégories de gaz qui invalident les ablutions : « les pets masqués par l’odeur de l’œuf, des oignons, du pastourma, du chou ». Toutes les autres odeurs sont considérées comme faisant partie des gaz salutaires, sauf si le pet dure plus de 4 secondes ou si le son dépasse 30 décibels (le décibel étant l’unité de mesure du son en physique).

Un grand nombre de savants ont manifesté leur satisfaction à la résolution de cette affaire, surtout en lien avec les prières de longue durée comme la prière des tarâwih (pendant les nuits du ramadan). Le Front salafiste s’est refusé à prendre en considération les résultats de cette recherche et a déclaré : « Nous ne refusons pas les résultats mais la recherche reste un principe car les exemples cités n’ont pas abordé les odeurs de la sardine, de l’ail, des fèves. De même, l’étude ne s’est pas prononcée sur les vents chargés d’humidité ou de liquides légers et sur d’autres questions qui ont embarrassé les savants musulmans durant des années ».

L’information rapportée ici est tout à fait d’un sérieux très islamiquement correct car elle émane d’une université égyptienne considérée comme la référence de l’islam sunnite en matière de charia, le droit islamique. C’est bien grâce à l’Université al-Azhar que la culture des latrines est enseignée et que des diplômes de fin d’études sur ce type de sujet y sont décernés.

Nous voila donc informés

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