Pourquoi vouloir célébrer le 19 mars 1962 ?

19 mars 1962 : capitulation de la France en Algérie


Samedi 14 mars, Robert Ménard, maire de Béziers, a débaptisé la rue du 19 mars 1962.

Cette date ne commémorant absolument rien, il a donc eu parfaitement raison de le faire.

Des rapports officiels révélés récemment apportent la preuve qu’après le 19 mars 1962, des centaines d’êtres humains ont été réduits à l’esclavage et de nombreuses femmes livrées comme chair à soldats dans les bordels militaires.

Cependant cette décision crée polémique par certains Français de gauche et d’extrême gauche qui se sont distingués comme ennemis de notre nation lors de cette guerre d’Algérie.

Nous célébrons le 11 novembre 1918, nous fêtons le 8 mai 1945, qui sont des dates de victoires de la France.

Je n’ai vu nulle part en France une place, une avenue, une rue, un chemin, ni même une impasse, qui commémore le 22 juin 1940 ! Cette date est pourtant la fin d’une guerre que la France a perdu devant un ennemi et une armée qui nous occupaient.

Alors pourquoi vouloir célébrer le 19 mars 1962 ?

Cette date marque pour certains la fin des hostilités alors qu’il n’en est rien car les tueries, enlèvements, assassinats et massacres ont continué encore plus virulents. Vouloir la commémorer comme la fin d’une guerre que nous avons honteusement perdue alors que nous étions vainqueurs sur le terrain est insensé.

Cette date est un mensonge et veut cacher une réalité, ce que nous ne pouvons accepter

Par ses accords, le gouvernement français a décrété un « cessez le feu » unilatéral et a donné permission à nos ennemis d’assassiner des militaires et des civils français en toute impunité.

  • Dès le jour même, le 19 mars et les suivants, et je parle sous le contrôle de M. Eugène-Jean Duval inspecteur général des armées, 18 jeunes soldats français ont été assassinés par le FLN et 39 ont été blessés qui pour la plupart, décèderont dans les jours qui suivent.
  • 90 autres ont disparu et les 239 qui étaient retenus prisonniers par l’ALN ne nous ont jamais été rendus.
  • Nous sommes toujours, 53 ans plus tard, sans aucune nouvelle de ces jeunes militaires français…nos enfants, vos enfants !!!

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Etre restée l’arme au pied et avoir laissé assassiner sous ses yeux, et par ordre, des dizaines de milliers de pieds-noirs et de harkis

Depuis ce 19 mars 1962, la France a abandonné une grande partie de son territoire et de ses richesses, trois départements plus le Sahara, et l’armée française a connu la plus ignoble forfaiture de son histoire : être restée l’arme au pied et avoir laissé assassiner sous ses yeux, et par ordre, des dizaines de milliers de pieds-noirs et de harkis.

Est-ce qu’une telle date peut convenir alors que les cicatrices sont encore, et pour longtemps, visibles et douloureuses ?

Je m’adresse donc aux maires des communes dans lesquelles vivaient ces quelques centaines de jeunes soldats afin de leur demander comment ils vont pouvoir les inscrire un jour sur les monuments qui commémorent leurs morts ?

Pas « morts pour la France » puisque la guerre était finie. Alors morts pour qui ? Pour quoi ? Morts pour rien ! Enterrés nulle part ! Honorés par personne ! Regrettés et pleurés que par leurs proches !

Ils rejoignent ainsi les 1165 civils assassinés et les 1773 disparus dans les semaines qui ont suivi ce 19 mars 1962.

Sans comptabiliser les plus de 60.000 harkis, et leurs familles, mutilés, exécutés, massacrés…

NON, Il n’y a pas eu de « cessez le feu » le 19 mars 1962 !
  • L’armée française n’a pas cessé le feu car elle a tiré, après cette date, notamment le 26 mars de triste mémoire, à Bab-el-Oued et rue d’Isly, tuant des dizaines de citoyens français innocents et désarmés.

  • L’ALN et le FLN n’ont nullement cessé le feu car ils ont tué après cette date.
  • Les « archives officielles » dénombrent 91 actions de guerre de l’ALN et du FLN après le 19 mars 1962.
  • Ce même 19 mars à Eckmuhl, 16 personnes, dont 3 femmes, ont été enfermées dans un hangar et le FLN y a mis le feu. On les retrouvera carbonisées.
  • Découverts par la gendarmerie d’Oran, des dizaines d’européens ont été séquestrés jusqu’à ce que mort s’ensuive pour servir de donneur de sang aux combattants algériens, ils avaient la peau collée aux os et étaient complètement vidés de leur sang de manière chirurgicale.
  • Et ce n’est pas suffisant, ajoutons les charniers d’européens affreusement mutilés, tués à l’arme blanche ou par balles ou, ce qui est pire, après avoir été déchiquetés par la population (rapport du médecin colonel).

Le 5 juillet 1962, à Oran, dans cette seule journée près de 3000 européens enlevés, massacrés

Le 8 septembre 1962, un médecin militaire examine une dizaine d’européens que le FLN vient de libérer. Tous hagards, totalement ébranlés psychiquement, présentant de nombreux traumatismes sur tout le corps, des fractures multiples des côtes et du sternum. Tous ont été torturés, soit par électricité, soit par noyade, soit par introduction de corps étrangers dans l’anus. Fouettés par la population et brûlés avec des cigarettes tout le long du chemin.

Arrêtons là ce martyrologe.

Et il y a en France des maires, des fédérations, des associations, des français, qui soutiennent encore que cette date a marqué la fin d’une guerre, la fin des atrocités !

Qu’ils se souviennent de cette longue liste. Ils les entendront hurler leur mépris et leur colère lorsqu’ils garderont le silence durant une minute, ce 19 mars 2015.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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