La zone euro telle que nous la connaissons n’est pas viable.

Impossible la sortie de l’euro ?

Neuf prix Nobel d’économie disent le contraire

Publié le 18 mars 2015 par Jacques Guillemain - Article du nº 399

Ceux qui nous prédisent l’apocalypse en cas d’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir, seraient bien avisés de lire son programme en totalité et de faire le bilan de leur propre politique. Ils comprendraient peut-être pourquoi plus de 80% des Français éprouvent pour leur dirigeants, au mieux de la méfiance, au pire du mépris. Car jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le FN qui a transformé la France en champ de ruines, avec 2000 milliards de dettes, une croissance nulle, un chômage historique, une insécurité exponentielle et une islamisation continue de la sphère publique qui disloque peu à peu la société. On voit mal en quoi notre société multiculturelle serait paradisiaque, comme nous le serinent les cerbères gardiens du temple de la diversité, dès lors que des millions de citoyens ne partagent pas le même héritage culturel et la même vision de l’avenir. Une immigration de déshérités qui refuse de s’intégrer, se traduit non seulement par un appauvrissement du pays, mais c’est aussi la négation pure et simple du symbole de la nation, ce qui nous promet des lendemains tragiques. C’est trahir les générations futures que de nier cette réalité. Avec plus de cinq millions de chômeurs, la France surendettée n’a plus besoin d’une immigration non qualifiée qui va grossir le flot des assistés et lézarde la cohésion nationale.

Ajoutons qu’avec l’euro et la dictature de Bruxelles, qui impose ses diktats au mépris des peuples, la France a perdu sa souveraineté monétaire et budgétaire, ainsi que la maîtrise de ses frontières. Et pour quel résultat ? Une perte de pouvoir d’achat historique, grande première depuis la guerre. Non seulement nous sommes ruinés, mais certaines populations que nous avons accueillies voudraient nous imposer leur propre vision de la société. En une génération nos “élites” ont saccagé l’héritage des Trente Glorieuses. C’est dire le brio de leur gestion !

Par conséquent, entendre toute la clique de l’UMPS et ses valets de la pensée unique, se relayer jour après jour pour nous rabâcher que la fin du monde approche avec l’arrivée du FN, laisse pantois tant leurs propos sont mensongers.

Pour Manuel Valls “ceux qui pensent trouver leur salut dans le vote de l’extrême droite doivent savoir qu’elle ruinera les petits, les ouvriers, les salariés, les épargnants, les paysans”. Rien que ça ! La France, cinquième puissance économique du monde, se retrouverait du jour au lendemain au rang du Zimbabwe. Pour d’autres, il suffit de regarder ce que devient la Grèce après deux mois d’excentricités économiques de l’extrême gauche au pouvoir, pour comprendre ce que serait la France sous gouvernance FN. C’est le règne de la désinformation. Rappelons à Manuel Valls qu’en 2011 la croissance était de 2% et qu’elle est quasi nulle aujourd’hui. Quant à la Grèce, comparons ce qui est comparable. La France, qui sait tout faire et maîtrise toutes les technologies industrielles, est à la pointe de la médecine et possède une agriculture performante, n’est pas la Grèce qui a perdu 25% de son PIB en cinq ans et croule sous une économie parallèle dévastatrice. Ajoutons qu’il n’y a ni cadastre, ni services efficaces pour récolter l’impôt. La Grèce c’est l’anarchie.

Et ceux qui font un procès en incompétence à Marine Le Pen, devraient savoir que pas moins de neuf prix Nobel d’économie de toutes nationalités, du Français Maurice Allais à l’Américain Milton Friedman, ont toujours émis les plus grandes réserves sur la viabilité d’une monnaie unique, dès lors qu’il n’y aurait aucune harmonie sociale et fiscale entre les pays membres de la zone monétaire.

Cinq d’entre eux ont même conseillé en 2013 à l’Espagne de sortir de l’euro.

Le feuilleton grec leur donne raison. Soit la Grèce quitte la zone euro qu’elle a intégrée en trichant, soit ses partenaires européens devront annuler ses dettes que le contribuable grec refuse de payer. C’est à cela que Marine Le Pen refuse d’adhérer. Peut-on lui donner tort quand le peuple français n’en finit pas de payer les pots cassés de cette Europe qui les tue à petit feu ? Une sortie de l’euro négociée n’a rien de farfelu. Et ce serait sans doute préférable à un Grexit intempestif, lequel pourrait bien survenir plus vite que prévu et donner raison, une fois de plus, à la présidente du FN. Les mensonges de l’UMPS ne changeront rien aux réalités. La zone euro telle que nous la connaissons n’est pas viable.

Jacques Guillemain

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