Ces Français qui font tout pour ne pas l'être!

Cette “contre-France” qui fait honte

Par

Yves de Kerdrel

Il existe, dans notre pays, une “contre-France” qui vit en France mais n’aime pas notre pays et qui est venue y travailler, mais n’y vit que d’aides, jusqu’à en abuser.

Il n’aura pas fallu plus de deux semaines pour que la gauche revienne à ses vieux démons. Plutôt que de regarder en face cette islamisation de la France qui amène le terrorisme, bouscule notre mode de vie et menace notre civilisation, Manuel Valls a pointé du doigt une soi-disant situation d’« apartheid ». Comme si les Français de souche discriminaient de manière systématique, rationnelle et planifiée les populations immigrées que nous avons accueillies. Alors que le racisme anti-Blanc est désormais bien plus courant que les actes d’islamophobie. Ensuite, pour résoudre cette situation d’organisation des cités et des quartiers sensibles, il a laissé envisager une nouvelle forme de « peuplement ». Un mot qui résonne difficilement à nos oreilles tant il est connoté. Tant surtout il renvoie, une fois encore, aux trente ou quarante années d’échec de la politique de la ville.

Mais le pire est venu de la ministre de la “ré”-Éducation nationale. Celle-ci a dû improviser un plan pour l’école compte tenu des innombrables incidents qui ont suivi les actes terroristes des 7, 8 et 9 janvier. Compte tenu aussi du déni de réalité dont fait preuve toute une génération de gamins qui préfèrent croire à une théorie du complot. Un complot évidemment mené par la France, les États-Unis et Israël contre l’islam en général.

Ce plan pour l’école ne ressemble à rien. C’est un gloubi-boulga composé d’une pincée de formation des enseignants à la laïcité, de mesures liées à l’autorité et à la nation dans chaque lycée (hymne national, drapeau, grandes dates de notre histoire), de séances de compréhension de la presse et enfin d’une grande journée de la laïcité, le 9 décembre.

Le gros problème, c’est que Najat Vallaud-Belkacem répond avec des rustines à un problème qui la dépasse très largement. D’abord, parce que c’est toute l’école qu’il faut reconstruire et ce n’est pas avec des jeunes de sixième dont un tiers ne sait ni lire ni écrire que l’on va pouvoir lutter contre l’obscurantisme. Ensuite, parce que la ministre agit — et c’est normal — sur le terrain de la raison. Mais les lycéens qui bafouent toutes les règles de la République et se félicitent que “le Prophète ait été vengé” ne sont que dans l’émotion. Or, ces deux univers sont définitivement irréconciliables. Enfin, parce qu’il serait fou de demander à l’école plus qu’elle ne peut fournir. Surtout lorsqu’une fois rentrés dans leurs tours, ces gamins vont retrouver leurs mères et leurs soeurs voilées, les tentations radicales de certains prêcheurs incontrôlables et surtout un communautarisme qui gangrène le pacte républicain.

Le 11 janvier, les bien-pensants du régime, les moutons de Panurge de l’angélisme et les pseudo-philosophes du Café de Flore ont assuré avoir vu une France unie, mélangée et déterminée à dire non à la terreur. Passé les heures d’unité nationale et d’émotion internationale, chacun prend conscience, y compris à gauche, que dans ce pays, à côté des Français de souche et d’immigrés qui ont voulu leur assimilation, il existe une “contre-France”. C’est-à-dire une population qui vit en France mais n’aime pas notre pays ; qui est venue y travailler, mais n’y vit que d’aides sociales jusqu’à en abuser ; qui ignore le mot laïcité, parce que sa loi est celle de l’islam et non celle de la République ; qui regarde le français comme une langue étrangère et qui considère les Français de leurs quartiers comme des ennemis pour lesquels ils n’ont que mépris.

Chaque matin, le ministre de l’Intérieur, le premier ministre et les états-majors des forces de l’ordre reçoivent un relevé exhaustif des exactions de cette “contre- France” (lire page 20). Ces immigrés ou ces Français de naissance défient chaque jour les lois de la République, qu’ils ne considèrent pas comme les leurs. Ils ont de fait créé des ghettos, des zones de non-droit et des communautés qui s’enferment de plus en plus dans la violence, le radicalisme, voire le terrorisme. Il reste que cette “contre-France” constitue un ennemi de l’intérieur massif et un énorme défi en termes de sécurité. C’est aussi un danger permanent pour la communauté juive de France déjà tellement éprouvée.

Le plus grave, c’est que face à l’apparition soudaine de cette “contre-France”, la gauche reste enfermée dans une réponse clientéliste s’inscrivant dans le cadre de la politique de la ville et de ses milliards perdus. Quant à la droite, elle reste dramatiquement aux abonnés absents, après avoir joué les apprentis sorciers en baissant les bras face aux communautarismes les plus dangereux. Même le Front national semble divisé et démuni face à cet immense défi de société. Face à cette menace inédite mais terrible pour notre pays.

kerdrel@valmonde.fr@YdeKerdrel

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