La grande muette a encore parlé!!!par l'intermédiaire  du Général A.Martinez.

Le général Antoine Martinez a longtemps gardé le devoir de réserve des officiers de la « grande muette ».

Dégagé de ce devoir de réserve, il s’estime désormais lié par un devoir d’expression, pour dénoncer les dérives de notre société.

Dans son livre "Devoir d’expression d’un citoyen (pas), ordinaire", il dénonce le politiquement correct , la repentance, le mondialisme, l’immigration, l'islamisation..... ,

En pièce jointe l'éditorial du Général Antoine Martinez paru le 9 décembre dans le bulletin de L'Association des Officiers de Réserve des Pyrénées Orientales:

Voir ci après ses déclarations:

La grande muette a encore parlé!!!par l'intermédiaire  du Général A.Martinez.

Alors que les citoyens sont accaparés par leurs difficultés quotidiennes liées à la
situation économique qui s'aggrave et que les mécontentements se manifestent un peu
partout et alors que le monde politique, lui, semble – c'est ahurissant – déjà plongé
dans la préparation de la prochaine élection présidentielle, un cumulonimbus,
annonciateur d'un gros orage, est en train de grimper dans un ciel déjà bien gris. Il
pourrait même s'agir d'une véritable tempête qui se prépare et qui conduira bientôt, si
rien n'est corrigé, à un véritable séisme. Et ce séisme pourrait provoquer une crise
d'autant plus importante qu'il se produira là où personne ne pouvait l'imaginer, c'est à
dire dans nos armées. La Grande Muette est, en effet, aujourd'hui, à son corps
défendant car ce n'est pas dans sa culture, acculée à pousser un grand coup de gueule. Car la crise qui frappe nos
forces armées est aujourd'hui dramatique. Peut-être est-il utile et nécessaire de rappeler respectueusement à nos
responsables politiques de tous bords et aux élus de la Nation que nos armées sont chargées d'assurer la première
des missions régaliennes de l’État, c'est à dire la défense de la nation et de ses intérêts dans le monde ; c'est ce à
quoi s'engagent d'ailleurs avec abnégation et résolution ceux qui servent sous l'uniforme. Et nos officiers qui
assument des fonctions de commandement et de responsabilités le font dans des conditions de plus en plus difficiles
aujourd'hui, à tous les niveaux.
Nos forces armées n'en peuvent plus, depuis qu'avec la fin de la Guerre froide nos responsables politiques, pour
la plupart manquant de vision à long terme car peu portés, peu inspirés ou peu intéressés par les concepts de
géopolitique et de géostratégie, ont considéré qu'il était temps d'engranger les dividendes de la paix, démontrant
ainsi qu'ils n'avaient rien compris à la conduite des affaires dans un monde régi par les rapports de force. " Si vis
pacem, para bellum ". Sage parole, car c'est parce que l’État consent un effort pour disposer d'une défense efficace
que la nation peut vivre en paix avec tous les bienfaits qui en découlent. C'est donc bien l'effort de défense qui
produit des dividendes dont le plus précieux est la paix elle-même ; l'absence de protection ne peut favoriser la
production de dividendes ; dans ce cas, il n'y a pas de dividendes à engranger. Car si la Guerre froide n'existe plus,
les menaces, elles, n'ont pas disparu pour autant, bien au contraire ; elles sont devenues différentes et multiformes.
Et paradoxalement, nos forces armées n'ont, depuis vingt-cinq ans, jamais été autant lourdement engagées pour
faire la guerre à l'extérieur. Pourtant, elles sont confrontées depuis à une baisse drastique et continue de leurs
budgets qu'on pourrait même qualifier de véritable purge forcée depuis deux ans, à un allongement des
programmes, à une réduction continue des achats de nouveaux matériels ou armements sans parler des réductions
d'effectifs inconsidérées, autant de facteurs qui affaiblissent considérablement et dangereusement notre outil
militaire et mettent, à terme, sérieusement en péril la sécurité de la France et de ses intérêts.
C'est ainsi que depuis vingt-cinq ans, pour donner une simple image illustrative et parlante, l'armée de terre a
perdu plus des deux-tiers de ses effectifs (!), l'armée de l'air plus de la moitié de ses avions de combat (!) et la
marine opère avec un porte-avions indisponible au moins dix-huit mois tous les sept ans (!) C'est ainsi qu'en vingtcinq
ans notre pays qui consacrait 3 % de son PIB à la Défense n'en consacre plus que moins de 1,5 (!)
Déjà avec le Livre Blanc de 2008 un lourd tribut était imposé à nos armées avec notamment une réduction de
54 000 hommes à réaliser entre 2009 et 2014. On pouvait penser qu'un arrêt serait alors décidé ensuite dans le
démantèlement de notre outil militaire après cette sérieuse saignée. Mais c'était mal connaître l'inconséquence de
nos responsables politiques qui depuis de très nombreuses années considèrent les budgets de la Défense comme
une variable d'ajustement. Alors même que la rédaction d'un Livre Blanc pour la Défense est établi pour marquer
le passage à une nouvelle époque marquée par des changements géostratégiques et géopolitiques dans le monde
qui nécessitent une réorganisation de notre modèle de défense (celui de 2008 était le troisième depuis la naissance
de la Vème République) et alors même que les mesures décidées en 2008 n'étaient encore pas toutes réalisées, les
nouveaux gouvernants décidaient l'élaboration d'un nouveau Livre Blanc dont on pouvait deviner le but.
Finalement, sur le seul plan des effectifs, en dix ans (le résultat de ces deux Livres Blancs et des deux Lois de
Programmation Militaire (LPM) couvrant la période 2009-2019), c'est 80 000 hommes que les armées auront
perdu (!). Ce n'est plus une saignée, c'est une hémorragie insupportable qui pourrait conduire à une réaction dont
nul ne peut prédire à ce stade la nature. Une chose est certaine : l'orage gronde, car trop c'est trop.
A ceux qui, en raison de leur aveuglement et de leur surdité, ne comprendraient pas ce vent de révolte qui monte, il
est peut-être nécessaire d'apporter un éclairage instructif sur ses raisons.
1. Le Président de la République, chef des armées, a décidé de sanctuariser notre effort de défense. Or, au-delà
des artifices de communication, les faits montrent qu'il n'en est rien. En effet, ce qui a été décidé c'est de geler le
budget de la Défense jusqu'en 2016 à son niveau de celui de 2013. C'est donc d'une baisse continue dont il s'agit
puisqu'il n'est pas tenu compte de l'inflation. Par ailleurs, curieusement, ce budget gelé n'est même pas financé par
des ressources garanties puisque son montant a été établi en y incluant des rentrées exceptionnelles (2,2 Mds €)
qui, chacun le sait, ne seront pas au rendez-vous. C'est ainsi qu'objectivement, le pourcentage du PIB consacré à notre effort de défense va continuer à descendre, et il est à craindre qu'il le fasse jusqu'à 1,1 % (!) en fin de LPM
qui ne sera de toutes façons pas respectée comme les précédentes.
2. Selon nos autorités politiques, les nouvelles déflations d'effectifs (34 000 hommes) au cours de la LPM entre
2014 et 2019 n’entraîneraient pas une diminution de nos capacités. On croit rêver devant un tel déni de la
réalité. Et ce déni révèle une méconnaissance totale de la cohérence et du fonctionnement d'une force armée au
combat. Nos camarades de l'armée de terre sont certainement les plus touchés car, manquant d'un minimum de
culture militaire, comme la plupart de nos concitoyens, nos élites politiques les considèrent comme des pions peu
spécialisés et donc interchangeables sur le terrain en fonction des besoins, ce qui est complètement faux. Un
fantassin n'est pas un cavalier qui lui-même n'est pas un artilleur. Ils ne sont pas interchangeables. Pour chaque
opération, il faut combiner tout ou partie de régiments – qui ne sont pas interchangeables – pour constituer des
forces cohérentes. Et pour que les forces engagées puissent mener leurs opérations avec succès, il faut disposer en
réserve d'effectifs suffisants pour assurer les relèves, remettre en condition les unités relevées, en avoir d'autres en
alerte, assurer l'instruction, l’entraînement, l'aguerrissement des autres. C'est la cohérence de notre outil de
combat qui est donc dangereusement menacée. Par ailleurs, n'oublions pas que nos soldats pourraient être forcés
d'intervenir sur notre propre territoire contre les milliers de djihadistes que nous abritons.
3. Nos forces armées n'en peuvent plus de s'entendre dire que la Défense doit participer à l'effort budgétaire
actuel. Car, que s'est-il passé depuis une trentaine d'années sans discontinuer ? Faut-il rappeler que la part du PIB
consacrée à la Défense est passée dans ce laps de temps de 3 % à moins de 1,5 % ? C'est le seul secteur de l’État
qui obéit et remplit en temps et en heure les objectifs chiffrés qu'on lui fixe ce qui a ainsi permis de réaliser depuis
trente ans plus que des dizaines de milliards d'économies sur la Défense. Et ces économies réalisées sur la Défense
ont-elles permis d'améliorer la situation du pays ? Non, puisque les budgets successifs de l’État continuent d'être
votés systématiquement en déficit, accroissant mécaniquement une dette publique qui se chiffre à 2 000 Mds € (!).
Ce qui conduit l’État à devoir payer chaque année, pour les seuls intérêts de la dette, environ 48 Mds € (!), c'est à
dire l'équivalent de plus d'un budget et demi de la Défense (!). En revanche, ce sont des milliards d'euros qui sont
gaspillés, chaque année, à fonds perdus, par exemple pour couvrir des dépenses de toutes sortes sans cesse
croissantes causées par une immigration extra-européenne incontrôlée ou par l’Éducation nationale incapable de
remplir sa mission car n'ayant pas compris que la solution à son échec et à ses problèmes ne doit pas être cherchée
dans ses moyens mais dans son organisation et ses méthodes de travail.
4. Face à ces gaspillages irresponsables comparés au démantèlement suicidaire de notre outil militaire, les
langues se délient aujourd'hui pour dénoncer le comportement des hommes politiques qui considèrent que
l'armée est une administration comme une autre. Un outil d'autant plus maniable que le statut des militaires leur
interdit d'user du droit de grève ainsi que les prises de position politiques.C'est ainsi qu'ils usent et abusent du sens
développé de l’intérêt général ancré chez nos militaires, car inhérent à leur culture marquée par le sens du devoir,
de la discipline et de l'obéissance. Et, s'agissant de nos chefs militaires, non seulement ils sont soumis au devoir de
réserve, pour ne pas dire muselés, mais ils ne sont pas écoutés par les responsables politiques. Ils savent pourtant
de quoi ils parlent. Ils sont, par ailleurs, des citoyens comme les autres et devraient pouvoir, dans une démocratie
développée, s'exprimer périodiquement en dehors des instances habituelles. Au lieu de cela, leur point de vue ne
compte pas et c'est même un manque de considération dont ils sont l'objet. En effet, que penser de l'audition du
chef d'état-major des armées (CEMA) devant les membres de la Commission de la Défense de l'assemblée
nationale, l'année dernière, pour la préparation de la loi de finances 2014 ? Sur les 70 députés qui la composent, à
peine 20 % étaient présents.
5. Ce laminage ininterrompu de notre outil militaire conduit aujourd'hui à deux dangers gravissimes :
- une détérioration de nos capacités opérationnelles qui a atteint un niveau critique mettant en danger la vie de
nos soldats engagés en opérations. Cette détérioration a d'ailleurs déjà mené à une rupture irréversible des
capacités dont la conséquence pour nos forces armées se traduit par un déclassement stratégique extrêmement
préjudiciable pour la France et dangereux pour la défense de nos intérêts dans le monde ;
- une perte de confiance du personnel à l'égard de ses chefs, responsables jusque-là de la défense de ses intérêts,
les syndicats étant interdits. Le risque est donc réel de voir se développer des mouvements de contestation car il
s'agit d'hommes et de femmes soumis dans leur travail quotidien à d'énormes difficultés auxquelles s'ajoutent celles
de leurs familles confrontées, au moins, sinon plus, aux mêmes problèmes que tous nos concitoyens. Le " Silence
dans les rangs ! " dont jouissaient et abusaient les hommes politiques pour user des budgets des armées à leur
guise risque bientôt de ne plus fonctionner. Et les chefs militaires qui ont le sens du devoir et de l'intérêt général
l'ont probablement compris. Il y a déjà quelques mois, des démissions au plus haut niveau avaient été envisagées.
Alors,sous quelle forme se produira ce grand coup de gueule de la Grande Muette qui semble désormais inévitable
(démissions ? militaires dans la rue (rappelons-nous la manifestation des gendarmes en novembre 2001) ?
contestations ? désobéissance ?) Une chose est certaine : les gouvernements successifs étaient sereins s'agissant de
la gouvernance des armées. Les directives n'y souffraient d'aucun retard dans leur application. Le petit doigt sur la
couture du pantalon, les talons qui claquent, c'est l'image qu'ils retiennent du soldat. Il se pourrait aujourd'hui, si
les chefs militaires soucieux de l'intérêt général et de l'avenir de notre outil de défense refusent de nouvelles
décisions visant à imposer des restrictions supplémentaires, que ce scénario idyllique ne soit plus d'actualité.
Général (2s) Antoine MARTINEZ

L’unité de la nation française est mise en sérieux danger en raison de la fracture identitaire qui ronge
insidieusement le peuple français. Trois facteurs interagissent depuis plusieurs décennies : le manque de
clairvoyance, de lucidité et de courage des responsables politiques ; le règne du politiquement correct qui
terrorise notre liberté d’expression ; la mondialisation qui a mis à mal le sens du collectif. C’est pourquoi
l’avenir de notre société est menacé.
Cette situation désastreuse, amplifiée par une immigration extra-européenne massive dont la culture et la
religion invalident tout espoir d’intégration, est aggravée par des mesures sociales insensées adoptées ces
dernières années, par la politique contestable de l’Éducation nationale depuis plusieurs décennies et par la
suspension du service militaire non remplacé.
Les citoyens attachés à leurs racines, aux valeurs qui ont fait de la France une grande nation, héritiers
d’une Histoire et d’une culture, ne peuvent plus rester silencieux face à l’imprévoyance et au laxisme de
leurs responsables politiques : Antoine Martinez se fait leur porte-parole.

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