Le corps et les excréments de Mohammad sont des objets de vénération

Le corps et les excréments de Mohammad sont des objets de vénération pour les musulmans

Publié le 20 novembre 2014 par Bernard Dick - Article du nº 382

Reliquaire d’un poil de la barbe du prophète Mohammad

Musée Topkapi (Istanbul)

Dans un récent article, nous nous sommes penchés sur les propriétés médicinales du crachat de Mohammad, prophète de l’islam (Qu’Allah prie sur lui et lui accorde la paix). Nous abordons aujourd’hui un chapitre plus globalisant du propre corps de l’envoyé d’Allah, objet de vénération et source de liesses populaires mais aussi de troubles insurrectionnels. Quand on dit que « La foi soulève les montagnes », la foi pousse aussi les peuples à s’entretuer. Mais entrons dans le vif du sujet.

Notons tout d’abord qu’on n’a retrouvé ni la tombe ni le corps de Mohammad. On ignore tout sur lui, sauf ce qui est dit dans les hadiths qui sont postérieurs à sa mort de 200 ans. Cependant dans le culte musulman, tout ce qui vient du prophète ou qui est supposé tel est sacré : ses poils (cheveux, poils axillaires, poils de sa toison pubienne, autres poils), ses ongles, sa sueur, son crachat, sa salive, son sang, ses urines, ses excréments. Une extension de cette sainteté va à tous les objets qu’il a pu toucher dans sa vie : l’eau de ses ablutions, le sol où il a mis les pieds etc. … A l’intention de ceux qui doutent de ce qui suit, précisons que nous empruntons ici de larges extraits, sur le site « Les secrets de l’islam », à un article bien référencé et intitulé Urine bénite.

Fidèles en extase devant la relique/poil de Mohammad

à Srinagar (photo AFP)

Les cheveux et les poils du prophète

Tous les ans lors de la fête de la naissance de Mohammad, un religieux grimpe en haut de la mosquée Harzatbal, à Srinagarn en Inde, pour exhiber fièrement, devant une foule de plusieurs milliers de croyants en délire, ce qui est censé être un poil de la barbe du prophète. La disparition de cette relique en 1964 avait déclenché des émeutes dans la province. Un autre poil est exposé au musée Topkapi, à Istanbul. Il est l’objet de l’admiration d’une foule nombreuse.

Quand Mohammad allait chez son barbier, ses compagnons s’emparaient de ses cheveux. De même, le chef de guerre Khalid ibn al-Walid mettait dans son casque une mèche de cheveux du prophète, partait au combat et triomphait grâce à cette relique bénie.

On a raconté aussi que l’envoyé d’Allah distribuait lui-même à ses adorateurs des touffes de sa chevelure et que d’autres conservaient les poils de Mohammad afin de s’octroyer les grâces d’Allah.

Il faut reconnaître que, lorsqu’on n’a pas d’Allah à portée de vue, Mohammad devient son représentant, son sosie, son alter-ego.

Les ongles du prophète

Les ongles du messager d’Allah étaient de même très convoités. Dans un hadith consigné par Ahmad ibn Hanbal (m. 855) dans son Mosnad, nous apprenons qu’un compagnon s’est vu attribuer quelques reliques inestimables et rarissimes durant un pèlerinage à La Mecque. Le messager d’Allah en effet donna en partage autour de lui ses victimes sacrificielles et ne donna rien à son compagnon (le père de Mohammad ibn ‘Abdallah ibn Ziad). Mais il s’est rasa la tête, mit ses cheveux dans son vêtement et les donna à son compagnon qui les distribua à son entourage. Ensuite, il se coupa les ongles et les donna à son compagnon.

Le sang du prophète

Les savants de l’islam considèrent le sang comme impur. Or, à la bataille d’Ohod, le prophète se blessa gravement au visage. Un jet de pierres endommagea son casque, lui ouvrit la lèvre et l’édenta. Les deux anneaux du casque s’enfoncèrent dans ses joues. Le sang coulait abondamment à tel point qu’on eut du mal à reconnaître Mohammad. Quand on retira les anneaux le sang se mit à couler comme une outre qui fuit. Mâlik ibn Sinân suça le sang puis l’avala. Le messager d’Allah lui dit : « Celui dont le sang touche le mien, le feu de l’enfer ne lui fera aucun mal ». De même, un jour où le sang du prophète coulait lors d’une saignée, son compagnon ‘Abdallah ibn al-Zoubayr le but et Mohammad lui dit : « Réjouis-toi ! Le feu de l’enfer ne t’atteindra jamais ».

Ainsi boire le sang du prophète n’est pas prohibé. Son sang est donc une exception. C’est même un sauf-conduit pour le paradis.

L’urine du prophète

Dans l’islam, l’urine animale n’est pas nécessairement une substance impure. Si elle provient d’un animal dont la viande est halal, elle est buvable. Ce qui explique la vente d’urines de chamelles laitières, même au 21e siècle.

Concernant l’urine humaine, elle est impure, excepté celle de Mohammad. Selon un hadith rapporté par Oum ‘Ayman, « Le messager d’Allah s’est levé une nuit et s’est isolé dans un coin de la maison pour uriner dans un bol. Je me suis levée pendant la nuit et j’ai eu soif, j’ai alors bu ce qu’il y avait dans le bol sans savoir ce que c’était. Le matin, le Prophète a dit : « Ô Oum ‘Ayman ! Jette ce qu’il y a dans le bol ». J’ai répondu : « Par Allah, j’ai bu ce qu’il y avait dedans ! » Le messager d’Allah s’est mis à rire jusqu’à faire apparaitre ses dents puis il a dit : « Tu n’auras plus jamais mal au ventre après ça ».

Anas, un des compagnons, a rapporté aussi que le messager d’Allah avait uriné dans un puits qui était situé dans sa maison et qu’il servait de cette eau fraîche à ceux qui lui rendaient visite.

Mohammad avait craché et peut-être aussi uriné dans le puits al-Tifla. L’eau de ce puits a acquis des propriétés médicinales.

Les urines du prophète soignent donc les maux de ventre.

Les excréments du prophète

Les excréments des animaux licites à manger ne sont pas considérés comme impurs. Pour ibn Taymiyya, « Aucun des compagnons de l’envoyé d’Allah n’a dit qu’ils sont impurs ». Ils peuvent être vendus et utilisés en tant que combustible pour le feu ou à d’autres fins, comme méthode contraceptive par exemple : les musulmanes s’enfonçaient dans le vagin des compositions de divers ingrédients dont le crottin d’éléphant, et cela était permis par les savants religieux plus spécialisés dans le domaine de la médecine tels que Mohammed ibn Zakariya al-Râzi (m. 921) ou Ibn Sina alias Avicenne (m. 1037). Les femmes de l’Égypte antique usaient déjà de ce moyen de contraception.

Si les oulémas qualifient d’impures les déjections humaines, là encore le prophète se situe à part. La tradition raconte que le fameux compagnon Jâber bin ‘Abdullah al-Ansâri (m. 697), grand guerrier de surcroit, pris un jour d’un féroce appétit voulut se remplir la panse en dévorant les matières fécales de Mohammad. Mais quelqu’un lui chaparda ces victuailles si raffinées et si convoitées.

Il y a peu de temps, le grand mufti d’Égypte, ‘Ali Jouma’a, a affirmé dans un livre que les cheveux, la sueur, le sang, l’urine du prophète étaient une source de bénédictions. Pour défendre ses écrits, il a récidivé en déclarant, notamment dans la presse, que « Tout dans le prophète est pur, y compris ses matières fécales ».

La sueur du prophète

Anas ibn Mâlik considérait qu’aucun parfum n’était comparable à l’odeur de la sueur de Mohammad. Un hadith rapporte une drôle d’expérience d’Oum Soulaym. Quand le messager d’Allah s’aperçut à son réveil qu’Oum Soulaym était en train de recueillir des gouttes de sa sueur dans des flacons de parfum, il lui demanda la raison. Elle répondit : « Nous espérons que cela bénit nos enfants ! ». Il dit : « Tu fais bien ». Cette essence spéciale aurait été mélangée avec du hanout pour embaumer le corps d’Anas, conformément à ses dernières volontés.

La sueur du prophète préserve donc le corps de toute putréfaction.

L’eau des ablutions du prophète

Les gens avaient l’habitude de se ruer sur les eaux usées qui avaient servi à la toilette ou aux ablutions de l’envoyé d’Allah. Certains les buvaient et parfois même ils en venaient presque aux mains pour se les approprier. Quant aux retardataires, ils devaient se contenter de toucher la main humide de leurs compagnons. Quel pouvoir extraordinaire avait cette eau des ablutions de Mohammad !

Les effets personnels du prophète

Du temps du prophète, les musulmans avaient un grand respect pour tout ce qui était une émanation physique du messager d’Allah et pour les objets lui ayant appartenu ou qu’il toucha. On coupa même l’embout d’une outre d’eau qui avait servi à une libation du prophète afin de la garder comme objet béni. On arracha au prophète un vêtement qu’il ne porta qu’un seul instant parce qu’on voulait recevoir une bénédiction en s’enveloppant dedans. La fille du premier calife, le bien-guidé Abou Bakr, hérita la burda (manteau) du prophète. Elle s’en servit pour guérir les malades. Les musulmans se transmettaient ainsi les affaires du défunt prophète, de génération en génération, car ils étaient persuadés que leur quotidien en serait amélioré : son bâton, ses sandales, sa bague et bien d’autres choses encore. On peut aussi lire cet article de la BBC (qui rappelle les émeutes de 1964 causées par la disparition d’un poil de la barbe du prophète à Srinagar) qui raconte qu’une babouche de Mohammed fut dérobée en 2002 dans une mosquée de Lahore au Pakistan. Les reliques du prophète et leur conservation sont l’objet d’intenses émotions dans le sous-continent indien.

Conclusion

Les musulmans divinisent et idolâtrent Mohammad alors qu’il n’était rien d’autre qu’un caravanier et un guerrier. D’autres religions procèdent de même en matière de reliques sans toutefois atteindre la trivialité de l’islam. La littérature islamique consacre des chapitres et des livres entiers à la gloire du Prophète si bien qu’Allah est relégué au second plan. Le guide de la oumma se trouve ainsi placé au-dessus d’Allah, ce qui est illogique. De même, l’islam accorde une trop grande importance aux hadiths (faits et gestes de Mohamamd) si bien qu’ils prennent l’ascendant sur le Coran, censé exprimer la parole d’Allah.

Bernard Dick

Au 18/11/2014

Nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles :

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