merci Christiane !

Récidive en vue pour 350 djihadistes : merci Christiane !

Le 8 octobre 2014

En parfaite femme qui, grâce à ses sceaux, aime faire le ménage en France, Christiane Taubira préconise, après le lavage des 1.000 cerveaux djihadistes, un rinçage par "désendoctrinement" Sauf que 350 récidiveront !

L’émission « C dans l’air » d’Yves Calvi, diffusée sur France 5 le 2 octobre sur le thème « Taubira veut vider les prisons » (où, d’ailleurs, le "désendoctrinement" des djihadistes annoncé par celle-ci a été oublié), était notamment consacrée à la "contrainte pénale" : peines en milieu ouvert plutôt qu’en prison.

Y. Calvi affirmant que « le but est bien de vider les prisons », le criminologue Alain Bauer, s’est insurgé : « Non, ceux qui sont en prison y restent. » Sauf que cette réforme fera que plus de condamnés à moins de “cinq ans encourus”, soit la plupart des djihadistes, n’iront pas en prison. »

Selon A. Bauer, sur 100 personnes condamnées pour la première fois, 65 ne commettront jamais plus d’acte répréhensible mais 35 récidiveront ! Parmi eux, 30 ne feront qu’un seul autre acte illicite et cinq seront multirécidivistes : « Ces cinq, violents, prédateurs sexuels, sont les auteurs de 50 % des actes. » D’où la conclusion imparable des tenants de cette réforme : « Ces trois catégories de condamnés doivent être traitées de façon différentes ! » OK !

Sauf que voilà, semblent s’excuser A. Bauer et les autres invités, Pierre Lamothe, médecin psychiatre, et Évelyne Sire-Marin, magistrate au TGI de Paris et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature, comment reconnaître, parmi les 100, les 35 qui récidiveront et surtout les cinq les plus dangereux ? Plutôt que de traiter les 100 au départ comme les cinq les plus dangereux, on préfère les remettre tous dans la nature en sachant que 35 feront de nouveau des victimes ! Certes, mais bon… « Quand il s’agit d’atteintes aux biens, il n’y a pas mort d’homme, » a osé ajouter, désabusé, Alain Bauer occultant le fait qu’un « simple » cambriolage est ressenti comme un viol et qu’une agression même « seulement » verbale laisse des traces traumatiques !

Faute d’invité virulent anti-réforme excepté peut-être Jean-Marc Bailleul, cadre Sécurité intérieure-CFDT, plus d’une fois, Y. Calvi a dû se faire l’avocat du diable, c’est-à-dire celui des… victimes ! Réponse d’un P. Lamothe agacé : « Nous faisons notre travail et le droit à l’erreur existe (…) comme pour les pilotes d’Air France ou les techniciens de la SNCF en cas de catastrophes et nous ne sommes pas du tout hostiles à la prise en charge des victimes… » Encore heureux !

C’est pour cela que Mme Taubira, en bonne femme d’intérieur (en matière de sécurité, j’entends), une fois qu’elle aura appuyé sur le bouton « Rinçage », sortiront de sa machine à "désendoctriner" quelque mille citoyens dont 350 redeviendront djihadistes, 50 viscéralement c’est-à-dire dangereux pour au minimum 50 Français(es), leurs futures victimes. « Mais on ne peut pas traiter les 1.000 premiers comme les 50 futurs criminels », vous répondront les pro-Taubira. Les futures victimes — dont je ferai peut-être partie — de ces djihadistes "désendoctrinés" vous remercient…

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