ils nous adressent en le faisant un message parfaitement clair : Fuck you !

La cul-ture du plug anal

Posted On 21 oct 2014

By : Michel Garroté

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Michel Garroté, réd. Chef — Depuis des années, sur dreuz.info, je tente de défendre et de valoriser, la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne. Lorsque je tourne mon regard vers la France, lorsque je consulte ses médias, lorsque j’écoute ses politiciens, je mesure le fossé abyssal qui nous sépare. Récemment, un pénis gonflable aux allures de sapin de Noël, un plug anal, nous explique-t-on, a été exhibé, place Vendôme. C’est la cul-ture de la Cinquième République. Une république bananière qui pratique la cathophobie obsessionnelle, alors que le pays ne compte plus que 4% de catholiques croyants et pratiquants.

Lorsque je tourne mon regard vers l’Eglise catholique, notamment dans le cadre du synode sur la famille qui vient de s’achever à Rome, je mesure l’ampleur de la crise qui frappe cette Eglise de l’intérieur. Si malgré tout cela, je demeure quelqu’un de positif et d’optimiste, c’est parce que l’espérance m’habite, parce que je crois à la victoire du bien sur le mal, et, aussi, peut-être surtout, parce que j’ai reçu le don du sens de l’humour.

A propos de la chose gonflable exposée place Vendôme à Paris, Frédéric Becquérieux lance un coup de gueule sur Politique Magazine : Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand allons-nous laisser l’oligarchie dégénérée qui nous dirige saccager l’espace public ? Jusqu’à quand allons-nous nous laisser insulter, humilier et dominer par cette clique de pervers narcissiques ? Jusqu’à quand la fumisterie de tous ces possédés va-t-elle envahir nos existences ? Leur perversité n’a plus aucune limite : ils viennent d’installer place Vendôme la chose. Il est rare que j’affiche ici des choses laides, mais j’y suis exceptionnellement contraint pour les besoin de la démonstration.

Or, on apprend dans le torchon Libération (rubrique « sexe et genre ») que ce ridicule objet gonflable, qui défigure la plus belle place de Paris, est en réalité la reproduction d’un gadget sexuel dont je tairai le nom, mais pas l’usage : les gens qui s’en servent se le fourrent dans le fondement. Venant de « l’artiste » en question, ce n’est pas très étonnant : il est essentiellement connu pour ses crottes géantes (ICI) et ses fabriques d’étrons (ICI). En d’autres termes, nous en sommes là : nos maîtres appellent « art » le fait de saloper les belles choses avec des immondices (nous le savions déjà) et, non contents de détruire la France, ils nous adressent en le faisant un message parfaitement clair : Fuck you !

Voilà le message de l’élite répugnante qui nous écrase de son mépris. Ces gens relèvent de la clinique psychiatrique… mais ils nous dirigent. Non seulement, leur trou-du-cul est le centre de leur vie, mais ils voudraient en faire le centre du monde. Réalise-t-on de quoi nous sommes en train de parler ? A Paris, sur la place qui célèbre les victoires de Napoléon, en face du Ministère de la Justice, les gens qui nous dirigent ont installé une reproduction géante de l’objet qu’ils s’introduisent dans le derrière pour passer le temps. Où sommes-nous ? Je n’ose dire en Enfer, mais cela commence à y ressembler méchamment.

Et si vous avez l’audace de vous insurger contre cette saloperie, ces tarés vous assureront, avec leur face de faux derches, qu’il s’agit d’un sapin de Noël « pour les enfants », et vous accuseront en ricanant d’être un obsédé sexuel. A propos d’enfants, justement, il suffit de se renseigner sur les autres œuvres du scatologue qui a produit cette chose pour se faire une idée du sort qu’il leur réserve (ICI et LA). Honnêtement, mes amis, pour se défendre, il va falloir songer à autre chose qu’un bulletin de vote.

De son côté, Le Cardinal Velasio de Paolis commente le récent synode (pour la famille si j’ai bien compris…) sur le blog Infocatholica : j’ai participé à différents synodes et le mécanisme ne fonctionne pas bien. De plus cette fois-ci il y avait trop de questions en suspens. On commença sans certitudes et on ne peut pas discuter sur tout. L’Eglise est gardienne d’une vérité dont elle ne peut disposer. Les thèmes portant sur la famille nécessitent temps et réflexion. Rien à la va vite. Tous veulent intervenir durant le synode mais le temps est limité, de même que l’espace concédé à la discussion dans les cercles mineurs. Paul VI fonda le synode il y a un demi-siècle comme agile instrument de collaboration avec le gouvernement de l’Eglise. Mais la confrontation doit être menée sur des thèmes étudiés, analysés et sur lesquels chaque père du synode a un avis précis à proposer.

Ce synode souffrit d’une évidente originalité d’approche. La décision de discuter un peu de tout se révéla néfaste, c’est comme si nous devions refonder tout. L’Eglise écoute les gens, mais a des certitudes qui demeurent dans le temps. Le synode répéta le scénario du Concile : conjuguer nouveauté et continuité. Furent prises en considération trop de questions, sur lesquelles ont été nourries des attentes infondées. Et au final cela pesa négativement sur le synode. Tout ne peut pas être renouvelé. La vie de l’Eglise requiert une continuité pour progresser en vérité. C’est une question de fonds, philosophique. François demande de retourner à un Evangile qui, durant tout ce temps, a imprégné beaucoup de cultures. Le point final est la Parole de Dieu, un trésor que personne ne peut changer, pas même le Pape.

Nous expérimentons une confusion entre pastorale et doctrine qui est difficile de tenir à distance. On écoute davantage les gens que les vérités de foi. Mais l’Eglise doit communiquer une vérité reçue d’en haut, et pas contenter les orientations d’opinion publique. Durant le synode se firent trop de références à la pastorale. La pratique doit respecter les principes : on ne peut la concevoir éloignée de la doctrine. Si on avait été dans une salle de classe, on aurait insisté sur les vérités de foi, par exemple le fait que les concubins ne peuvent communier. Avec le temps le rôle de la religion a été en diminuant et la société n’accepte pas les influences de la foi. Nous vivons dans un monde qui craint la religion, la voyant comme source de conflits. L’opposition entre foi et raison nous rend schizophréniques. Ainsi, c’est l’Etat qui s’occupe de questions éthiques de nos jours. On ne peut espérer parler à l’encontre de la doctrine.

Enfin, voici une analyse parue sur Figarovox de Jean-Louis Harouel, professeur de droit à Paris II et auteur notamment de «La grande falsification; l’art contemporain», sur le « sapin » qui a pollué visuellement la Place Vendôme ces derniers jours. Il y voit la preuve de la «vacuité de l’art contemporain». Quelques extraits : De manière générale, les prétendus «artistes contemporains» sont des bouffons interchangeables, auteurs de bouffonneries interchangeables. Ceci pour une raison très simple: il n’y a en réalité pas d’œuvre, pas d’art. L’art contemporain repose sur deux dogmes: le remplacement de l’art par l’artiste sacralisé ; le remplacement de l’œuvre par n’importe quoi. On devrait parler de non-art contemporain (NAC).

On veut légitimer le non-art contemporain en essayant de le mettre au même niveau que le grand art du passé. La confrontation repose sur le postulat d’un dialogue entre le prétendu «artiste contemporain» et les grands artistes de jadis. Or il n’y a aucun dialogue possible, mais une lamentable pollution des grands lieux du patrimoine artistique et historique. Tout cela cache une logique mercantile. Une invitation à Versailles, au Louvre ou place Vendôme constitue un grand coup d’accélérateur dans une carrière. Cela fait exploser la cote du bénéficiaire C’est tout ce qui compte.

Cette pollution des hauts lieux classiques profite à l’étroite classe mondiale des milliardaires incultes qui investissent dans les inepties de ces soi-disant «artistes». Ils ont tout intérêt à ce que les prix s’envolent, pour pouvoir revendre avec bénéfice les «œuvres» qu’ils détiennent. Le prétendu art contemporain joue le même rôle pour eux que, par le passé, les bons du Trésor américain: un placement à court terme dans une optique purement financière.

Reproduction autorisée avec mention © M. Garroté, réd. Chef www.dreuz.info

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