Le multiculturalisme, cela ne marche pas…

Le multiculturalisme, cela ne marche pas…

Publié le 13 septembre 2014 par Pierre Tremblay - Article du nº 372

Toute théorie scientifique repose sur des postulats.

La validation d’une théorie scientifique exige des preuves expérimentales. Les résultats de l’expérience doivent confirmer les postulats de base, et non les contredire.

La mécanique classique, par exemple, repose sur les 3 lois de Newton.

Si l’une ou l’autre de ces lois venait à être démontrée comme fausse, le superbe édifice newtonien s’écroulerait comme un vulgaire château de cartes.

Pourtant, depuis plus de 300 ans, la mécanique de Newton s’est avérée infaillible. La démonstration la plus éclatante et la plus écrasante de son authenticité est sans contredit le programme spatial Apollo.

Car c’est avec les principes physiques découverts par Isaac Newton au 17ème siècle que les ingénieurs de la NASA ont calculé précisément les trajectoires de la fusée Saturne V, du LEM et du vaisseau Apollo qui ont permis à Neil Armstrong et Edwin Aldrin de débarquer sur la Lune et d’en revenir sain et sauf en juillet 1969.

Le multiculturalisme est également basé sur des postulats.

Un premier postulat affirme, sans jamais l’avoir démontré, qu’une société multi-ethnique est plus « riche » qu’une société ethniquement homogène.

Ce postulat repose sur un deuxième postulat qui implique qu’un immigré n’apporterait à son pays d’accueil que des aspects positifs. Ce serait peut-être partiellement vrai si l’immigration était choisie, ce qui n’est absolument pas le cas de la France.

Un troisième postulat prétend qu’il est possible de créer une société viable en mélangeant des gens issus des 4 coins de la planète. Cela présuppose que non seulement toutes les cultures se valent, mais qu’elles sont également miscibles, un peu comme un peintre enrichit sa palette en dosant savamment ses couleurs.

Finalement, le quatrième postulat du multiculturalisme sous-entend que l’immigré abandonnerait une culture, une langue, une religion, des mœurs, des coutumes et des traditions séculaires pour se conformer aux usages en vogue dans son pays d’accueil et se fondre dans le moule, tout en lui apportant, discrètement et subtilement, une petite touche personnelle d’enrichissement. C’est ce qui s’appelle dans le jargon multiculturaliste « l’intégration ».

Mais comme je le mentionnais en introduction, toute théorie doit être démontrée expérimentalement pour être considérée comme valide.

Quelles preuves de sa validité nous a donc apporté, depuis 40 ans, le multiculturalisme ?

Aucune.

Absolument aucune.

Depuis le début des années 80, la France (les autres pays européens ne sont pas épargnés non plus…) est en proie au phénomène des émeutes urbaines, dont l’épicentre se situe toujours en Zone Urbaine Sensible (ZUS).

Loin d’avoir contribué à créer une société Française homogène et « enrichie », l’immigration massive extra-européenne des 4 dernières décennies a plutôt permis l’éclosion d’une France constituée de deux sociétés parallèles ayant chacune des valeurs et des modes de vie diamétralement opposés.

Les taux de criminalité et de délinquance ont été multipliés par 5 depuis 1950.

Les apôtres du multiculturalisme, les immigrationnistes, les cosmopolites et les gauchistes affirment haut et fort que ce phénomène serait lié à la pauvreté, et non à l’immigration. Cette théorie sociologique, qui stipule que les individus socialement défavorisés seraient plus enclins à basculer dans la criminalité, n’a encore une fois jamais été démontrée par aucun criminologue sérieux.

Si c’était vrai, il y aurait eu un taux de criminalité effroyable à l’époque de Germinal où la majorité de la population Française vivait dans la misère noire et crevait littéralement de faim.

Le département le plus criminogène de France serait plutôt la Creuse que la Seine Saint-Denis.

Mais on ne tient pas à nous en faire la démonstration. On nous demande d’y croire sur parole en faisant un acte de foi aveugle.

Certains contributeurs de ce site prétendent que la France s’islamise. Ce ne peut qu’être faux, car le cas échéant le quatrième postulat du multiculturalisme est à mettre aux chiottes, et toute la théorie avec.

Mais comment expliquer par exemple le nombre de mosquées qui est passé d’une centaine à plus de 2000 en 40 ans ?

Les sociologues du régime ont une explication bancale qui n’est pas liée aux phénomènes migratoires.

La société Française se serait donc enrichie depuis 40 ans. J’en conclus que le rap et les tags sont des formes d’art qui valent bien Debussy, Ravel, Renoir ou Monet.

J’imagine qu’une toile de Cézanne prendrait de la valeur si on la décorait à la canette de peinture rouge d’un splendide « Nique ta mère » qui ne pourrait que l’enrichir au niveau artistique.

La théorie multiculturaliste implique que les quartiers à forte population immigrée devraient être d’une incroyable richesse, bien entendu non monétaire, mais culturelle, philosophique, artistique, humaine, sociale, voire même spirituelle.

Des cités coupe-gorges, véritables zones de non-droit, où policiers, pompiers, médecins, ambulanciers, infirmiers et facteurs sont systématiquement agressés, des quartiers entiers dans lesquels la population honnête marche la peur au ventre et est prise en otage par des trafiquants de drogue et autres racailles, ce serait donc ça cette fameuse « richesse » dont on nous parle tant ?

Il faut croire que j’ai tort, puisqu’on a jugé opportun de supprimer la double peine. Il faut en déduire que le bi-national violeur ou meurtrier aura encore, après avoir purgé une peine de prison qui sera toujours trop courte, quelque chose de positif à apporter à la société Française.

On nous affirme que la France a toujours été une terre d’immigration. J’admets ce fait en y ajoutant quelques bémols, parce que « société constituée partiellement d’immigrés » ne signifie pas forcément « société multi-raciale ».

Si on mélange des Japonais, des Coréens, des Chinois, des Vietnamiens et des Thaïlandais, on obtient une société certes multiculturelle, mais ethniquement homogène puisqu’il ne s’agit que d’asiatiques.

On avait le même phénomène à l’époque où la société Française était composée de Français, mais aussi d’immigrés d’origine italienne, espagnole, portugaise, allemande, polonaise, russe ou anglaise.

Ce modèle de société, qui a fait ses preuves au niveau fonctionnel pendant des siècles, n’a strictement rien à voir avec celui que le bulldozer multiculturaliste moderne est en train de nous imposer.

Le multiculturalisme n’est donc pas une théorie scientifique puisqu’aucun chercheur n’a encore été en mesure de nous démontrer sa validité à partir des données expérimentales recueillies sur le terrain.

Pire encore, les données ont trop souvent la fâcheuse tendance à vouloir anéantir l’un ou l’autre de ses postulats.

En réalité, moins on étudie le multiculturalisme, mieux il se porte. L’idéal serait même de ne plus l’étudier du tout. Il faut l’admettre comme vrai, dans un acte d’abandon total, comme lorsqu’on remet son destin entre les mains d’un gourou.

A l’instar de l’alchimie, qui a tenté vainement pendant des siècles de transmuter le plomb en or, le multiculturalisme ne créera jamais de cohésion dans une société patchwork.

Le multiculturalisme ne peut accoucher d’une société, puisqu’il dynamite sans relâche les fondations mêmes de ce qui constitue un peuple depuis des millénaires.

Il ne peut créer qu’une nation arc-en-ciel gangrénée et sclérosée, qui favorise le communautarisme, exacerbe les tensions ethniques et fait monter en puissance les votes extrêmes.

Au nom d’un pseudo amour de l’Autre, le multiculturalisme nous fournit paradoxalement tous les ingrédients pour le détester.

La réalité est que le multiculturalisme est à classer dans le même rayon que le pendule du Professeur Tournesol.

Il existe déjà des mots pour désigner ce genre de théories : fumisterie, supercherie, utopie, charlatanisme.

Pierre Tremblay

Note : 95% des Britanniques estiment que le multiculturalisme a été un échec total.

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