interdt d’user d’une langue étrangère,Et se cantonner à la langue de Molière.

En ces jours où le foot occupe une place première

Une info capitale est passée au travers :

Stéphane Ravier, Front National, en tant que maire,

A envoyé une note à tous ses fonctionnaires

Leur interdisant d’user d’une langue étrangère,

Et de se cantonner à la langue de Molière.

Seraient visés centres sociaux où prolifèrent,

Ce que pudiquement, on nomme les « niktamer »,

L’animation, secteur où ce genre est prospère,

Serait aussi ciblée par cette circulaire.

Faut dire qu’à Marseille, la sanction est amère,

Qui n’a pas un cousin venant de l’ « outremer » ?

C’est que ça pose question cette coutume langagière,

Serait-ce qu’ils sont nombreux au sein du ministère ?

Au-delà de leurs cris d’orfraies et de colère,

En quoi l’imposition de la langue de nos pères

Justifie qu’ils, comme une contrainte, la considèrent

Et se sentent meurtris dans leur âme et leur chair ?

Sauf erreur, c’est l’édit de Villers-Cotterêts

Qui impose par ordonnance l’usage du français.

Alors pour ceux qui s’en indignent et s’en effraient,

Veuillez aux textes officiels vous référer.

Là où je m’interroge, c’est cette nécessité

De rappeler cette évidence aux salariés,

Est-ce qu’en ce coin de France, la langue est négligée

Par manque de vrais Français, est-elle niée, oubliée ?

Dites, vous qui hurlez, n’avez-vous remarqué

Comme le sentiment d’être « un peu » remplacés,

Ou comme une impression de perte d’identité ?

Il est vrai que vous êtes très bien conditionnés,

Considérant que privilégier le français,

C’est raciste, xénophobe et autres billevesées.

Vous prévaloir de votre amour pour l’étranger

Fait de vous un républicain parfait, l’acmé !

Alors, quand vous n’aurez que les yeux pour pleurer,

Que vous serez soumis aux régimes étrangers,

Que vous n’aurez d’autre choix que vous convertir,

Ne venez surtout pas ma compassion quérir !

A force de pratiquer la politique du pire,

Et refuser d’entendre les cassandre prédire,

Vous aurez et honte et déshonneur à subir.

Qui sème le vent récolte la tempête… à venir.

Oreliane

Retour à l'accueil