« Il est très compliqué de gérer des relations avec des personnes avec qui on n’a rien en commun. » Retenons le « rien en commun »,

Les « Mal élevés » du Point ne peuvent venir du continent musulman

Publié le 19 juillet 2014 par Charles Demassieux - Article du nº 364

Rassurant de constater que la bonne éducation n’est pas tout-à-fait morte dans notre pays !

Ainsi, Le Point du 17 juillet 2014 titre : « Les mal élevés ». Mal élevé d’assassiner des personnes au prétexte qu’ils sont les ennemis de l’islam ; de prendre d’assaut leurs lieux de culte ; de violer des blanches en récitant son catéchisme coranique ; mal élevé, enfin de plonger rues, quartiers, villes dans la terreur de l’ultra violence ? Non : on ne parle pas des « bêtises de jeunes venus d’ailleurs », on parle du VRAI problème de l’incivilité !

Et Landru de questionner ses juges outre-tombe : « Serais-je mal élevé ? Ah, l’on m’a trompé, moi qui me croyais assassin ! »

Trêve de boutade, et entrons de plain-pied dans ce dossier bien élevé…

On commence très fort, par (ne riez pas !) un maraîcher qui se plaint de l’incorrection des clients, lesquels ne lui achètent rien après avoir tâté de ses produits ; puis on glisse, timidement (n’effrayons pas le lecteur modéré !) vers les conversations bruyantes et les bousculades dans les transports en commun – le summum de la violence ! Quid des braquages, des agressions faites aux « femmes impudiques », etc. ? Là n’est pas la question : la violence tribale c’est moins grave que les MAL ELEVES !

On n’élude pas la question, ce qui serait une manière – honteuse, certes – d’en reconnaître la pertinence : on la travestit. Parlant de l’Education nationale, on évoque que « plus d’un fonctionnaire sur dix déclare avoir subi des violences morales ». Les violences physiques glissant progressivement vers le meurtre pur et simple, il est normal que la victime ne s’en plaigne plus ! Même la police et la gendarmerie ont droit aux « douces incivilités » ! Les familles de leurs collègues assassinés apprécieront !

Même Sarkozy et Hollande – racolage populo-médiatique oblige ! – ont droit au petit laïus sur leur manque de savoir-vivre ! Le Hamas, lui, il ne met pas les coudes sur la table !

Avec l’article « Ce que subissent les urgentistes… », on poursuit dans la lente descente aux enfers du déni : « La violence verbale est hélas devenue banale et concerne tous les types de patients. » Faux, mon camarade, pour l’avoir constaté : j’ai travaillé un an et demi au guichet d’un établissement hospitalier et j’affirme que toutes les agressions – injures, menaces de mort et physiques – dont j’ai été témoin – pas victime, car j’ai la patience aussi sensible qu’une dent cariée ! – sont le fait presque exclusif d’individus provenant du « continent » musulman !

Alors, Richard Dumont, anesthésiste-réanimateur, devrait arrêter de consommer ses produits quand il déclare : « Cela dit, j’insiste, l’impolitesse n’est pas du tout le signe de telle ou telle catégorie, c’est devenu un mode de fonctionnement pour certains, d’où qu’ils viennent. » J’admets un certain mimétisme, mais le passage à l’acte violent est nettement plus disparate chez les uns que chez les Autres !

Avec « Ma journée sur la ligne 1 », on a l’impression amusée que le journaliste l’a prise il y a trente ans, la ligne 1 ! Ce qu’il nous narre vaudrait même d’être filmé ! Non, cher monsieur, ces incivilités-là sont le cadet des soucis des usagers : oui, ça les dérange un musicien sans talent qui massacre les notes ; une rame bondée ; des conversations téléphoniques bruyantes, mais ça ne les met pas en danger comme une bande de « déshérités venus d’Ailleurs » qui fument du hasch fenêtres fermées ; qui éructent et crachent, en écoutant des rappeurs pleins de fiel et, pour une interprétation personnelle d’un regard, vous dépouillent quand ils ne vous abandonnent pas pour mort dans le wagon !

Sans le savoir, je le gage, Sébastian Roché, un spécialiste – Ah, comme je les aime les SPECIALISTES ! – révèle le vrai problème : « Il est très compliqué de gérer des relations avec des personnes avec qui on n’a rien en commun. » Retenons le « rien en commun », il résume tout : nous n’avons effectivement rien en commun avec des individus inassimilables qui se prétendent chez eux partout où ils plantent leur tente !

Fin de parcours, un entretien avec Michel Onfray. Au moins, lui, il sait causer ! J’émets certaines réserves – pour avoir lu quelques travaux du citoyen, un peu trop militant de sa cause hédoniste à mon goût –, mais, au moins, il y a du verbe et de la raison. Sans les nommer, il les désigne ces faux incivils : « Il y a les sauvages, les barbares, les égoïstes, les brutes qui sont seuls au monde et chosifient tous ceux qu’ils approchent. » CQFD !

Décidément, Le Point est marrant avec ses euphémismes, lui qui avait déjà causé de « l’islam sans-gêne » ! Reconnaissons-lui au moins le mérite de publier depuis quelques années des hors-séries remarquables, en collaboration avec Historia, consacrés aux sommités du 9e Art que sont Hergé et Edgar P. Jacobs. Mais c’est un autre sujet…

Voilà que je me relis et soudain une peur m’étreint, comme une gastro-entérite, mes intestins ! EXCUSEZ-MOI, je regrette ce que je viens d’écrire, je ne recommencerai pas, c’est juré, craché, plié ! Neuf mois ferme pour un singe, ça fait réfléchir !

Charles Demassieux

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