Lettre ouverte à Marine  Le Pen,

Lettre ouverte de René Marchant à MLP.

C'est plein d'arguments islamo-lucides, clairs simples à mémoriser. René Marchant est diplômé de langue et littérature arabes. Journaliste de radio et de télévision, il a été responsable de la rédaction, puis directeur de la station ORTF de Djibouti, simultanément correspondant de l’Agence France-Presse.
Il collabore à La Nouvelle Revue d'Histoire.
Pour les militants islamo-lucides.....
Bonn lecture.
Gérard.

Lettre ouverte à Marine Le Pen,

présidente du Front National et du Rassemblement Bleu Marine

Madame,

Comme beaucoup de nos compatriotes, je suis persuadé que le destin – certains diraient : la Providence – a placé l’avenir de la France entre vos mains. Dans les prochaines années, ou bien vous redonnerez aux Français la fierté d’appartenance qui ouvre sur tous les succès possibles, ou bien vous ne serez qu’un intermède sur le chemin de la décadence, sans doute avant une guerre sanglante qui opposera, à l’intérieur de nos frontières, les patriotes aux envahisseurs et à leurs complices.

Je ne doute pas de votre capacité à affronter avec réalisme et détermination les grands problèmes qui se posent à notre pays. Dans bien des domaines, vous avez su poser les bons diagnostics et préconiser les remèdes appropriés. C’est pourquoi j’ai donné ma voix à vos candidats aux dernières élections. Maintenant, j’espère que la pertinence et la volonté de redressement dont vous témoignez chaque jour vous conduiront à compléter le programme d’action du Front National sur des sujets peu souvent abordés dans les réunions publiques, mais pourtant essentiels, tels que l’enseignement des savoirs élémentaires dans le primaire, la refonte des programmes d’histoire, le retour aux cours de littérature, la préservation de notre langue, le nettoyage de notre espace public souillé par les tags…

Mon attente est mêlée d’inquiétude en ce qui concerne l’Islam et la présence de millions de Musulmans sur notre sol. A cet égard, les propos tenus par le vice-président du Front National Florian Philippot, le premier de ce mois, sur Canal Plus, m’ont profondément troublé. J’ai été abasourdi, en même temps que je ressentais une amère déception, comme devant la trahison d’un ami. « Le Front, a-t-il dit, n’a rien contre l’islam mais remet en cause les dérives islamistes radicales que condamnent aussi les musulmans ». Ce jour-là, votre adjoint a repris les termes mêmes utilisés par les responsables, actifs ou passifs, de l’islamisation de notre pays, s’est aligné sur leurs positions et, du coup, a justifié de fait leurs mauvais agissements. Je ne veux pas croire que vous approuviez un tel écart par rapport à la ligne, clairement et rigoureusement nationale, du Front National et du Rassemblement Bleu Marine, et que vous ne le rectifiiez pas.

Florian Philippot – dont, par ailleurs, j’apprécie beaucoup la dialectique et la pugnacité lors de ses interventions dans les médias – a-t-il jamais cherché à aller au-delà des discours convenus sur l’Islam, « religion d’amour, de tolérance et de paix » ? Ou bien croit-il naïvement que stopper l’immigration suffirait à « régler la question de l’islam » ? Pour l’aider à corriger ses a priori, je lui propose une définition de l’Islam qui a deux avantages : elle est simple ; aucun érudit sérieux ni aucun des grands oulémas ne la récusera. « L’Islam est un totalitarisme (et le terme est valorisant pour un Musulman dont toute la vie est soumise à la Loi d’Allah), expansionniste et guerrier, et par guerre, il faut entendre aussi bien la confrontation les armes à la main que la conquête subversive par la démographie et la taqiyya, c’est-à-dire le mensonge, la ruse, la dissimulation. Tout Musulman a le devoir d’œuvrer à asservir les autres peuples, puis anéantir leur religion et leur civilisation, qui doivent être remplacées par l’Islam, ainsi que l’a décrété Allah de toute éternité. »

Si vous-même et les cadres qui vous entourent faites vôtre cette définition, vous pourrez agir utilement, parce que vous partirez du réel. Si, en revanche, vous restez rivés à la définition de l’Islam comme une « religion parmi d’autres », vous courez inévitablement à l’échec. Le mot « religion » est le cheval de Troie utilisé par nos envahisseurs pour, au nom de nos principes de tolérance, qu’ils rejettent là où ils sont en force, obtenir de nous toutes facilités pour croître en nombre et en puissance. Dans le même champ lexical, dire que « l’islamisme » et « le djihadisme » sont des « dérives de l’islam », c’est ne pas voir que ces mots (par parenthèse, inventés par nous) recouvrent des idées et des comportements qui sont au cœur même de l’Islam tel qu’il a existé tant qu’il fut maître de son destin et tel qu’il est en train de renaître et s’affirmer, sur ses terres traditionnelles comme dans la diaspora. Quiconque pense qu’il puisse exister un Islam qui ne soit pas antijuif, qui ne brime pas les femmes, qui ne prêche pas la haine des Infidèles… n’a pas lu le Coran, livre éternel comme Allah, les recueils de hadîth ou les biographies de Mahomet, le Beau Modèle en toute chose. Les benêts qui nourrissent des espérances sur l’apparition (miraculeuse ?) d’un Islam de France savent-ils que les textes susmentionnés, qui fondent le totalitarisme, ne sont remis en cause dans aucun des cinquante-sept pays de l’Organisation de la coopération islamique ? Prétendre les examiner avec un esprit critique conduit, partout, à la prison ou à la mort. Nulle part, on ne note le moindre indice de l’amorce du début d’une demande de révision des dogmes ou des pratiques. Le mot même de « Réforme » est interdit. Il n’est utilisé qu’en Occident, et par qui ? Par les taupes, collabos et idiots utiles de la conquête. Aucun Musulman pieux et sincère ne vous dira qu’il souhaite une « Réforme » de l’Islam.

Par-delà des nuances superficielles, par-delà même la grande scission sunnites-shiites, apparue au VIIe siècle et qui n’eut pas d’équivalent par la suite, il n’est qu’un Islam, basé sur un seul Coran et sur les actes et dits du Beau Modèle, tenus pour vérités historiques incontestables. C’est cet Islam qui, de tout temps, a rassemblé tous les Croyants dans une même communauté identitaire (al-umma) et les a convaincus qu’ils sont supérieurs aux autres hommes et qu’ils ont vocation à les dominer. C’est cet Islam qui soude en un bloc cinquante-sept pays aux intérêts souvent divergents, qui parfois se font la guerre, et permet à l’Organisation de la coopération islamique d’affirmer à juste titre qu’elle est « l’organisation internationale la plus puissante après l’ONU ». C’est cet Islam, n’en doutez pas, qui est enseigné par les imams de nos mosquées, les aumôniers (le mot n’existe pas en Islam) de nos armées et de nos prisons…, parce qu’il n’en est pas d’autre. C’est cet Islam que, dans nos « quartiers sensibles », nos entreprises, nos prisons…, la pression de l’opinion, formée, encadrée, surveillée, impose et imposera avec de plus en plus en plus de dureté aux immigrés venus de régions majoritairement musulmanes. C’est à cet Islam que des immigrés d’origines diverses, des Français de papier et des paumés de toute sorte se rallieront en nombre sans cesse croissant, à cause des dons qu’il dispense aux nouveaux « soumis » : en vrac, une « prime d’engagement » versée par les richards des hydrocarbures (combien d’euros pour un voile ? pour une burqa ?), la participation aux gains des trafics (le butin pris aux infidèles est une récompense d’Allah), un code de conduite pour chaque instant de la vie (fini le libre-arbitre : quel soulagement !), une idéologie d’ordre spirituel (qui peut justifier n’importe quel comportement par une transcendance invérifiable)… mais aussi la solidarité d’une communauté très soudée et une forte fierté identitaire.

Dans l’actuelle guerre que l’Islam mène contre l’Europe, débusquer l’ennemi de son statut usurpé de religion doit être la première étape de la contre-offensive. C’est ce que, sauf erreur de ma part, a bien compris Geert Wilders. Pour nous, Français, il suffit que, simplement, nous nous référions à notre droit et le fassions respecter. La loi de 1905 qui régit les relations entre la république et les religions, cultes, églises… est nette en son article premier : « La république assure la liberté de conscience » L’Islam, qui refuse la liberté de conscience, ne peut être considéré comme une religion.

A vous, Madame, qui avez en charge de si lourdes responsabilités, je veux dire, avec toute la force d’une conviction forgée par une longue fréquentation de l’Islam, que, si vous ne déclarez pas avec solennité : « L’Islam n’est pas une religion ; c’est un totalitarisme », si vous ne faites pas ce saut de vocabulaire, tout ce que vous entreprendrez pour limiter l’expansion ou l’influence de l’Islam en France sera vain ou, pire, contre-productif. Vous serez accusée de vous en prendre à la liberté de conscience. Un comble, certes, mais l’expérience prouve que cette imposture est payante. Interdisez demain le port du voile, décrétez un moratoire sur la construction des mosquées, tout ce que vous voulez… Si vous n’avez pas prononcé le préalable indispensable, vous ne ferez « qu’arroser la plante ». Alors, votre échec à juguler un totalitarisme que huit Français sur dix considèrent désormais comme une menace pour la paix civile, notre mode de vie, notre identité même, entraînera inexorablement votre discrédit et, donc, l’échec de votre politique tout entière.

Plus encore que l’avenir de notre nation, c’est la survie de la civilisation européenne qui va se jouer en ce siècle. La France, « parce qu’elle est la France », comme aurait dit de Gaulle, est appelée à tenir un rôle de premier plan dans la guerre de civilisation à l’échelle mondiale qui est en cours. Je suis certain que vous saurez faire face à ce défi de l’Histoire et entraîner au combat les meilleurs d’entre nous.

Je vous assure, Madame, de mon soutien déterminé et vous prie d’agréer l’expression de ma considération la plus distinguée.

René Marchand

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