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Le déclin de la France, c’est de rester dans l’Union européenne

Publié le 23 mai 2014 par Christophe Varnier - Article du nº 356

Avec la crise ukrainienne, on constate, une fois de plus, que les médias classiques n’informent plus et ne sont là que pour nous faire accepter ce qui est acté. Il faut alors connaître différents avis et donc multiplier les moyens d’observation via internet pour exercer son sens critique en politique internationale, et pouvoir se faire sa propre opinion.

En effet, sur la crise ukrainienne, les médias grands publics, qui ne font que prendre leur contenu rédactionnel auprès du Quai d’Orsay, quand ce n’est pas directement auprès de Washington, par AFP interposée. Dans le traitement médiatique de cette crise, comme souvent en cas de guerre, on retrouve des constantes :

- bafouage du droit international avec le refus de reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples pourtant inscrit dans la charte des Nations Unies.

- usage du double standard, avec le refus d’accorder aux régions de l’Est de l’Ukraine ce qui l’a été pour le Kosovo, sans même un référendum

- traitement inégal de 2 populations, avec l’idéalisation des pro-OTAN et pro-UE et diabolisation des russophones et russophiles

- justification de la violence: « guerre juste » pour l’instauration de la démocratie – camouflage des raisons véritables : économiques, stratégiques et militaires.

Les représentants français et de l’UE ont depuis longue date l’habitude de donner des leçons de démocratie, de liberté et de valeurs universelles à l’étranger. Le politiquement correct, les schémas simplistes, le conformisme et les slogans, associés à la presse idéologique médiatique dominante et malveillante, ont désormais réduit la liberté et l’esprit critique des européens de manière objective.

Le Président Hollande dont la cote d’impopularité bat tous les records (82%) nous en fait la démonstration lorsqu’il qualifie les référendums démocratiques des régions de l’Est de l’Ukraine (Donetsk et Lougansk) de « vraie-fausse consultation » et le scrutin de « nul et non avenu ». En refusant de prendre en considération les réalités culturelles, géopolitiques, économiques et stratégiques en Ukraine, l’UE a fait preuve, ou bien de son ignorance historique, ou bien elle a montré son vrai visage: inféodation à l’OTAN expansionniste et aux USA.

Ceci n’est d’ailleurs pas si étonnant si on se souvient que l’un des pères fondateurs de l’UE est Jean Monet et qu’il est avéré aujourd’hui qu’il était un instrument de la politique extérieure des USA, et qu’à travers l’ACUE (American Committe for United Europe) c’était la CIA qui finançait la construction européenne ! Cette inféodation se réalise dans une perspective, au mieux de priver l’Europe d’une alliance avec la Russie et au delà, vers l’Est ; au pire, une dissémination du chaos en Europe comme cela s’est réalisé en Irak, Afghanistan, Libye, Syrie.

Dimanche 25 mai, il nous est encore possible de sortir de l’Europe, ou tout du moins d’offrir la possibilité au nouveau parlement européen élu de faire démissionner la commission européenne, pour que la France et l’UE cessent de soutenir le nazisme en Ukraine et de se comporter en vassaux des USA. Ce n’est pas parce que le Président Hollande dit:« La fin de l’euro, c’est une austérité implacable. La fin de l’euro, c’est la disparition de la solidarité financière, c’est une monnaie livrée à la merci des spéculateurs. Croit-on que la force se construit dans l’isolement ? C’est plus qu’une illusion, c’est un piège. Celui du déclin national. D’autres veulent tout simplement déconstruire l’Europe. Rompre tout ou partie des engagements, déchirer les traités, rétablir les droits de douane et les guérites de la police des frontières. Se couper non pas de l’Europe, mais du monde. Ceux-là, qui se prétendent patriotes, ne croient plus en la France. Sortir de l’Europe, c’est sortir de l’Histoire », que c’est vrai, c’est même exactement le contraire.

En effet notre déclin est lié à la stagnation économique induite par l’euro, qui à son tour met en péril notre armée et notre indépendance, dans un monde de plus en plus instable et où toutes les puissances étrangères hors UE font un réel effort de réarmement! La défaite des pro-européistes sera une première victoire sur l’occupation de la France par les financiers apatrides et les lobby au service de Washington. Souvenez vous que le monde n’est plus dominé par le clivage gauche/droite. Il est, depuis longtemps déjà, dominé par les USA, et la question qui se pose désormais est de savoir si l’on veut servir l’impérialisme américain, ou si on veut lui résister.
Christophe Varnier

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