Pourquoi ont-ils peur du FN??

L’UMPS transforme l’élection européenne en référendum anti-FN

Publié le 21 mai 2014 par Jérôme Cortier - Article du nº 356

Depuis trois semaines l’ensemble des partis politiques ont transformé le scrutin du 25 mai sur l’Europe en référendum anti-FN. Cette immense chasse à l’hérétique signifie qu’il n’y a qu’un seul camp qu’ils craignent, un seul qui les fait frémir, c’est celui des patriotes. Le PS se moque du résultat final de l’UMP. Et pour l’UMP peu importe le nombres de voix qu’obtiendra le PS. Complices d’un même système, sur les plateaux télé, sur les ondes radio, dans leurs clips de campagne, ils se tiennent la main pour dire non au fascisme, au populisme, et blablabla et blablabla…

C’est une forme d’aveu. L’avenir de la France ne les intéresse pas. Et celui des Français non plus. On les entend maugréer leurs vindictes, mais ils ne sont plus rien. Ils ne pensent plus rien. Ils n’ont plus rien à proposer. Par peur ou par dédain, ils rechignent même à se rendre aux débats auxquels ils sont conviés.
Pas un ne sait quoi faire du monstre européen qu’ils ont créé. Alors ils diffament, ils mentent, ils insultent.

Leur problème ce n’est pas le chômage qu’ils ont engendré. Ce n’est pas l’ouverture totale des frontières qui met en péril notre industrie mais aussi notre identité. Ce n’est pas la dette, ou l’euro, ou même encore le traité transatlantique grâce auquel les États-Unis vont nous mettre en pièce. Ce ne sont pas les transferts de souveraineté, ce n’est pas l’immigration, ni l’insécurité, ni l’islamisme, non, leur problème c’est le FN. C’est même le problème number one. Le principal. Celui de la France, de l’Europe, du monde. Et à en croire le premier secrétaire du PS : ce serait même celui de la planète. (1)

Qu’un premier ministre en fonction puisse passer son temps à monter sur les estrades pour dire qu’il faut lutter contre un parti légal au lieu de s’occuper de gérer le pays en dit long sur leur fidélité au système qui les nourrit depuis plus de 30 ans. Toute cette sinistre pantonyme devrait faire réfléchir les Français.

Car que dire d’une classe politique qui ne trouve rien d’autre à répondre aux critiques que la calomnie ? N’a-t-on pas le droit de vouloir une autre Europe sans subir le chantage absurde de la fin du monde, le retour de la guerre, l’arrêt du commerce, la peur des investisseurs et l’arrivée des casques à pointe ?

A chaque échéance électorale européenne c’est la même litanie. La même rengaine. Le même terrorisme intellectuel.

Pour s’être opposés à ce qui allait devenir le cauchemar climatisé que nous connaissons aujourd’hui, Philippe Seguin, Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers, Charles Pasqua, Jean-Pierre Chevènement, ont été conspués et excommuniés pendant plus de 30 ans par ce même petit clergé médiatique qui s’est mis au service d’une oligarchie bien installée sur ses privilèges.

Quand François Hollande déclare que sortir de l’Europe c’est sortir de l’histoire, nous sommes à l’apogée de la muflerie. Car quelle fut le rôle de leur Europe de Bruxelles dans ces cinquante dernières années ? Qu’a donc créé leur Europe de Bruxelles face à l’hégémonie américaine ? Ce sont les Nations seules qui se sont relevées de la seconde guerre mondiale. Ce sont les ententes entre les Nations libres et souveraines qui ont créé Ariane, ou encore Airbus. Leur Europe de Bruxelles s’est contentée d’uniformiser de façon bureaucratique et anti-démocratique un vaste territoire qui ne peut tirer sa richesse que des différences qui le compose. Or l’Europe sera au cœur de l’Histoire que si, et seulement si, elle préserve la souveraineté de ses Nations…. comme elle a toujours su le faire.

Sinon, c’est ainsi qu’Allah deviendra grand en Europe.

Jérôme Cortier

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