Pourquoi cacher que des milliers de musulmans rêvent de détruire la France

Pourquoi cacher que des milliers de musulmans rêvent de détruire la France

Publié le 10 mai 2014 par Jacques Guillemain - Article du nº 354

L’inquiétante explosion des filières du djihad, où de plus en plus de jeunes Européens partent combattre en Syrie au nom d’Allah, n’est que le résultat de la déplorable politique arabe menée par les Occidentaux depuis des lustres. Au nom de la démocratie tout en faisant preuve d’une méconnaissance consternante du monde musulman, nous avons systématiquement pris parti contre les dictateurs en place, sans comprendre que leurs opposants révolutionnaires n’avaient rien de démocrates bon teint, mais n’aspiraient qu’à instaurer partout la charia.

Nous avons tout d’abord pris parti pour les Tchétchènes contre Poutine, qui ne faisait que combattre le terrorisme et s’opposer à l’instauration d’un Caucase islamique. Nous avons renversé Saddam Hussein et fait de l’Irak une poudrière où Al Qaida et les milices chiites s’entretuent. Nous avons soutenu toutes les révolutions arabes contre les despotes pourtant pro-occidentaux, en Tunisie, en Egypte, en Libye et maintenant en Syrie, encourageant ainsi, contre nos intérêts, les innombrables mouvements islamistes, souvent rivaux, mais qui tous vomissent l’Occident. Dans cette éternelle guerre entre chiites et sunnites, qui oppose l’Iran chiite aux monarchies du Golfe, nous n’avons fait que déstabiliser durablement tout le Moyen Orient, comme si l’insoluble conflit palestinien ne suffisait pas.

Cette politique d’apprenti sorcier a semé les germes d’un djihad généralisé qui a gagné les esprits de nombreux jeunes Européens, endoctrinés par les prêches enflammés de certains imams ou par les sites Internet anti occidentaux. C’est ainsi que la France, qui abrite la plus forte communauté musulmane d’Europe, reconnaît que 300 de ses jeunes sont partis combattre dans le nord de la Syrie. Ce triste constat est le fruit d’une funeste politique d’immigration totalement incontrôlée. Depuis des années, au nom de l’anti racisme, nos gouvernants ont fermé les yeux sur l’échec de l’intégration et sur la montée d’un islam radical dans notre pays, malgré de nombreux signes annonciateurs. Car bien avant les tueries de Toulouse et de Montauban, où s’est illustré le sinistre Mohamed Merah, le terroriste islamiste Khaled Kelkal ensanglantait déjà la France en 1995, avec plusieurs attentats. Mais préférant légiférer pour faire taire les contradicteurs s’opposant à une politique d’immigration incontrôlée qu’ils jugeaient dangereuse, droite et gauche ont au contraire encouragé la montée des communautarismes au détriment de la cohésion nationale. Même les graves émeutes de 2005 n’ont pas alarmé nos dirigeants sur l’échec de l’intégration.

Le mal est fait et nous avons aujourd’hui, au sein de notre société, des milliers de jeunes que la République a élevés mais qui détestent la France. Que deviendront les jeunes partis en Syrie à leur retour du djihad ? Auréolés de leur passé de combattant, formés au maniement des armes de guerre, la tentation du terrorisme dans un pays qu’ils vomissent sera grande. Par conséquent, la mobilisation tardive de l’Europe contre les filières du djihad est loin d’être suffisante. Il est vraiment temps d’en finir avec l’hypocrisie ambiante et de repenser totalement notre politique d’immigration et d’intégration, si on ne veut pas voir se développer une cinquième colonne du terrorisme dans notre pays. L’angélisme est le pire ennemi des démocraties.

Jacques Guillemain

Retour à l'accueil