François Hollande,le clown de service!
Qu'il quitte l' Elysée et Qu'il aille au "point virgule"

Il fut un temps où le public écoutait François Hollande avec attention : c’était il n’y a pas si longtemps, souvenez-vous. Deux ans à peine. Les journalistes étaient polis et déférents avec lui. Il avait, dit-on, un sens de l’humour et était réputé pour ses plaisanteries de garçon de bain.

Ce temps est passé depuis longtemps.

Plus personne ne fait attention à ce que dit François Hollande et quand des gens tracent un zéro sur une feuille de papier, ils pensent, précisément, à la tête de François Hollande, ou à sa cote de confiance. Les journalistes font encore semblant d’être polis et déférents, et cela leur demande, sans doute, beaucoup d’efforts. Qui a envie d’être poli et déférent avec un homme tel que François Hollande ? Ici ou là, François Hollande fait encore des plaisanteries de garçon de bain, mais nul ne dit plus qu’il s’agit d’humour, et François Hollande se retrouve dans la position du clown ringard qui ne fait plus rire.

Ce ne serait pas très grave si l’individu en question n’était Président de la république française et n’avait encore à effectuer trois années de mandat.

Ce ne serait pas très grave non plus si la France ne se portait aussi mal.

Politiquement, la situation n’a jamais été aussi grotesque et cataclysmique depuis le temps de la Quatrième République.

Le Président n’a plus la moindre crédibilité et devrait se résoudre à quelques discours convenus les jours de cérémonie officielle ou de matches de football, mais il est Président de la Cinquième République, donc chef de l’exécutif. Il ne peut s’empêcher de vouloir être davantage qu’un René Coty, ou, si on remonte plus loin, un Paul Deschanel ou un Félix Faure. Il se croit encore César, et ne voit pas qu’il est Pompée (année 48).

Le Premier Ministre qu’il a dû se résoudre à nommer est plus crédible, mais n’a quasiment aucune marge de manœuvre, et se trouve placé dans la position du disjoncteur censé griller quand les plombs vont sauter : dans un mois ? Dans un an ?

Des élections législatives anticipées clarifieraient un peu les choses, mais qui voudrait succéder à Manuel Valls et se faire l’acolyte d’un personnage qu’il serait insultant de comparer à un professionnel du rire par crainte d’être désobligeant avec le professionnel concerné ?

Economiquement, la situation est, elle, bien davantage que cataclysmique, même si une façade mince de carton pâte est maintenue pour tenter de dissimuler les dégâts. Les investissements privés sont au degré zéro. Le chômage réel est bien plus élevé que ne l’indiquent les chiffres officiels, qui ne tiennent pas compte des gens sortis des statistiques par divers subterfuges. La France continue à détenir le record du monde développé en termes de dépenses publiques, 57% du PIB. Et elle a le record du monde développé en termes de prélèvements obligatoires.

Les pitoyables « plans» présentés par Manuel Valls n’arrangent rien. Ils ne constituent en aucun cas une baisse significative des charges et de la fiscalité pesant sur les entreprises et ne peuvent être qualifiés de « politique de l’offre » que par des léninistes obtus. En attendre une redynamisation de l’activité économique est absolument vain. Ces plans ne sont pas non plus une « politique de la demande » de type keynesien, car le gouvernement n’a plus les moyens de relancer par la demande en faisant du déficit. Ils ont d’ores et déjà échoué, et constituent des recettes d’accentuation du déclin.

Nicolas Sarkozy libéral ? En ce cas, Robespierre était sans doute partisan de la monarchie absolue

Si les discours de l’opposition étaient un tant soit peu crédibles, il resterait un espoir, faible. Mais qui semble comprendre ce qui est en jeu au sein de l’opposition ? Quelques membres dirigeants de l’UMP, certes, mais ils doivent composer avec le reste du parti, les étatistes : quand on voit qu’Alain Juppé frôle les sommets des indices de popularité, on ne peut qu’être consterné et inquiet. Un sondage récent demandait qui était la personne la plus représentative des idées libérales en France, et Nicolas Sarkozy arrivait en tête. Nicolas Sarkozy libéral ? En ce cas, Robespierre était sans doute partisan de la monarchie absolue. Marine Le Pen reprend les idées économiques de Jean-Luc Mélenchon sans que ses électeurs s’en aperçoivent, parce qu’elle est, aussi, nationaliste et hostile à l’immigration, et parce qu’elle est adepte du protectionnisme. Aux fins de montrer qu’elle n’a rien compris à la mondialisation et au fait que nous sommes à l’époque d’internet et de la dématérialisation de la monnaie, elle parle de « mondialisme », comme si tout cela, c’était un piège machiavélique mis en place par quelques ploutocrates aux allures de Rothschild pour nuire aux bons Français de France.

Si la connaissance et l’analyse pouvaient circuler, il y aurait au moins l’espoir d’une opposition à même de devenir crédible. Mais la connaissance et l’analyse ne circulent plus qu’à dose infime. Les livres d’économie qui se vendent sont écrits par des disciples de Karl Marx, penseur dont les idées ont provoqué les plus grands cataclysmes économiques à avoir ravagé le vingtième siècle. Le seul ouvrage pertinent concernant la question cruciale des retraites à avoir été publié depuis longtemps est dû à la plume de Jacques Garello, et je le recommande vivement à ceux qui ne veulent pas finir aux Restaurants du cœur dans quelques années sans avoir compris ce qui leur arrive. Il s’appelle Comment sauver nos retraites* (éditions du Libre Echange). Sa publication a été entourée d’un silence unanime. Jacques Garello est un économiste compétent, ce qui est un grave défaut en France aujourd’hui.

Triste époque.

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