Votre nouveau 1er Ministre se dévoile sans réserve!!!

Manuel Valls : je vais nettoyer le gouvernement Ayrault au karcher

Publié le 1 avril 2014 par Lucette Jeanpierre - Article du nº 349

Notre collaboratrice Lucette Jeanpierre est dans la vie la meilleure amie d’Anne Gravoin, l’épouse de Manuel Valls. Cela lui a permis d’obtenir cette interview exclusive de celui qui était encore ministre de l’Intérieur, ce lundi. Il a donc reçu Lucette, dans un endroit tenu secret jusqu’au dernier moment, avenue Foch, dans le 16e arrondissement parisien, à 12 heures, huit heures avant l’intervention de François Hollande. L’entretien a duré une demi-heure…

Riposte Laïque : M. le Ministre, la rumeur enfle à toute allure. Vous êtes annoncé comme le futur premier ministre. Nous confirmez-vous l’information ?

Manuel Valls : Que voulez-vous que je vous réponde ? Hollande, euh, je veux dire le Président, m’a appelé il y a une heure pour me dire que je serai le futur locataire de Matignon, et m’encourager à réfléchir à un gouvernement resserré. Le coup de fil était secret, mais comme il est entouré de bons à rien, je suis certain que cela va fuiter dans la presse dans les minutes qui vont suivre, ce qui fait qu’il n’aura même pas l’exclusivité de l’info…

Riposte Laïque : Supposons donc, M. le Ministre, que le Président confirme, ce soir, l’information qu’il vous a donnée. Comment verriez-vous votre mission ?

Manuel Valls : Il faut être clair. Les Français nous rejettent massivement, et je n’échappe pas au naufrage. Il nous faut donc analyser les raisons de cette situation. L’Union européenne nous prive de toute marge de manœuvre. Nous sommes donc enfermés dans un Pacte de stabilité dont on ne peut sortir. D’autre part, nous n’avons plus aucun contrôle de nos frontières, et subissons donc une immigration contre laquelle nous sommes impuissants. Conséquence : montée de l’insécurité, qui, alliée à la politique des juges gauchistes, fait que la police ne peut plus protéger les Français. Ce sont ces boulets qui nous font plonger, et m’ont fait passer pour un ministre de l’Intérieur qui, comme Sarkozy, fait du vent. Et comme nous sommes confrontés à une presse internet qui dit des vérités que les Français n’entendaient pas avant, parce que les journalistes sont nos copains, vous avez tous les ingrédients de la catastrophe qui nous arrive.

Riposte Laïque : Cela signifie-t-il, Monsieur le ministre, que vous envisagiez, à Matignon, de pousser la France vers la sortie de l’Europe ?

Manuel Valls : Non mais vous êtes cinglée ou quoi ? Arrêtez ces questions démagogiques et provocatrices, inspirées par l’idéologie du Front national, ou bien je mets fin immédiatement à cet entretien, auquel je n’ai consenti que sur l’insistance d’Anne. Il n’y a pas d’avenir en dehors de l’Union européenne, dites-le vous une fois pour toutes. Le problème n’est pas de sortir de l’UE, ce qui ruinerait les Français, mais de limiter, dans ces circonstances exceptionnelles, certaines libertés démocratiques, qui, utilisées, par des ennemis de la liberté, nuisent à la République et affaiblissent les forces de progrès que nous incarnons. Il en va de l’intérêt de la France et de la République !

Riposte Laïque : Mais ce que vous dites est très grave, M. le Ministre ! Pouvez-vous préciser votre pensée ?

Manuel Valls : Je vais être très clair. Je pense qu’il faut arrêter de diviser les Français. Il faut donc arrêter d’autoriser des manifestations réactionnaires, qui nous rappellent les heures les plus sombres de notre Histoire. Je vais donner des consignes à mon ami Boucault, mon préfet de Paris. Moi premier ministre, La Manif pour Tous n’aura plus le droit de manifester dans les rues de France, pas davantage que Jour de Colère, les Identitaires et votre mouvance. Moi premier ministre j’interdirai également les manifestations antifas, un coup à gauche, un coup à droite. Moi premier ministre je reverrai les règles d’Internet, on ne peut accepter que des informations hostiles circulent contre nous, élus du peuple. Moi premier ministre je recruterai des hackeurs, qui auront comme mission de détruire tous les sites réactionnaires, qui contribuent à instituer en France un climat malsain, puisque les gens ne votent plus pour nous. Moi premier ministre je me ferai voter des pouvoirs spéciaux, pour sauver la République contre ceux qui veulent la détruire ! Moi premier ministre je créerai un délit de patriotisme pour faire condamner, dans l’esprit des lois Pleven-Gayssot, quiconque s’oppose à l’Union européenne. Moi premier ministre je rendrai ainsi illégal le Front national, eh, eh… Moi premier ministre, la première économie que je vais faire est d’annuler les élections européennes de mai prochain. Je trouve que les précédents députés européens avaient très bien travaillé, je ne vois pas pourquoi les changer. Voilà les grandes lignes de ma future action. Autrement dit, on va resserrer les boulons.

Riposte Laïque : Mais enfin, M. le Ministre, avec tout le respect que je vous dois, cela ressemble davantage à une dictature qu’à une démocratie, votre programme, non ?

Manuel Valls : Arrêtez avec vos grands mots. Nous avons été élus il y a deux ans, et avons encore trois ans avant de retourner devant les urnes pour la présidentielle. Nous avons donc la légitimité pour prendre les mesures que bon nous semble pour appliquer notre programme. S’il faut faire passer la durée du mandat présidentiel à sept ans, voire à dix ans, nous le ferons, pour que Hollande, pardon, le président, ait le temps d’aller au bout de sa mission. Il en va de la défense de la démocratie, car si nous ne restreignons pas les libertés démocratiques, nous sommes foutus. Le président en est conscient, et me fait donc toute confiance pour faire ce qu’il faut pour que nous durions jusqu’en 2019, voire un peu plus.

Riposte Laïque : Mais avec qui voulez-vous gouverner ? Les Verts vous détestent, ils vont vous quitter !

Manuel Valls : Les Verts sont achetables, et pour pas cher. C’est moi qui ne veux plus d’eux. Et très franchement, pour diriger la France, il n’y a besoin que de cinq ministres, pas davantage ! Je n’ai pas envie de m’encombrer tous les mercredis avec quarante bons à rien autour d’une table. Je vais nettoyer le gouvernement Ayrault au karcher.

Riposte Laïque : Mais, mais… ce que vous dites est inimaginable, M. le Ministre…

Manuel Valls : Arrêtez avec vos jérémiades de midinettes. Je suis le seul qui puisse diriger ce pays. Hollande, pardon, le Président, a trop de soucis avec sa vie privée, et il est toujours en mission à l’étranger. Je me dois donc de tenir le manche. Et je vous confirme que je vais faire du ménage. Je ne prendrai que cinq ministres, et ils se partageront avec moi les responsabilités. Je n’en ai rien à foutre du Parti socialiste, et d’Harlem Desir, qui n’a jamais été capable de se faire élire quelque part. A part moi, il faut virer tout le gouvernement Ayrault. Des incapables ! Je m’occuperai personnellement de la coordination gouvernementale à Matignon, resterai ministre de l’Intérieur, prendrai la responsabilité de la Justice et de l’Armée. Je rappellerai Ségolène Royal, Hollande, pardon le Président, y tient beaucoup, maintenant que la folle, pardon Madame Trierweiler, n’est plus là. Je vais lui coller l’Education nationale, la Famille et les relations internationales. Et en plus, elle sera porte-parole, le Président y tient. Je vais rappeler Bayrou, histoire de foutre la pagaille à droite, et vais lui filer quatre ou cinq ministères, sur la décentralisation et l’autonomie des régions, les langues minoritaires et la construction accélérée de l’Europe fédérale, cela lui plaira bien, à François. Mais le grand coup est que je fais revenir Sarkozy, histoire de finir de faire éclater l’UMP. Pareil, Nicolas, je lui file cinq ministères, dont les Finances et Bercy, le Travail, les Sports et le Logement, et je le charge des relations avec le Qatar. Je prends Chevènement, qui, bien que gâteux, est le seul qui comprenne à peu près ce qui se passe dans le monde, et qui ne dit pas toujours que de conneries. Et comme en plus, bien qu’on lui fasse toutes les saloperies, il appelle toujours à voter PS, cela mérite récompense, non ? Je lui filerai les Affaires étrangères, les relations avec les cultes, et les clandestins à gérer…

Riposte Laïque : Si j’ai bien compris, vous proposez un gouvernement Valls-Royal-Bayrou-Sarkozy-Chevènement, et c’est tout ?

Manuel Valls : Oui, et un tour de vis républicain des libertés publiques, tant que les Français ne se ressaisiront pas. Par exemple, Benoit Hamon a raison, les Français qui n’ont rien à se reprocher n’ont pas à craindre d’être mis sur écoute. Donc, nous mettrons sur écoute tous ceux qui menacent la République, un point c’est tout, et nous allons encadrer au mieux Internet ! Le fascisme ne passera pas, no pasaran !

Riposte Laïque : Un mot pour Jean-Marc Ayrault ?

Manuel Valls : Je n’ai pas l’habitude de tirer sur les ambulances.

Propos recueillis par Lucette Jeanpierre

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