Comment ce fait-il que l'on nous "surine" sans cesse les morts par l'alcool au volant,mais jamais les morts surinés par ces sauvages aux couteaux ???

Est-il acceptable qu’en France, en 2014, nos enfants trouvent la mort un soir de réveillon ?

Publié le 4 janvier 2014 par Caroline Alamachère - Article du nº 336

Parce que le meurtre d’un gamin de vingt ans qui pourrait être mon fils ne peut me laisser indifférente, et parce que j’en ai plus qu’assez que l’on tue dans les rues de mon pays pour un téléphone, pour un sac, une cigarette ou un regard, je me devais d’être présente au rassemblement du Trocadéro en hommage à Antoine, assassiné pour avoir voulu empêcher le vol du sac de son amie, assassiné pour avoir intégré dans son éducation qu’une jeune fille agressée doit être défendue. Antoine est mort en héros courageux, dit-on, c’est vrai, mais si Antoine s’était trouvé dans un pays où les lois sont respectées et où l’on n’accorde pas tous les droits à la racaille régnante, il serait toujours en vie.

Est-il acceptable qu’en France en 2014 nos enfants trouvent la mort un soir de réveillon ? Est-il acceptable que des tribunaux relâchent les multirécidivistes en leur permettant d’aller chaque fois un peu plus loin dans leurs méfaits, jusqu’à tuer les nôtres ? Est-il acceptable que des parents reçoivent en pleine nuit un appel leur annonçant qu’ils n’ont plus d’enfant, tout cela parce que les pouvoirs publics se refusent à appliquer les lois ?

C’est parce que précisément cela n’est pas acceptable que quelques dizaines de personnes ont fait le déplacement jusqu’au Trocadéro. C’était bien peu pour s’indigner. Lorsqu’il y a des marches blanches organisées pour les racailles accidentées de la route, il y a bien plus de monde. Il faut croire que le meurtre d’Antoine n’indigne finalement pas grand-monde…

Il y avait par contre pas moins de huit fourgons de police et une nuée de journalistes, AFP, BFM TV, etc. Wallerand de Saint-Just s’est exprimé, tandis qu’une jeune fille, probablement l’une des amies qui accompagnaient le jeune garçon, était en larmes.

Mais où étaient mes compatriotes ? Où ?

Et les politiques, où étaient-ils ? Pas un seul représentant du gouvernement n’était là, pas un seul candidat. Où étaient Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë, Nathalie Kosciusko-Morizet, Manuel Valls… ? Quel édifiant et monstrueux mépris de la part de nos élites !

Plutôt que de dénoncer cette absence inexcusable des autres partis, le Parisien a préféré crier à la « récupération » du FN ! Autrement dit, le FN serait coupable de s’être déplacé seul pour rendre hommage à un garçon de 20 ans tué par des racailles ! Mais que ne sont-ils venus en faire autant les autres partis ? S’ils n’étaient pas là, c’est sans doute qu’ils n’avaient pas envie de se déplacer pour si peu. A moins qu’ils n’aient été ligotés quelque part pour les empêcher de venir…

J’ai relevé ces deux citations sur le Net qui résument à elles seules toute l’étendue de l’indifférence de nos politiques à l’égard de leurs concitoyens contribuables :

« Ils multipliaient les minutes de silence pour Méric qui était un agresseur. Ils ignorent Antoine, assassiné par l’infâme racaille. »

« Le mépris du PS pour les victimes quand elles ne sont pas issues de la diversité est abject mais révélateur de sa francophobie ».

Tout est dit. Antoine ne fera pas vendre de papier, la récupération habituelle n’est cette fois d’aucune utilité pour le système. Il aurait été autre chose que bêtement « gaulois », il aurait fait partie d’une communauté quelconque, le branle-bas de combat serait total, la chasse serait ouverte, la bête immonde pourchassée serait traquée sans relâche. Mais là… Antoine… pensez donc…

Caroline Alamachère

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