Si nous voulons garder notre pays, comme chaque animal garde sa tanière et son domaine, nous devons mettre à terre les piliers de la dictature socialiste.

Finance, médias, intelligentsia, justice : les quatre piliers de la dictature socialiste

Publié le 27 décembre 2013 par Marcus Graven - Article du nº 335

J-P Brighelli a publié sur le site Causeur un article intitulé « Oh, comme ils sont malins, au PS ! Rapport sur l’intégration : on agite un chiffon, et aussi sec les taureaux se déchaînent ». Ce rapport n’est-il que cela ? Ou bien est-ce l’annonce de notre futur proche?

Le travail qui a abouti au rapport sur l’intégration a été mené sous la tutelle d’une dizaine de ministères (dont celui de l’Intérieur) et conduit par le gratin des milieux associatifs, universitaire, droit-de-l’hommiste, culturel.

Ce qui est à l’œuvre dans les cinq textes formant le rapport, c’est la manière de parvenir à la mort du vieil homme qui est en nous.

La déconstruction, poteau central de ce chef d’œuvre de l’idéologie post-moderniste telle que l’analyse finement Shmuel Trigano [1] a été élaborée dans les années soixante derrière Jacques Derrida. L’idée générale est de déconstruire l’histoire, le corps humain, les institutions, les traditions, l’enseignement… En résumé, de déconstruire l’existence de l’homme occidental.

Les disciplines militantes que sont la philosophie, la psychologie, la sociologie, l’histoire, la politologie, l’ethnologie, l’écologie, la littérature, la linguistique se sont donné pour projet de changer l’homme. Une autre manière de dire : « Tuer le vieil homme », slogan cher aux marxistes.

Pour éviter toute remise en cause de ce projet, elles se sont parées du nom de sciences auxquelles a été ajouté l’adjectif « humaines ». Presque un oxymore.

Ainsi l’histoire a été transformée en un récit narratif parmi d’autres, – le récit d’une «communauté imaginée». D’autres récits existent et sont privilégiés surtout s’ils font l’apologie du non-Occidental. Le but est l’anéantissement de l’histoire nationale. Plus de Charles Martel, mais le royaume de Monomotapa en 5e.

Ainsi le sexe ne dépend plus de la génétique, mais d’un choix. « Femme est un attribut de n’importe quel sexe », dit la philosophe de la Queer theory, Judith Butler. Cette théorie du genre vise à détruire l’identité physique de chacun. Le catalogue de jouets du groupe Système U en mettant des poupées dans les bras des garçons et en faisant jouer les filles avec des voitures, promeut cette théorie en cette fin d’année 2013.

Ainsi l’Etat-nation doit s’effacer au profit, en bas, des minorités (immigrés, LGBT, régionalistes…), en haut, de l’Union européenne (le droit européen supplantant le droit national) et de la « communauté internationale ». Communauté qui, au passage, n’existe pas. Elle est purement imaginaire et idéologiquement très utile pour détruire l’Etat-nation.

Ainsi la démocratie devient participative. Ce qui signifie la disparition du suffrage universel au profit des minorités agissantes, des groupes, des associations, des conseils religieux. Ce qu’on nomme la « société civile ». Et si cette société-là est obligatoirement multiculturelle, elle est surtout non représentative.

Ainsi les droits de l’homme sont opposés aux droits des citoyens ce qui permet d’imposer les droits des minorités à la majorité. Ces droits de l’homme sont même étendus aux animaux –les grands singes – et à la planète mère dans les simagrées des écologistes.

Ainsi l’idée d’égalité – en fait l’égalitarisme – recyclée dans les démocraties libérales par les anciens communistes de l’Est devenus aujourd’hui démocrates participatifs, aboutit, à travers les associations au droit au logement, aux soins, à l’éducation, à ceci, à cela, pour n’importe qui, n’importe comment, à la falsification totale de l’idée d’égalité qui était, rappelons-le, l’égalité en droits de tous les citoyens d’une nation. La confusion égalitaire est telle que l’on ne reconnaît plus la victime du bourreau.

Ainsi l’enseignement a été déconstruit avec constance de réforme en réforme. Les champs disciplinaires traditionnels ont été déstructurés par la transversalité, l’interdisciplinarité, l’interculturalité ; l’apprentissage de la lecture massacré par la méthode globale ; les méthodes intellectuelles délaissées pour une construction personnelle du savoir ; le langage attribué aux linguistes à la place des grammairiens, langage qu’ils ont réduit à une confusion de mots rendant difficile toute pensée cohérente (les fruits de cette déconstruction se nomment SMS et Twitter) ; l’élève placé au centre du système éducatif à la place de la connaissance.

Cette idéologie s’appuie sur quatre piliers : la finance, les médias, l’intelligentsia, la justice. Autrement dit le Marché, la Télévision, le Campus et le Tribunal (les juges ont décidé qu’ils obéissaient à une loi supérieure à celles votées par les assemblées élues des Etats).

Ces piliers instrumentalisent la morale grâce au politiquement correct (il est présenté comme la norme éthique faisant du racisme toute vérité non politiquement correcte) et la science (si l’appellation « sciences humaines » est une supercherie, les vraies sciences sont sous contrôle – par exemple, plus aucun scientifique n’ose parler de race même s’il sait qu’elles existent. Dans le numéro d’octobre 2012 de Sciences et Avenir, Evelyne Heyer, professeur au Muséum national d’histoire naturelle en anthropologie génétique, expliquait que les différences de races existent, mais prévenait aussitôt : « Attention : dans la notion de race telle qu’on l’utilise dans le langage courant, il y a une notion d’inégalité. La génétique n’est peut-être pas toujours politiquement correcte et révèle l’existence de groupes humains, seulement elle n’apporte en aucun cas une vision figée et hiérarchisée de l’humanité. ») Qui en doutait?

Finance, médias, intelligentsia, justice jouent un rôle capital dans la soumission des masses : étouffement par l’argent (faible salaire, organisme de prêts, menace de chômage…) ; décérébration par la télévision (télé-réalité, variétés, téléthonerie et autre sidaction…) ; interdiction de remise en cause du « savoir » universitaire (procès intenté à Olivier Pétré-Grenouilleau, auteur d’un livre sur les traites négrières qu’il disait ne pas être un crime contre l’humanité en ce qui concerne celle pratiquée par les Occidentaux ; procès médiatique à l’encontre de Sylvain Gouguenheim, historien médiéviste français pour son essai « Aristote au mont Saint-Michel : Les racines grecques de l’Europe chrétienne » où il prenait le contre-pied de l’historiographie bien-pensante qui veut que le monde musulman ait joué un rôle clé dans la transmission à l’Occident médiéval de l’héritage culturel grec antique) ; culpabilité obligatoire devant le juge qui se prend pour Dieu le Père.

Pour asseoir cette domination, les piliers font croire à leur neutralité alors qu’ils contrôlent les masses. Et ce contrôle n’est possible que parce que ces classes mondialisées sont au pouvoir, contrairement à ce qu’elles prétendent.

Deux types de sociétés, de cultures, de religions, de développements historiques ne peuvent vivre sur un même territoire sans qu’il y ait conflits, télescopage d’identités, choc de civilisations. Quand l’étranger impose ses règles sans réciprocité à l’autochtone, quand « le vivre ensemble » remplace l’ »être » ensemble, quand l’identité nationale est présentée comme mythique et délégitimée, l’affrontement est inévitable.

Si nous voulons garder notre pays, comme chaque animal garde sa tanière et son domaine, nous devons mettre à terre les piliers de la dictature socialiste. C’est possible. Ce sera long, douloureux, – je ne vous referai pas le coup churchillien « du sang, de la peine, des larmes et de la sueur « – mais c’est possible.

Marcus Graven

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