Les antifaschistes ,faschistes avant tout!!

Ils ne veulent pas tuer seulement le FN, mais l’idée de patriotisme

Publié le 3 décembre 2013 par Jérôme Cortier - Article du nº 332

Depuis de longues semaines le système s’échine à diaboliser le FN. Il y a plusieurs raisons à cela : ses bons sondages, l’envie pour le gouvernement de détourner l’attention des Français des vrais problèmes, et le choix du PS de mettre le parti de Marine Le Pen au centre des débats afin d’affaiblir l’UMP en vue des prochaines municipales. Mais il y a une raison qui est bien plus profonde et qui devrait mobiliser tous les patriotes : c’est celle qui consiste à bâillonner les dissidents au mondialisme et éradiquer leurs idées.

Des antifascistes aux pratiques totalitaires

Dans les Lettres Luthériennes, Paolo Pasolini a une phrase prophétique : « Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle antifascisme ». Nous y sommes. Regardez ces socialistes sur scène, on les croirait sortis du cerveau d’Orwell.

Car ces démocrates qui ont refusé le vote des Français sur la constitution européenne ne sont pas des démocrates !

Ces républicains qui ont délégué l’ensemble de notre souveraineté à des instances supra-nationales non élues, ne sont pas des républicains !

Ils sont les gardiens d’un système qui nous maintient la tête sous l’eau. Héritiers des communistes révolutionnaires, ils rêvent d’un homme nouveau libéré de ses racines, de ses ambitions nationales, de son attachement à un passé, à une histoire. Robespierristes, ils n’ont pas abandonné l’être suprême et la terreur qu’il est nécessaire de déployer pour y parvenir.

Leur obsession : tuer dans l’œuf toute forme de dissidence

Il est faux de croire que la caste se contentera de terrasser le FN. Pour eux ce parti n’est qu’une cible derrière laquelle ils espèrent toucher et tuer les patriotes et leurs idées.

Car si le FN avait un autre nom, ou s’il avait à sa tête un autre chef, la hargne des journalistes et la haine des politiques de l’UMP, du PS ou des mélenchonistes, seraient la même. Ce qu’ils refusent c’est que la Nation française ait un avenir. Ce n’est pas le FN qu’ils veulent détruire, mais l’idée de protectionnisme, de frontière, d’Europe des nations, de souveraineté, de peuple français, de racine, d’assimilation, d’avenir national.

À leurs yeux, un patriote est un chien au sens où l’entendait Jean Paul Sartre quand il parlait des anticommunistes. Nous sommes ces européens que Sartres, encore lui, voulait voir mourir afin de libérer les damnées de la terre (“Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; restent un homme mort et un homme libre.” préface des damnés de la terre de l’anticolonialiste Franz Fanon)

Oui ils veulent l’extinction des idées patriotes

Je me souviens de la campagne de Jean-Pierre Chevènement pour la présidentielle de 2002. Quand ce dernier fut donné à 15% dans les sondages, il dut affronter les tirs de barrages de la caste qui jusque là était restée silencieuse. De BHL à Kouchner en passant par les guignols de Canal+, Libé ou Charlie Hebdo, ce fut une avalanche de diffamations, de menaces, et d’hypothèses anxiogènes. Sur les ondes pas une seconde sans que l’on n’entende le récital des donneurs de leçon. Le candidat de MRC était devenu l’homme à abattre. Il fut décrit comme la synthèse repoussante de la pensée Maurassienne et Barresienne. Les esprits les plus mal intentionnés ressortirent des placards le mémoire sur la droite nationaliste que Chevènement avait rédigé à 20 ans.

On pouvait y lire : «Maurras est le doctrinaire d’un nationalisme dont Barrès est le poète.». Ce fut suffisant pour ranger ce Nationaliste stendhalien, comme l’avait surnommé Libé, parmi les factieux, les fascistes, les Pétainistes. BHL ira même jusqu’à le comparer à l’antisémite Drumont. Jean Marie Le Pen aux fraises dans les sondages, le système et sa cléricature médiatique venaient de lui trouver une doublure. Chevènement était devenu le chien et le salaud sartriens. Mal leur en a pris. Trop occupés à tailler en pièce Chevènement, ils n’ont pas vu l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour. On eut droit alors à la quinzaine anti-Le Pen comme l’a si bien dépeinte l’excellent et regretté Philippe Muray (qui fit parti des soutiens à Chevènement et désigné comme un néo-réactionnaire).

Dans une moindre mesure, on pourrait également évoquer la façon dont fut reçu Nicolas Dupont-Aignan dans les média lors de la dernière campagne présidentielle. Candidat au programme souverainiste dont les idées flirtent avec celle du FN, le patron de Debout la République a été le plus souvent ridiculisé. On peut s’étonner d’ailleurs qu’ayant gouté lui même aux avanies des adversaires déclarés de la nation, il ne fasse pas preuve d’un peu plus de courage pour s’élever contre les attaques déloyales portées contre Marine Le Pen. Mais le président de Debout la République croit pouvoir jouer la carte de l’immaculé. Il espère cyniquement récolter de cette sinistre vendange les fruits électoraux qui pourraient le faire passer de l’ombre à la lumière. Il a tort et il rêve. Jamais le système ne lui laissera la place qu’il entend occuper. Aujourd’hui la situation est si grave qu’un patriote doté d’un minimum d’honnêteté intellectuelle devrait se rendre compte que quand le système s’acharne sur le FN, c’est la France, la Nation et tous les patriotes que l’on insulte et que l’on cherche à détruire.

Il serait donc temps de faire cause commune face à ce système qui nous détruit de jour en jour un peu plus. Bientôt il sera trop tard.

Jérôme Cortier

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