Quitter la France, c’est maintenant !

Par

Eric Brunet

Vous m’avez bien lu : je vous invite à la désertion. Il faut quitter le navire. Lapidez-moi, jetez-moi au bûcher, édictez toutes les fatwas du monde contre mon pessimisme, vous n’y changerez rien : le bonheur est ailleurs.

Il faut tordre le cou au mythe des lendemains qui chantent. La France ne renaîtra pas. Le cancer est trop général. Inutile d’ailleurs de placer un espoir démesuré dans la présidentielle de 2017 : ni Valls, ni Le Pen, ni Sarko 2, ni Hollande 2, ni Mélenchon ne joueront les Jeanne d’Arc. Il n’y a plus d’espoir.

En 1913, la France était la première nation du monde. Cent ans plus tard, elle essaie de se persuader qu’elle est encore la cinquième puissance économique du globe. Qui croit encore dans ce mensonge ? Les socialistes, les syndicats et quelques intellectuels proches du PS. « La France, c’est les Deux-Sèvres », s’était écrié Céline après-guerre. Prophétique…

Pourquoi sommes-nous condamnés ? Parce que nous sommes la nation la plus fainéante de la terre (une vérité statistique irréfutable). Parce que nous sommes la nation la plus taxée de la planète (200 milliards d’impôts de plus qu’en Allemagne). Parce que nos syndicats sont arriérés. Parce que nous méprisons l’économie de marché, le profit et la réussite. Parce que, année après année, le coût du travail anéantit notre économie. Parce que notre code du travail est une usine à gaz irréformable. Parce que notre personnel politique n’a pas de courage et pas de culture économique. Parce que le clientélisme est devenu le panaris de la démocratie française. Parce que la générosité publique n’a plus de limites. Parce que l’aide médicale de l’État accordée à des centaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière est un anachronisme intolérable en période de crise. Parce que aucun peuple au monde n’aurait toléré ce que les Français acceptent depuis des années. Parce que, les socialistes l’ont bien compris, le contribuable français est couard et soumis.

Que vous soyez riche, pauvre, étudiant, chômeur, retraité, tirez-vous ! Que vous soyez gay, père de famille nombreuse, libre-penseur, parpaillot ou bouddhiste, si vous savez baragouiner trois mots d’anglais, barrez-vous à New York, Singapour, Shanghai, Hong Kong, Dublin, Londres, Sydney, Le Cap, Casablanca, Maputo, Oulan-Bator… Bien sûr, dans ces contrées lointaines, l’herbe n’est pas toujours plus verte qu’en France. Mais au moins elle pousse, alors que chez nous le gazon n’en finit plus de crever.

Vous emporterez avec vous un petit morceau de France. De temps en temps, dans votre nouveau pays, vous vous enivrerez des soleils du passé : de Gaulle, le Concorde, Brassens, Barbara, la Citroën Maserati, Jean-Pierre Melville…

Allez, un dernier petit effort, quittez ce pays qui se regarde mourir. En restant, vous lui feriez trop d’honneur.

@Valeurs

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