Pas de musulmans BIRMANS.

La Birmanie refuse la nationalité à ses 800 000 musulmans: « ils ne respectent pas nos lois »

Posted On 23 nov 2013

By : Jean-Patrick Grumberg

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Pas de sharia, pas d’OCI

Hier, nous évoquions la situation de l’Angola, majoritairement chrétienne, et qui interdit l’islam et détruit les mosquées.

La Birmanie se joint à la lutte contre l’invasion par l’islam.

Le gouvernement de Birmanie vient de rejeter la demande urgente du Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies, formulée le 19 novembre dernier, d’accorder la citoyenneté aux 800 000 musulmans Rohingya, qu’il considère comme des émigrants illégaux du Bangladesh, et les appelle « bengalis ».

Le gouvernement avait déjà refusé à l’OCI (la tentaculaire Organisation de la coopération islamique qui dicte de nombreuses décisions pro-islam à l’UE et à l’ONU) la permission d’installer une antenne et des bureaux dans le pays.

A la base de ce refus catégorique, on trouve non seulement le président Thein Sein, mais également l’opposition, en la personne du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

Entre autres motifs, les autorités accusent les musulmans de ne pas être en mesure de prouver leurs prétentions sur des racines (ils affirment vivre en Birmanie depuis des siècles) et un droit d’héritage sur le pays (tiens tiens…).

De plus, a déclaré hier Ye Htut, un des portes-parole de la présidence birmane sur sa page facebook, il n’est pas question d’accorder « la citoyenneté à ceux qui ne sont pas en accord avec la loi, quelles que soient les pressions». Car en Birmanie les musulmans réclament la tolérance pour leurs différences culturelles et une adaptation des lois pour se conformer à la sharia.

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Invitée de l’émission « Today » de la BBC, la prix Nobel de la paix a déclaré, concernant le rejet des musulmans par les bouddhistes birmans (240 000 musulmans ont fui leurs villages cette année) : “C’est ce que le monde doit comprendre : la peur n’est pas uniquement du coté des Musulmans, elle est également du coté des Bouddhistes”… “Oui, les Musulmans ont été visés, mais les Bouddhistes ont également été victimes de violences. »

Suu Kyi : “Vous accepterez, je pense, l’idée qu’il existe une puissance musulmane, une formidable puissance musulmane mondiale, très forte. C’est ce qui est ressenti dans de nombreuses parties du monde, et également dans notre pays.”

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