Pagnol est toujours la,même aprés les élections.

À Brignoles, le lepénisme prend l'accent de Pagnol (1/3)

Avec 40,4 % des voix, le Front national (FN) est arrivé en tête des suffrages à Brignoles aux dernières cantonales. Un résultat qui fait jaser du terrain de pétanque à la place de la mairie. Premier épisode de notre série à Brignoles.

Abstention : 67,6%
Laurent Lopez (FN) : 40,4%
Catherine Delzers (UMP) : 20,8%
Laurent Carratala (PC) : 14,6%
Jean-Paul Dispard (Parti de la France) : 9,1%
Magda Igyarto-Arnoult (EE
LV) : 8,9%

C’est sous terre qu’il se sentait bien, César, dans les mines de bauxite où il a travaillé pendant près de 40 ans. Plus gros bassin d’emploi de la région, les mines ont attiré une main d’œuvre venue d’Italie, d’Espagne, puis du Maroc et d’Algérie après la Seconde Guerre mondiale. Suite à leur fermeture à la fin des années 1980, la plupart des ouvriers ont été reclassés, mais le sentiment d’abandon est resté.

Ceux qui traînent en ville se trouvent place Carami, centre névralgique de la ville. À Brignoles, c’est là que ça se passe, mais il ne s’y passe pas grand-chose justement. Quatre cafés, un tabac, un kebab, quelques boutiques…. Le centre ville se meurt et la jeunesse s’ennuie. Les retraités cloués à leur canne comme des berniques à leur rocher se font un dernier plaisir en regardant passer les jeunes filles suspendues à leur portable tandis que les hommes, jeunes et moins jeunes, sont agrippés à leur café.

Michel, un vieux bouliste, ne s’en fout pas, lui. "Regardez-les, ils passent leur journée au café sans travailler à toucher des allocations", vocifère cet ancien propriétaire de bar à la retraite. "J’ai passé ma vie à les servir, alors je sais ce que je raconte !" "Roooo, un peu de générosité, punaise !", répond Francis agacé. Antoine ne fait ni dans le social, ni dans la poésie : "De la générosité ??? Et bien tu n’as qu’à en inviter 15 à ta table, et César il en prend 20 !"

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